Le « Made in Benin » poursuit son expansion sur le territoire national. Après son implantation à Cotonou, la marque béninoise de linge de maison SùSù renforce sa présence avec l'ouverture officielle de son deuxième showroom à Parakou, dans le département du Borgou.
La société Bénin Textile SA (Btex) et son distributeur agréé DIXTRI Textile, offrent la possibilité aux populations de Parakou, dans le Nord-Bénin, de se procurer la marque béninoise de linge de maison SùSù. Un showroom a été ouvert le vendredi 26 juin 2026, marquant ainsi une étape importante dans la stratégie de déploiement national de la marque. La cérémonie s'est déroulée en présence du chef du 3ᵉ arrondissement de Parakou ainsi que du représentant du maire, qui ont salué une initiative contribuant à la valorisation de la production locale.
Fabriqués au sein de la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), les produits SùSù sont entièrement conçus au Bénin. La marque propose une large gamme de linge de maison destinée à répondre aux besoins des ménages, avec une offre alliant qualité, confort et savoir-faire local.
À travers cette nouvelle implantation, Bénin Textile SA entend d'une part, rapprocher les produits fabriqués localement des consommateurs du septentrion, et d'autre part, promouvoir davantage la consommation des produits « Made in Benin ». Pour l'entreprise, le choix de Parakou s'inscrit dans une vision d'inclusion économique et de développement du marché national.
« Parakou n'est pas un hasard. C'est un choix. Celui d'une marque qui croit que chaque ville, chaque foyer, chaque famille du Bénin mérite d'accéder à des produits de qualité, fabriqués ici, par nous, pour nous », a souligné le représentant de Bénin Textile SA lors de la cérémonie d'ouverture du showroom.
Avec cette nouvelle ouverture, SùSù confirme son ambition de rendre les produits textiles béninois plus accessibles et de renforcer la présence du Made in Benin dans le quotidien des consommateurs.
Le nouveau showroom est situé au rond-point Aérodrome, en face du restaurant La Vieille Marmite, dans le quartier Wanssirou.
F. A. A.
Les députés ont approuvé, le 10 juillet 2026, l'accord de financement conclu entre le gouvernement béninois et l'Agence Française de Développement (AFD) dans le cadre du projet de Musée d'art contemporain de Cotonou (MACC).
Après les projets muséaux lancés à Ouidah, Porto-Novo et Abomey, Cotonou s'apprête à accueillir un musée consacré à l'art contemporain, dont le financement a été entériné, vendredi 10 juillet 2026, par l'Assemblée nationale.
Le financement de l'Agence Française de Développement (AFD), comprend un prêt de 25 millions d'euros et une subvention de 5 millions d'euros, soit près de 19,7 milliards de FCFA.
Il couvrira la construction du Musée d'art contemporain de Cotonou (MACC), la conception de son parcours muséal, son lancement ainsi que des actions de formation au profit des professionnels du secteur culturel.
Le futur établissement s'inscrit dans la politique de valorisation du patrimoine culturel engagée par le gouvernement depuis 2016.
Lors des débats parlementaires, plusieurs députés ont appelé à une forte implication des entreprises et de la main-d'œuvre nationales afin que les retombées économiques bénéficient pleinement au pays. Ils ont également insisté sur la nécessité d'un suivi rigoureux de l'exécution du projet.
Pour le ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yassine Latoundji, le MACC constitue un levier de développement économique autant qu'un équipement culturel. Selon lui, le projet doit stimuler les industries culturelles et créatives, favoriser la création d'emplois et accroître la visibilité des artistes béninois et africains grâce à un partenariat de long terme avec l'AFD.
M. M.
La Cour constitutionnelle a ouvert, lundi 13 juillet 2026 à Grand-Popo, un séminaire consacré à l'évaluation de l'élection présidentielle d'avril 2026.
Pendant plusieurs jours, conseillers, cadres, assistants juridiques et rapporteurs adjoints à la Cour constitutionnelle passeront en revue le déroulement de l'élection présidentiel d'avril dernier.
