Le Béninois Wilfrid Lauriano Do Rego a été nommé président du Conseil d'Administration de l'Autorité de gestion du Corridor Abidjan-Lagos (ALCoMA) pour un mandat de quatre ans.
Le Conseil d'Administration de l'Autorité de gestion du Corridor Abidjan-Lagos (ALCoMA), réuni les 11 et 12 juin à Lagos, au Nigeria, a installé sa nouvelle équipe dirigeante chargée d'accompagner la mise en œuvre du vaste projet d'intégration régionale reliant cinq pays d'Afrique de l'Ouest.
A cette occasion, l'expert-comptable et financier béninois Wilfrid Lauriano Do Rego a été porté à la présidence du Conseil d'Administration pour les quatre prochaines années. Sa nomination découle des dispositions de l'Accord intergouvernemental qui institue une rotation alphabétique entre les Etats membres, en commençant par le Bénin.
Un autre Béninois, Jacques Ayadji, occupe également le poste de vice-président.
Fort de plus de 36 ans d'expérience dans l'audit, la finance et la gouvernance d'entreprises, Wilfrid Lauriano Do Rego a exercé des fonctions de conseil et siégé au sein des conseils d'administration de multinationales, d'institutions financières, de fonds d'investissement et d'organisations africaines.
Lors de cette réunion inaugurale, le Conseil a également arrêté les principales orientations destinées à accélérer le développement du Corridor Abidjan-Lagos et à concrétiser les objectifs fixés par les chefs d'État des cinq pays concernés.
Pour accompagner la phase de démarrage de l'Autorité, deux sous-comités intérimaires ont été créés. Le premier supervisera le recrutement du directeur général ainsi que du secrétaire juridique et corporatif de l'ALCoMA, tout en examinant les politiques de rémunération. Le second sera chargé des questions financières, notamment de la mobilisation des ressources, de la préparation des budgets, de l'architecture financière de l'institution ainsi que de la gestion des risques et des recettes liées au corridor.
Le Conseil a par ailleurs pris acte de la désignation de Chris Appiah, directeur des transports de la CEDEAO, comme représentant de l'organisation régionale au sein de l'instance.
M. M.
La Confédération Africaine de Football (CAF), a officiellement ouvert l'appel à candidatures pour l'organisation des Coupes d'Afrique des Nations 2028, 2032 et 2036.
La Confédération Africaine de Football (CAF) a invité ses Associations Membres qui représentent 54 pays africains à soumettre des candidatures pour accueillir la COUPE D'AFRIQUE DES NATIONS (CAN ) 2028, 2032 et 2036 .
La compétition CAF CAN est le plus grand événement sportif d'Afrique et figure également parmi les plus grands événements sportifs au monde, avec plus de 3,2 milliards de téléspectateurs et 6 milliards de vues numériques à l'échelle mondiale.
La CAF a également rappelé que la CAN 2027 sera co-organisée par le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda, avec une phase finale prévue du 19 juin au 17 juillet 2027.
M. M.
L'entrepreneur franco-béninois, Bertin Nahum a été désigné parmi les 20 lauréats du Palmarès Santé 2026 de TIME France, une distinction qui récompense les personnalités ayant marqué le secteur de la santé par leur innovation et leur impact.
Bertin Nahum parmi les 20 lauréats du Palmarès Santé 2026 de TIME France. Attribuée par un jury indépendant, cette reconnaissance salue son parcours d'exception ainsi que la contribution majeure du récipiendaire au développement de la robotique chirurgicale mini-invasive.
À la tête de Quantum Surgical, dont il est le président et cofondateur, Bertin Nahum a notamment piloté la conception du robot Epione, une technologie de pointe qui assiste les médecins dans le traitement ciblé de certaines tumeurs. Déjà déployée en Europe et aux États-Unis, cette solution innovante a permis la prise en charge de plus de 1 400 patients, confirmant ainsi son potentiel dans l'amélioration des traitements contre le cancer.
