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24 Heures au Bénin

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Updated: 5 days 53 min ago

Liste complète du bureau présidé par Djogbénou

Mon, 02/09/2026 - 10:14

Le nouveau bureau de l'Assemblée nationale est élu au terme du vote qui a eu lieu lors de la session inaugurale ce dimanche 8 février 2026, au Palais des gouverneurs à Porto-Novo. Le parti Union progressiste le renouveau, majoritaire, occupe 4 postes contre 3 pour le Bloc républicain (BR).

La nouvelle équipe dirigeante du Parlement béninois est connue. Joseph Djogbénou, élu président de l'Assemblée nationale, sera assisté du député Barthélémy Kassa du parti Bloc républicain, au poste de premier vice-président. Il avait occupé ce poste lors de la dernière mandature.
Secrétaire parlementaire lors de la 9e législature, Mahugnon Kakpo du parti UP-R, est élu 2e vice-président et remplace ainsi Léon Basile Ahossi, du parti Les Démocrates (LD), qui avait occupé ces fonctions à la 9e législature. Cette formation politique de l'opposition n'est pas représentée à la 10e législature.
Djibril Amadou Labiou de l'UP-R, précédemment premier questeur de l'Assemblée nationale à la 9e législature, est reconduit à son poste.
Comme lui, Chantal Ahyi du BR est également reconduite au poste de deuxième questeur. Elle est la seule femme membre du bureau de cette 10ᵉ législature.
David Godonou Houinsa, membre de l'UP-R et précédemment deuxième secrétaire parlementaire, devient premier secrétaire parlementaire.
Le seul nouveau membre de bureau, est le député Inoussa Chabi Zimé, maire de maire de Parakou, élu sur la liste BR dans la 8ᵉ circonscription électorale. Il est élu secrétaire parlementaire.

Liste du bureau de l'Assemblée nationale

Président : Joseph Fifamè Djogbénou

1er vice-président : Barthélémy Kassa

2è vice-président : Mahougnon Kakpo

1er questeur : Djibril Amadou Labiou

2e questeur : Chantal Ahyi

1er secrétaire parlementaire : David Godonou Houinsa

2è secrétaire parlementaire : Inoussa Chabi Zimé

Categories: Afrique

Beaufort Lager annonce un partenariat d'exception avec Fally Ipupa

Mon, 02/09/2026 - 08:00

Une alliance iconique placée sous le signe de la modernité, du prestige et de la fraîcheur

La marque de bière premium Beaufort Lager, commercialisée à travers 15 pays du continent africain, est fière d'annoncer un partenariat stratégique majeur avec l'icône de la musique africaine Fally Ipupa.

Cette collaboration d'envergure panafricaine marque une nouvelle étape dans l'ambition de Beaufort Lager : incarner une vision moderne et prestigieuse de l'Afrique, portée par des talents qui rayonnent bien au-delà des frontières.

UNE RENCONTRE NATURELLE ENTRE DEUX ICÔNES AFRICAINES

Artiste reconnu sur la scène internationale, Fally Ipupa s'impose comme un symbole d'excellence, de créativité et d'élégance contemporaine. Son influence culturelle, son style distinctif et sa capacité à fédérer les générations font de lui un ambassadeur naturel des valeurs de Beaufort Lager.

À travers ce partenariat, la marque célèbre une Afrique confiante, audacieuse, une Afrique qui s'exprime avec caractère, style et authenticité.

AU CŒUR DE LA FRAÎCHEUR

Beaufort Lager ne se contente pas d'offrir une bière premium : la marque crée des moments d'exception qui célèbrent succès et élégance. Fally Ipupa partage ces valeurs avec une classe et une modernité qui résonnent auprès d'une communauté panafricaine exigeante. Ce partenariat s'impose ainsi comme une évidence.

Cette collaboration se traduira par une série d'activations exclusives : campagnes de communication, contenus premium, concerts et expériences de marque immersives déployées dans plusieurs pays africains.

« Ce partenariat incarne parfaitement l'ADN de Beaufort Lager : moderne, prestigieuse et inspirante. Fally Ipupa représente une source d'inspiration pour toute une génération, et nous sommes honorés de l'accueillir au cœur de notre univers », déclare Manel Ben Salah, Marketing Manager du Groupe Castel.

UNE AMBITION PANAFRICAINE AFFIRMÉE

Beaufort Lager renforce à travers ce partenariat son positionnement de marque premium panafricaine, connectée aux tendances, aux cultures urbaines et aux figures inspirantes qui façonnent l'image du continent sur la scène mondiale.
« Beaufort Lager, c'est l'élégance, la fraîcheur et l'excellence. Je suis fier de représenter une marque qui valorise l'Afrique moderne et ambitieuse », affirme Fally Ipupa.

À PROPOS DE BEAUFORT LAGER

Beaufort Lager est une bière premium reconnue pour sa fraîcheur distinctive et son positionnement haut de gamme. Commercialisée dans 15 pays africains, la marque s'impose comme une référence incontournable pour une clientèle exigeante, à la recherche de qualité, d'élégance.
Beaufort Lager – Au cœur de la fraîcheur.