Présidant la cérémonie d'ouverture, lundi 13 juillet 2026 à Grand-Popo, au nom du président de l'institution, empêché, le vice-président, Nicolas Assogba, a rappelé que la Cour est investie par la Constitution de la mission de veiller à la régularité de l'élection présidentielle, de connaître du contentieux électoral et de proclamer les résultats définitifs.
Il a salué le travail accompli par la haute juridiction tout au long du processus électoral, depuis l'examen des candidatures jusqu'à la proclamation des résultats et à la prestation de serment du président élu le 24 mai, en passant par le suivi des opérations de vote et le traitement des recours. Selon lui, ces différentes missions ont contribué à la transparence du scrutin et au renforcement de la confiance dans les institutions.
Le séminaire doit permettre d'identifier les points forts et les insuffisances du processus, de formuler des recommandations et de définir des outils destinés à améliorer l'organisation des futures consultations électorales.
Le secrétaire général de la Cour, Romuald Irotori, a indiqué que les participants travailleront également à l'élaboration d'une première version d'un manuel des procédures. Ce document, appelé à être enrichi puis adopté, doit servir de référence pour les futures interventions de la haute juridiction en matière électorale.
La première journée a été marquée par plusieurs communications techniques suivies de débats entre les participants.
Les travaux se poursuivent ce mardi avec de nouvelles sessions consacrées à la consolidation des recommandations issues des échanges.
M. M.
L'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité, lundi 13 juillet, une nouvelle loi encadrant la protection de l'environnement au Bénin.
La loi n°2026-15 portant protection de l'environnement a été adoptée ce lundi 13 juillet 2026 par les députés. Le texte remplace la loi-cadre en vigueur depuis 1999 afin d'adapter la législation aux nouveaux défis environnementaux et aux engagements internationaux.
La réforme fixe un cadre juridique plus actuel pour la prévention des pollutions, la préservation des ressources naturelles, l'évaluation des impacts environnementaux ainsi que la répression des infractions.
Elle prévoit également une implication accrue des collectivités territoriales, du secteur privé et des organisations de la société civile dans la gouvernance environnementale.
Composé de 138 articles, le nouveau dispositif harmonise aussi les règles avec plusieurs textes en vigueur, notamment le Code pénal, le Code d'hygiène publique et d'autres lois sectorielles. Il intègre également les conventions internationales ratifiées par le Bénin en matière de protection de l'environnement.
L'une des principales nouveautés concerne le renforcement des sanctions. Selon la gravité des faits, les contrevenants s'exposent à des amendes allant de 50 000 FCFA à 10 milliards FCFA, ainsi qu'à des peines pouvant atteindre 20 ans de réclusion criminelle.
Au cours des débats, plusieurs députés ont plaidé pour une large vulgarisation de la loi, notamment dans les langues nationales. Ils ont aussi souhaité que les procédures d'obtention des certificats de conformité environnementale soient simplifiées et que l'application des nouvelles dispositions ne fragilise pas les petites et moyennes entreprises.
Présent au nom du gouvernement, le ministre de la Justice et de la Législation, Yvon Détchénou, a assuré que les évolutions prévues par la réforme ne remettent pas en cause l'existence des structures intervenant dans la gestion environnementale, même si leur organisation ou leur appellation pourraient évoluer.
M. M.
Alors que Bamako annonçait un renforcement de son dispositif sécuritaire, un convoi des Forces armées maliennes est tombé dans une embuscade dans le centre du pays. Une nouvelle attaque qui illustre la capacité des groupes armés à frapper les axes logistiques stratégiques et à maintenir une forte pression sur les FAMa.