Ingénieur de formation, Bertin Nahum s'est imposé au fil des années comme l'une des figures européennes de la chirurgie robotisée. Après le succès de Medtech et du robot ROSA, racheté en 2016 par le groupe américain Zimmer Biomet, il a fondé Quantum Surgical en 2017 avec l'ambition de révolutionner les interventions mini-invasives en oncologie. Cette nouvelle distinction vient couronner plus de deux décennies d'innovations consacrées au progrès médical.
Cette consécration intervient quelques semaines après son passage au Bénin, du 20 au 27 avril 2026, à l'invitation de la Fondation Sèmè City. Au cours de ce séjour, il a été reçu par plusieurs hautes autorités béninoises, notamment le président Patrice Talon, le président élu Romuald Wadagni et le ministre de la Santé Benjamin Hounkpatin. A cette occasion, Bertin Nahum a réaffirmé son attachement à son pays d'origine et exprimé sa volonté de mettre son expertise et son réseau international au service de la modernisation du système de santé béninois.
F. A. A.
Établissement scolaire de la Fondation Claudine Talon, Pierre Manoël obtient l'homologation de son cycle Lycée par arrêté du ministère français de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, en date du 19 juin 2026.
Cette décision ministérielle acte l'extension de l'homologation obtenue en juin 2025 pour la maternelle, l'élémentaire et le collège. Ainsi, deux ans seulement après son ouverture en septembre 2024, l'établissement est officiellement reconnu de la Petite Section jusqu'à la Terminale.
L'obtention de cette homologation complète dans un délai aussi restreint constitue une trajectoire tout à fait singulière au sein du réseau de l'AEFE, un acteur sans équivalent dans le paysage éducatif mondial qui rassemble aujourd'hui 612 établissements sur 5 continents. Cette étape valide la rigueur du projet pédagogique de l'établissement, l'excellence des formations et la conformité des enseignements aux standards internationaux, offrant aux élèves une véritable ouverture sur le monde.
✅ École maternelle (homologuée en 2025)
✅ École élémentaire (homologuée en 2025)
✅ Collège (homologué en 2025)
✅ Lycée (extension d'homologation accordée en 2026)
Le développement de l'institution se poursuit avec la même exigence. Dès la rentrée de septembre 2026, l'établissement franchira un nouveau cap avec l'ouverture de son internat d'excellence. Conçu pour offrir un cadre d'apprentissage optimal, celui-ci accueillera dans un premier temps les élèves boursiers de la Fondation Claudine Talon, avant d'élargir ses admissions à des élèves non boursiers à compter de la rentrée 2027.
Le Lycée International Français Pierre Manoël Talon remercie ses équipes, ses partenaires et les familles qui contribuent à la réussite de ce projet, et poursuit sa mission avec responsabilité et rigueur.
La Rédaction
Plusieurs localités du département de l'Ouémé ont été inondées suites aux pluies diluviennes enregistrées ces derniers jours. La préfète du département s'est rendue vendredi 3 juillet 2026, dans les localités de Vakon et à Akpro-Missérété pour s'enquérir des dégâts afin de prendre des mesures visant à soulager les peines des sinistrés.
La préfète de l'Ouémé au contact des populations victimes des inondations après les pluies torrentielles enregistrées ces derniers jours. Marie Akpotrossou était accompagnée du directeur départemental adjoint de la Police républicaine, et plusieurs autres personnalités.
De Vakon à Akpro-Missérété, la préféte a pu constater les dégâts et échangé avec les populations.
A Vakon, les deux bassins de rétention d'eau réalisés selon la préfète, ont contribué à réduire les effets des inondations dans certaines zones. Mais d'autres aménagements selon ses explications, seraient nécessaires pour mieux évacuer les eaux et limiter les risques lors des prochaines saisons.