Une nouvelle attaque contre un convoi militaire
La violence ne faiblit pas au Mali. Dimanche 12 juillet, un convoi des Forces armées maliennes (FAMa) a été attaqué dans le centre du pays alors qu'il assurait une mission de ravitaillement entre plusieurs camps militaires. Selon plusieurs sources sécuritaires, l'embuscade s'est produite sur l'axe reliant Niono à Nampala, une zone régulièrement ciblée par les groupes armés. Des échanges de tirs nourris ont opposé les militaires aux assaillants. Plusieurs véhicules auraient été incendiés, des équipements militaires saisis et des soldats tués ou blessés. Les autorités maliennes n'ont toutefois pas publié de bilan officiel au moment de la rédaction de cet article. Cette attaque intervient après le passage de deux convois logistiques destinés à ravitailler différentes positions militaires dans le centre du pays, illustrant les difficultés persistantes des FAMa à sécuriser les axes routiers stratégiques.
Le GSIM poursuit sa stratégie d'usure
L'embuscade est attribuée au Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), organisation affiliée à Al-Qaida et considérée comme l'un des principaux acteurs de l'insurrection au Sahel.Depuis plusieurs mois, le mouvement multiplie les attaques coordonnées contre les convois militaires, les camps et les infrastructures de transport. Cette tactique vise moins à conquérir durablement des territoires qu'à affaiblir progressivement les capacités logistiques de l'armée, perturber les ravitaillements et maintenir une pression constante sur les forces gouvernementales. En ciblant les convois, les groupes armés cherchent également à récupérer des armes, des munitions et des véhicules, ressources essentielles pour poursuivre leurs opérations.
Une menace qui s'étend du nord au centre du pays
Cette nouvelle embuscade s'inscrit dans une séquence sécuritaire particulièrement tendue. Début juillet, plusieurs positions militaires ont été visées simultanément dans le nord et le centre du Mali. La localité d'Anéfis, verrou stratégique situé sur l'axe reliant Gao à Kidal, a notamment été la cible d'une attaque, tout comme plusieurs positions à Gao et à Sévaré. La prison de Kéniéroba, à une soixantaine de kilomètres de Bamako, a également été prise pour cible.
La simultanéité de ces offensives illustre une stratégie visant à disperser les capacités de réaction des Forces armées maliennes (FAMa) en ouvrant plusieurs fronts à la fois. Si l'armée affirme avoir repris le contrôle de la situation sur différents secteurs, la multiplication de ces attaques témoigne de la capacité des groupes armés à coordonner leurs opérations et à maintenir une forte pression sur le dispositif sécuritaire malien.
Un défi sécuritaire loin d'être résolu
Le retrait des forces françaises puis de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a profondément rebattu les cartes de la lutte contre les groupes armés. Désormais, Bamako s'appuie sur les Forces armées maliennes (FAMa), soutenues par les instructeurs et combattants de l'Africa Corps, qui a succédé au groupe Wagner. Malgré ce changement de doctrine et les opérations menées ces derniers mois, les attaques récentes montrent que les groupes jihadistes conservent une importante capacité d'initiative. Mobiles et flexibles, ils adaptent leurs modes opératoires, privilégient les embuscades contre les convois logistiques et ciblent les axes de ravitaillement, essentiels au déploiement des forces gouvernementales. Cette stratégie d'usure met en évidence les difficultés persistantes des autorités à sécuriser durablement les principales voies de communication. Au-delà des victoires tactiques revendiquées par l'armée, la liberté de mouvement des groupes armés continue de poser un défi majeur à l'État malien sur plusieurs fronts.
Le Tribunal de commerce de Cotonou a condamné, le 25 juin 2026, PROXIMITY GROUP AFRICA SA à payer 23.399.298 FCFA à STRALIX SARL.
L'émission d'un ordre de virement bancaire ne suffit pas, à elle seule, à éteindre une dette. Encore faut-il que les fonds parviennent effectivement au bénéficiaire. C'est le principe qu'a rappelé le Tribunal de commerce de Cotonou dans son jugement n°057/2026/CJ1/S2/TCC du 25 juin 2026, rendu dans un litige opposant STRALIX SARL à PROXIMITY GROUP AFRICA SA.
L'affaire trouve son origine dans l'exécution de prestations réalisées par STRALIX pour la succursale guinéenne de PROXIMITY GROUP AFRICA dans le cadre d'un marché conclu avec ECOBANK Guinée. Une facture n°0117-AG-SC-ST-25, émise le 8 décembre 2025, d'un montant de 36.672 euros, soit 23.399.298 FCFA, demeure impayée.
Pour régler cette créance, PROXIMITY GROUP AFRICA affirme avoir initié, le 17 décembre 2025, un virement international depuis son compte domicilié chez ECOBANK Guinée. Son compte aurait bien été débité. Mais plusieurs mois plus tard, STRALIX assure n'avoir reçu aucun paiement.
Selon PROXIMITY GROUP AFRICA, sa banque lui aurait indiqué que le virement avait été rejeté par la BIIC avant d'être retourné. La banque béninoise soutient au contraire n'avoir jamais reçu les fonds.
Face à cette situation, STRALIX assigne, le 27 mars 2026, PROXIMITY GROUP AFRICA, ECOBANK Guinée et la BIIC devant le Tribunal de commerce de Cotonou. Elle réclame le paiement de sa facture, 400 millions FCFA de dommages-intérêts ainsi que des frais irrépétibles.
En défense, PROXIMITY GROUP AFRICA reconnaît devoir la somme réclamée mais estime s'être libérée de son obligation dès lors que le virement a été ordonné et que son compte a été débité. Elle demande que la responsabilité soit transférée à ECOBANK Guinée.
Pour le Tribunal, « le virement international initié, le 17 décembre 2025 (...) n'a pu atteindre la société STRALIX SARL » et « la BIIC SA n'a pas non plus reçu les fonds ».
La juridiction ajoute que « les raisons pour lesquelles la société ECOBANK Guinée SA n'a pas exécuté l'ordre de virement ne sont pas connues de la juridiction de céans », ce qui ne permet pas d'apprécier la responsabilité de cette banque dans l'échec de l'opération.
S'appuyant sur l'article 1315 du Code civil, le Tribunal rappelle que « celui qui réclame l'exécution d'une obligation doit la prouver. Réciproquement, celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ». Les magistrats en déduisent que, STRALIX n'ayant jamais reçu les fonds, « c'est à bon droit qu'elle en sollicite le paiement ».
En conséquence, PROXIMITY GROUP AFRICA est condamnée à payer à STRALIX 36.672 euros, soit 23.399.298 FCFA, correspondant à la facture impayée.
Le Tribunal a rejeté la demande de 400 millions FCFA de dommages-intérêts formulée par STRALIX. Il considère que PROXIMITY GROUP AFRICA « a manifesté sa bonne foi en effectuant un ordre de virement » et que le préjudice invoqué ne se distingue pas de celui résultant du simple non-paiement de la créance.
Les juges déboutent également PROXIMITY GROUP AFRICA de sa demande de 50 millions FCFA de dommages-intérêts contre ECOBANK Guinée, estimant que les pièces du dossier montrent que les fonds ont finalement été recrédités sur son compte et que le préjudice allégué n'est pas établi.
Ce jugement rendu en premier ressort est susceptible d'appel.
M. M.
jQuery(document).ready(function($){$("#isloaderfor-qdapmh").fadeOut(300, function () { $(".pagwrap-qdapmh").fadeIn(300);});});
In partnership with the Permanent Mission of the Kingdom of the Netherlands and the Division of Policy, Evaluation and Training (DPET) of the UN Department of Peace Operations (DPO), IPI cohosted a hybrid public policy forum on “What MINUSMA Teaches Us about the Future of UN Peacekeeping” on July 13th.
DPO recently launched the lessons learned report “MINUSMA: A Peace That Was Not Enough,” which examines the decade-long deployment of the United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali (MINUSMA), which concluded its withdrawal in late 2023. The report identifies implications that extend beyond Mali and are directly relevant to the future of UN peacekeeping. It also points to the limits of UN peacekeeping in the absence of a stable peace and underscores the importance of carefully managing UN transitions.