Marie Akpotrossou n'a pas manqué d'attirer l'attention des populations sur la fragilité de certaines zones qui servent de passage naturel pour les eaux de ruissellement. Des solutions durables devront être trouvées pour protéger les populations exposées, a-t-elle annoncé.
Du côté d'Akpro-Missérété, les responsables communaux ont été conviés à des réflexions sur les actions de prévention à mener dans les secteurs dits sensibles. Evoquant l'embouchure de Hessou, la préfète a souhaité une meilleure collaboration entre les communes et les services techniques de l'État pour prévenir les inondations.
F. A. A.
Le projet de reconstruction du pont de Djonou, dans la commune d'Abomey-Calavi, s'inscrit désormais dans un programme de plus grande envergure. Le ministre porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a expliqué les raisons du retard accusé par ce chantier, annoncé il y a deux ans.
Les fortes pluies de ces derniers jours ont rendu le pont de Djonou impatricable. Les inondations ont provoqué d'importants embouteillages, obligeant l'Agence béninoise de protection civile à intervenir pour évacuer les eaux stagnantes.
Selon Wilfried Léandre Houngbédji, le projet, initialement prévu sur financement du budget national, a été intégré à un programme de mobilité urbaine financé avec l'appui de la Banque mondiale.
« Nous sommes entrés dans un programme avec la Banque mondiale, un programme dit de mobilité urbaine, dans lequel le pont de Djonou, comme celui de Cotonou, a été intégré », a-t-il expliqué.
Cette nouvelle orientation a nécessité une reprise complète des études techniques. « Entre-temps, nous avons vu les choses plus grand, plus moderne et plus futuriste », a indiqué le ministre.
À travers ce projet, le gouvernement ambitionne notamment de développer le transport fluvial entre Porto-Novo, Cotonou et Abomey-Calavi. « À terme, nous voulons favoriser le transport fluvial de Porto-Novo à Calavi en passant par Cotonou, et mettre en exploitation notre plan d'eau ; pour cela, il fallait une certaine dimension », a-t-il précisé.
Selon le ministre porte-parole du gouvernement, cette vision explique le retard observé dans le lancement des travaux. Le président de la République a demandé au ministre du Cadre de vie et des Transports de rechercher les voies et moyens pour accélérer la réalisation de l'ouvrage.
« La réflexion du chef de l'État a été de demander au ministre du Cadre de vie et des Transports comment accélérer la réalisation de ce pont, pour que nous ne revivions plus la situation enregistrée il y a quelques jours », a rapporté Wilfried Léandre Houngbédji.
Des mesures d'urgence ont été prises afin de limiter les conséquences des fortes pluies. « Le ministre du Cadre de vie et des Transports a pris des dispositions pour qu'une pelle amphibie intervienne en appoint, afin de drainer davantage les eaux et éviter qu'elles ne stagnent au point de déborder », a-t-il indiqué.
Les travaux de reconstruction, une fois lancés dans le cadre du programme de mobilité urbaine, devraient durer entre deux et trois ans. « Nous aurons alors un meilleur confort, et les eaux ne resteront plus là », a conclu le ministre. Le chantier démarrera donc à l'issue des études techniques.
Le président de la République, Romuald Wadagni, se rendra ce lundi 6 juillet 2026 à Nouakchott, en République islamique de Mauritanie, dans le cadre d'une visite d'État. Cette mission intervient à l'invitation de son homologue mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, selon un communiqué de la Présidence du Bénin.
Au cours de son séjour, les deux chefs d'État auront un tête-à-tête consacré au renforcement des relations d'amitié et de coopération entre le Bénin et la Mauritanie. Les discussions porteront notamment sur les axes prioritaires du partenariat bilatéral, ainsi que sur les questions régionales d'intérêt commun.