The event facilitated a focused, policy-oriented discussion on how lessons from MINUSMA can inform more effective, adaptable, and context-sensitive UN peacekeeping. Speakers shared reflections from the Malian, regional, and UN perspectives regarding the operational and political challenges facing international engagement.
Key takeaways from the event include the need to:
Opening Remarks:
Zeid Ra’ad Al Hussein, President and Chief Executive Officer, International Peace Institute
Speakers:
David Haeri, Director, UN DPET, DPO
H.E. Issa Konfourou, Permanent Representative of the Republic of Mali to the UN
Mahamat Saleh Annadif, Former SRSG and Head of MINUSMA, Member of the African Union High-Level Panel of Eminent Experts (virtual)
Emma Birikorang, Director of Research, Kofi Annan International Peacekeeping Training Centre (KAIPTC) (virtual)
Closing Remarks:
Ed Caelen, Military Advisor, Permanent Mission of the Kingdom of the Netherlands to the UN
Moderator:
Jenna Russo, Director of Research and Head of the Brian Urquhart Center for Peace Operations and Peacebuilding, International Peace Institute
The post What MINUSMA Teaches Us about the Future of UN Peacekeeping appeared first on International Peace Institute.
L'athlète béninoise Noélie Yarigo a remporté le titre de championne de France du 800 mètres, dimanche 12 juillet 2026, à l'occasion de l'Open de France d'athlétisme disputé au stade de Blois, en France.
Sous les couleurs de l'AJ Blois-Onzain, l'internationale béninoise s'est une nouvelle fois illustrée dans sa discipline de prédilection. La Guéparde de Pendjari a réalisé une performance qui lui permet de décrocher le titre national français sur le 800 mètres.
Après cette consécration, Noélie Yarigo a partagé son émotion sur sa page Facebook, évoquant une saison particulièrement éprouvante. « Cette saison a été la plus dure de ma vie. Il y a eu des blessures, des doutes, des jours où j'avais juste envie d'arrêter. (…). Cette médaille, elle est pour tous ceux qui se battent dans l'ombre », a-t-elle écrit.
Cette nouvelle distinction vient récompenser la persévérance de l'athlète béninoise, qui continue de porter haut les couleurs du Bénin sur les pistes internationales.
Quatre (4) personnes ont été interpellées par la Police républicaine dans le cadre de deux opérations menées vendredi 10 juillet 2026 dans le quartier Agla à Cotonou. Ces interventions ont permis le démantèlement de deux points présumés de vente de produits psychotropes.
La première opération s'est déroulée à Agla Petit Château à la suite de renseignements faisant état d'activités illicites. Deux individus ont été interpellés. La perquisition effectuée par les forces de l'ordre a permis de saisir 9 boulettes et 2 plaquettes de chanvre indien, 3 téléphones portables, du matériel de conditionnement, un fumoir artisanal ainsi qu'une somme de 3 000 FCFA.
Une seconde intervention a été menée dans une concession située à Agla Agongbomè. Elle a conduit à l'interpellation de deux autres personnes. Les fouilles ont permis de découvrir 32 boulettes de chanvre indien, des emballages destinés au conditionnement des stupéfiants, un sachet vide de tramadol, une caisse métallique, deux téléphones portables, un broyeur, une somme de 67 000 FCFA ainsi que plusieurs autres objets.
Les quatre personnes interpellées ont été placées en garde à vue et seront soumises aux procédures judiciaires en vigueur. Les investigations se poursuivent afin d'identifier d'éventuels complices et de démanteler les réseaux d'approvisionnement liés à ces activités.
Le Tribunal de commerce de Cotonou a tranché un litige opposant deux étudiants béninois, la société ORABANK Bénin SA et la société ENERGY SARL au sujet de virements bancaires qui leur sont destinés. Dans sa décision, la juridiction a ordonné à la banque de procéder au virement des fonds restants constitués en provision au profit des deux bénéficiaires, tout en rejetant les demandes de dommages-intérêts formulées par les différentes parties.
Les deux étudiants, AZANDJEME Missi-Mahou Christ-Roi Junior et AGO Emmanuel Yedidya Ibukun vivant respectivement en France et en Suisse ont saisi le Tribunal de commerce de Cotonou pour obtenir la condamnation solidaire d'ORABANK Bénin SA et d'ENERGY SARL au paiement de 30 millions de FCFA de dommages-intérêts.
Les deux étudiants devraient recevoir des virements mensuels sur leur compte à l'étranger pendant au moins 12 mois conformément aux engagements pris par la société ENERGY SARL. Pour l'opération et aux dires de la société ENERGY SARL, informent les plaignants, ORABANK BENIN SA aurait effectivement bloqué entre ses propres mains l'équivalent de douze mois de virements dans ses livres. Les deux étudiants n'ont reçu qu'un seul virement.
Ils reprochent à la banque de n'avoir exécuté qu'un seul virement mensuel sur les douze prévus, alors que les fonds destinés à couvrir leur séjour d'études à l'étranger ont été déjà cantonnés par la banque.
Au cours de la procédure, ENERGY SARL a soutenu avoir rempli toutes ses obligations en constituant les provisions nécessaires et en obtenant des attestations bancaires d'engagement de virement. La société estimait que la responsabilité de l'interruption des transferts incombait à ORABANK Bénin SA.
La banque a fait valoir que les attestations bancaires délivrées ne constituaient pas des ordres permanents et irrévocables de virement. Selon elle, chaque transfert devait être précédé d'un ordre de virement émis par le donneur d'ordre, en l'occurrence ENERGY SARL. Elle a indiqué n'avoir reçu que deux instructions, lesquelles ont donné lieu aux seuls virements effectivement réalisés.
Après examen des pièces du dossier, le Tribunal a considéré que ni les attestations bancaires ni les ordres de virement produits ne pouvaient être assimilés à un ordre de virement permanent irrévocable. Il a estimé qu'ORABANK Bénin SA ne pouvait donc pas effectuer de nouveaux virements sans recevoir de nouvelles instructions de la société ENERGY SARL.
La juridiction a rejeté les demandes de dommages-intérêts des deux étudiants ainsi que celles formulées par ORABANK Bénin SA et ENERGY SARL, faute de preuve du préjudice invoquée.
Le Tribunal a relevé que les fonds destinés aux douze mensualités avaient été provisionnés et que le solde n'avait pas été restitué au donneur d'ordre. Il a ordonné à ORABANK Bénin SA de procéder au virement des fonds restants disponibles au profit des deux étudiants. Le Tribunal a condamné la société ENERGY SARL aux dépens.
Les éléments de la Police Républicaine ont démantelé, vendredi 10 juillet 2026, une boutique clandestine de vente de médicaments falsifiés au quartier Ouando, à Porto-Novo. L'opération a abouti à la saisie de 72 kilogrammes de produits pharmaceutiques et à l'interpellation d'un suspect.
Selon les informations de la Police républicaine, l'opération fait suite à des renseignements signalant l'existence d'un point de vente illicite installé dans une maison située à proximité du marché de Ouando. Les policiers, déployés sur les lieux vers 19 heures, ont procédé à une fouille qui a permis de découvrir et de saisir environ 72 kilogrammes de médicaments falsifiés.
Un individu soupçonné d'avoir mis son local à la disposition des trafiquants a été interpellé pour les besoins de l'enquête. « En cavale, la principale exploitante présumée de ladite boutique est activement recherchée par les forces de sécurité », informe la même source. Les enquêtes se poursuivent afin d'identifier les autres personnes impliquées dans ce réseau.