Selon la Présidence béninoise, cette visite s'inscrit dans la dynamique diplomatique impulsée par le chef de l'État en vue de maintenir un dialogue soutenu avec les partenaires africains. Elle traduit également la volonté du Bénin de promouvoir une action concertée sur les défis liés au développement, à la sécurité et à l'intégration en Afrique de l'Ouest ainsi que dans l'espace sahélo-saharien.
Les travaux entre les deux délégations seront sanctionnés par la publication d'un communiqué conjoint à l'issue de l'entretien entre les deux présidents.
A.A.A
L'équipe de France a obtenu sa qualification pour les quarts de finale de la Coupe du monde 2026. Opposés au Paraguay ce samedi 4 juillet à Philadelphie en huitième de finale, les Bleus ont dû batailler fort avant de s'imposer au Paraguay sur un score étriqué de 1-0.
La France poursuit son aventure au mondial 2026, après sa qualification en quart de finale. Face au Paraguay ce samedi 4 juillet, les hommes de Didier Deschamps ont rapidement pris la maîtrise du ballon, mais se sont heurtés à un bloc paraguayen particulièrement discipliné. Bien regroupés en défense et agressifs dans les duels, les Sud-Américains ont longtemps empêché les Français de se créer de véritables occasions, malgré une nette domination.
Au retour des vestiaires, la pression française s'est intensifiée. Les offensives se sont multipliées jusqu'à la 70e minute, lorsque Désiré Doué, lancé dans la surface, a provoqué un penalty après une faute de Gomez. Sans trembler, Kylian Mbappé a transformé la sanction et inscrit le seul but de la rencontre.
Malgré quelques arrêts décisifs du gardien paraguayen Gill, la France a ensuite parfaitement maîtrisé la fin de match pour préserver son avantage jusqu'au coup de sifflet final.
Grâce à cette victoire, les Bleus se qualifient pour les quarts de finale, où ils retrouveront le Maroc, tombeur du Canada (3-0). Une affiche particulièrement attendue entre deux sélections ambitieuses, avec une place dans le dernier carré de la compétition.
F. A. A.
Credit: Connie France/AFP
By Inés M. Pousadela
MONTEVIDEO, Uruguay, Jul 3 2026 (IPS)
Right-wing candidate Keiko Fujimori has won Peru’s presidential runoff, narrowly defeating leftist Roberto Sánchez to become the country’s ninth president in a decade. She inherits a system so engineered for dysfunction that rather than making compromises, she may decide the concentration of power is her only means of survival. The constitution that created this trap was written by her father.
A system built to fail
Keiko, daughter of authoritarian former president Alberto Fujimori, has finally succeeded in her fourth consecutive runoff, having lost in 2011, 2016 and 2021. She won with a margin of roughly a quarter of a percentage point over a candidate who is a close ally of jailed former president Pedro Castillo. Both sides alleged fraud, filed claims and sent their supporters onto the streets.
Peru is often described as a democracy without parties. The party system disintegrated in the 1990s and was never rebuilt. In its place came a sequence of improvised candidacies and personal electoral vehicles that rise and fall with their founders. For the first-round vote on 12 April, the largest ballot paper in Peru’s history listed 35 candidates. Fujimori came first with just 17.19 per cent. Ultimately, most Peruvians didn’t vote for either candidate who made the runoff. A president elected on that basis has a mandate so weak that rivals can dispute it from day one, and they do.
Congressional seats scatter across dozens of parties, none of which dominates. But parties can combine to reach the two-thirds threshold needed to invoke a constitutional clause to impeach and remove a president on the grounds of ‘permanent moral incapacity’, a mechanism Peru’s constitution leaves deliberately vague. The Congress elected in 2021 removed three presidents in one term.
Authoritarian incentives
The constitutional mechanism that enables political instability is the reason Fujimori’s presidency could be dangerous. As she enters office with a razor-thin margin and no congressional majority, she faces an immediate strategic choice. She can seek compromise with her opponents, but this might signal that the threat of impeachment works, inviting it. Or she can move to concentrate power and weaken the institutions that constrain the executive, denying her opponents the tools they could use to remove her.