A.A.A
Les travaux de la 7ᵉ Réunion ministérielle du Processus des États africains atlantiques (PEAA) se sont achevés, lundi 13 juillet 2026, par l'adoption de la Déclaration de Cotonou sur la consolidation d'un espace atlantique africain intégré : sécurité maritime, corridors logistiques verts et transition énergétique durable. La cérémonie s'est déroulée en présence de la Ministre des Affaires étrangères, chargée de l'Intégration des Afrodescendants, Corinne Amori Brunet, et de SEM. Mohamed Methqal, Ambassadeur Directeur Général de l'Agence de la Coopération Internationale (AMCI), représentant le Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération Africaine et des Marocains Résidant à l'Etranger.
La 7ᵉ Réunion ministérielle du Processus des États africains atlantiques (PEAA) a réuni, les 12 et 13 juillet 2026 à Cotonou, les ministres des Affaires étrangères et les chefs de délégation des États membres. Les participants ont évalué la mise en œuvre des décisions issues de la 6ᵉ Réunion ministérielle tenue à Praia (Cap-Vert) avant d'examiner les nouveaux défis liés à l'intégration de l'espace atlantique africain.
Les réflexions ont été enrichies par une communication thématique du Contre-amiral Fernand Maxime Ahoyo, préfet maritime, sur le thème : « Consolider un espace atlantique africain intégré : sécurité maritime, corridors logistiques verts et transition énergétique durable ».
Une vision commune pour l'espace atlantique africain
À l'issue des travaux, les ministres ont adopté la Déclaration de Cotonou. Ils y réaffirment leur engagement à faire de l'espace atlantique africain une zone de paix, de stabilité, de coopération et de prospérité partagée. Les États membres entendent également accélérer l'intégration régionale en renforçant la sécurité maritime, en développant des corridors logistiques verts, en facilitant les échanges commerciaux, en intégrant les chaînes de valeur régionales et en promouvant une transition énergétique durable.
Sécurité maritime et économie bleue au cœur des engagements
La Déclaration de Cotonou met un accent particulier sur le renforcement de la coopération régionale face aux défis sécuritaires en mer. Les États membres s'engagent à intensifier le partage d'informations et de renseignements, à renforcer les capacités opérationnelles et à coordonner leurs actions contre la piraterie, la pêche illicite, les trafics illicites et la criminalité transnationale organisée. Ils prévoient également de développer des mécanismes de prévention des cyberattaques visant les infrastructures maritimes et portuaires.
Les ministres reconnaissent le rôle stratégique de l'économie bleue dans la transformation économique du continent. Ils encouragent la modernisation des infrastructures portuaires, la digitalisation des procédures portuaires et douanières, le développement de corridors logistiques verts ainsi que l'amélioration de la connectivité entre les ports atlantiques et les pays de l'hinterland. Le développement de la pêche durable, de l'aquaculture, du tourisme côtier et des industries maritimes figure également parmi les priorités retenues.
Une feuille de route attendue
En matière de développement durable, les États membres réaffirment leur engagement en faveur de la lutte contre les changements climatiques et soutiennent le développement des énergies renouvelables, y compris les énergies marines et l'hydrogène vert. Ils appellent également à une mobilisation accrue des financements destinés aux projets de transition énergétique et de résilience climatique.
Afin d'assurer la mise en œuvre des décisions adoptées, le Secrétariat permanent du PEAA a été mandaté pour élaborer, en concertation avec les États membres, une feuille de route d'ici mars 2027. Un mécanisme de suivi des engagements issus des réunions ministérielles précédentes devra également être mis en place.
Lancé en 2022 à l'initiative de Sa Majesté le Roi Mohammed VI du Maroc, le Processus des États africains atlantiques (PEAA) vise à faire de la façade atlantique africaine un espace de paix, de stabilité, de coopération et de prospérité économique.
Dans leur Déclaration finale, les participants ont salué la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI du Maroc, en faveur de la promotion de l'espace atlantique africain comme un espace de paix, de stabilité et de prospérité partagée.