Everything points towards the second option. Most presidents recently removed by Congress were, at the time of their removal, attempting to govern within the rules, and the rules were weaponised against them. Pedro Castillo tried a different approach, dissolving Congress pre-emptively to forestall his impeachment. He was immediately arrested and removed. A politician who has watched this dynamic consume eight predecessors might conclude that the only way to survive is to change the game.
Keiko’s father ruled Peru from 1990 to 2000 as an elected president who progressively dismantled the institutions that constrained him. Two years into his first term, citing the simultaneous crises of hyperinflation and insurgency, he dissolved Congress and suspended the constitution. The emergency was real, but it was also an opportunity. Fujimori rewrote the constitution to entrench executive power, won re-election in 1995 and then won a fraud-tainted third term before being forced from office within months. His government became synonymous with grand corruption and human rights atrocities, including the forced sterilisation of over 272,000 mostly Indigenous women. After he was forced out in 2000, he was convicted of homicide and kidnapping, and imprisoned.
The constitution Alberto Fujimori wrote to entrench his power is still in force. The moral incapacity clause that the 1993 constitution retained – useful to Fujimori when he controlled Congress – has become the primary weapon congressional majorities have used to remove president after president. The most significant recent constitutional change, the reinstatement of a two-chamber Congress, may end up increasing congressional power. This is the system Keiko now has to deal with.
The costs of dysfunction
Peru’s dysfunction has long been sustained by a comforting fiction: that while politics is chaotic, the economy runs itself. Macro fundamentals have remained relatively stable. Inflation in 2025 ran at around 1.5 per cent, and the economy grew 3.4 per cent in 2024. But economic growth has roughly halved over a decade of turmoil. Poverty, at 27.6 per cent in 2024, remains above pre-pandemic levels. Homicides stand at 10.7 per 100,000 people, alongside an epidemic of extortion.
Freedoms are deteriorating and those who protest pay the highest price. In 2025, attempts to change the pension system triggered Gen Z-led protests that quickly expressed broader anger at corruption, insecurity and political dysfunction. Security forces responded with violence. In December 2024, the CIVICUS Monitor, which tracks civic space conditions globally, downgraded Peru to repressed status, its second-worst rating, citing years of escalating state violence and the systematic harassment of human rights defenders and journalists, who political figures routinely smear as terrorists and traitors.
In March 2025, Congress passed a law giving the Peruvian Agency for International Cooperation extensive powers to control, censor and persecute civil society organisations that receive foreign funding, threatening fines of up to US$720,000 and criminalising any use of foreign funds to support legal action against the Peruvian state. It is, in effect, a law against accountability.
Danger ahead
Keiko Fujimori ran a law-and-order campaign under the slogan ‘Fujimori returns, order returns’, casting the fight against organised crime as a sequel to her father’s 1990s war against insurgency and promising mass deployments of police and military forces. Her party championed a 2025 amnesty law shielding security forces and civilian armed groups from prosecution for disappearances, killings and torture during that conflict, in direct defiance of the Inter-American Court of Human Rights. Keiko has been evasive about her father’s atrocities and has recast human rights as a matter of access to basic services rather than accountability for past abuses. Her record offers no grounds for optimism about civic space or democratic norms.
Keiko’s father justified breaking the rules that constrained him by pointing to insurgency and economic collapse. Keiko faces no insurgency and no hyperinflation, so if she moves to concentrate power, she will have to find her own justification, perhaps in a crime wave, a security emergency or a conspiracy of her enemies. The Fujimorist playbook could come back with a vengeance.
Inés M. Pousadela is CIVICUS Head of Research and Analysis, co-director and writer for CIVICUS Lens and co-author of the State of Civil Society Report. She is also a Professor of Comparative Politics at Universidad ORT Uruguay.
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