À PROPOS DE FALLY IPUPA

Fally Ipupa est l'un des artistes africains les plus emblématiques de sa génération. Chanteur, auteur-compositeur et producteur originaire de la République démocratique du Congo, il s'illustre par une carrière internationale marquée par de nombreux succès et une influence majeure sur la musique africaine contemporaine.
Icône de style et symbole d'une Afrique moderne et ambitieuse, Fally Ipupa incarne l'élégance, la créativité et le rayonnement culturel du continent sur la scène mondiale

Categories: Afrique

La Brigade de Contrôle des Mines en croisade contre l'orpaillage illégal

Sun, 02/08/2026 - 21:40

La lutte contre l'exploitation aurifère clandestine se poursuit avec fermeté dans le département de l'Atacora. À Koussigou, localité de l'arrondissement de Perma dans la commune de Natitingou, la Brigade Mobile de Contrôle des Mines et Carrières de l'Atacora a engagé une nouvelle action de terrain pour mettre fin aux activités minières exercées en violation des textes en vigueur.

IDRISSOU Moutarou

Le samedi 07 février 2026, une importante opération menée par la Brigade Mobile de Contrôle des Mines et Carrières de l'Atacora, conduite par Madame le Préfet de l'Atacora, Déré CHABI NAH, a permis de notifier un dernier avertissement aux exploitants illégaux occupant le périmètre minier légalement concédé par l'État béninois à la société XINQUAN.

Sur le site de Koussigou, les membres de la Brigade Mobile ont constaté une dégradation avancée de l'environnement. Le périmètre est marqué par de nombreuses excavations profondes, des sols totalement bouleversés, des amas de roches et de résidus miniers, révélateurs d'une exploitation artisanale anarchique menée hors de tout cadre réglementaire.
Plusieurs centaines d'orpailleurs, majoritairement des jeunes et des mineurs, y opèrent dans des conditions extrêmement précaires. L'absence d'équipements de protection individuelle, la poussière omniprésente, la présence de déchets plastiques et la destruction progressive de la végétation exposent les exploitants et les populations riveraines à de graves risques sanitaires, humains et environnementaux.
Pour cette mission, la Brigade Mobile de Contrôle des Mines et Carrières de l'Atacora a mobilisé un important dispositif des forces de défense et de sécurité, ainsi que l'ensemble de ses membres issus des structures administratives, sécuritaires et techniques concernées. L'objectif était de rappeler avec fermeté l'illégalité de toute exploitation sur ce site et d'exiger la libération immédiate des lieux.

Avant la descente sur le terrain, une séance de travail s'est tenue sur la base de la société XINQUAN. À cette occasion, le directeur général de l'entreprise a exposé à la Brigade Mobile les entraves rencontrées dans la conduite régulière de ses activités, notamment la persistance des exploitants clandestins, l'usage non contrôlé de produits chimiques et l'implication de jeunes, d'adolescents et parfois d'enfants dans les travaux miniers.
Selon lui, cette situation constitue une menace permanente pour la sécurité des personnes, l'environnement et les investissements légalement établis.

Sur le site, les membres de la Brigade Mobile de Contrôle des Mines et Carrières de l'Atacora, notamment Madame le Préfet de l'Atacora, Déré CHABI NAH, le chef d'arrondissement de Perma, Cyrille KOUAGOU, le maire de Natitingou, Taté OUINDEYAMA, le directeur départemental de la Police républicaine de l'Atacora, Akim GBADAMASSI, ainsi que le directeur départemental de l'Énergie, de l'Eau et des Mines, Elyassoum P. M. SEFANDE, ont procédé à une séance de sensibilisation à l'endroit des exploitants.
Ils ont rappelé que toute activité minière exercée sans autorisation constitue une infraction grave et ont enjoint les occupants à quitter définitivement le site. La Brigade Mobile a également attiré l'attention sur les dangers liés à l'orpaillage clandestin, notamment les risques d'effondrement des puits, la consommation de stupéfiants et les menaces sécuritaires.
Les membres de la Brigade ont par ailleurs relevé la présence de plusieurs jeunes et mineurs dans un état second, une situation jugée particulièrement préoccupante au regard des enjeux de sécurité publique et de protection de l'enfance.

Prenant la parole au nom de la Brigade Mobile, Madame le Préfet de l'Atacora a réaffirmé la nécessité d'une application rigoureuse des textes miniers. Elle a rappelé que des pertes en vies humaines ont récemment été enregistrées au Centre hospitalier départemental de Natitingou, à la suite de l'effondrement de trous creusés par des exploitants clandestins sur le site de Koussigou, illustrant les dangers extrêmes de l'orpaillage illégal.
Elle a par ailleurs invité les exploitants artisanaux à s'orienter vers des alternatives légales, notamment la constitution de coopératives minières et l'obtention de périmètres autorisés, encadrés par les services compétents.

Au terme de cette opération, la Brigade Mobile de Contrôle des Mines et Carrières de l'Atacora a réaffirmé sa détermination à mettre fin à l'exploitation aurifère illégale à Koussigou, dans le strict respect des lois de la République, pour la protection des populations, de l'environnement et de l'ordre minier.

Categories: Afrique

Liste des 20 marchés déjà ouverts

Sun, 02/08/2026 - 21:15

Dans le cadre du Programme d'Actions du Gouvernement (PAG), le Bénin a déjà ouvert 20 marchés modernes urbains, répartis entre les grandes villes comme Cotonou, Porto-Novo, Parakou, Abomey, Djougou, Natitingou et des localités telles que Pahou, Houègbo, Azovè, Glazoué pour les marchés régionaux. Ces marchés urbains et régionaux offrent aux commerçants des espaces modernes, organisés et sécurisés.
Le dernier marché en cours de finalisation est celui de Ouando, à Porto-Novo, qui devrait être opérationnel à fin février 2026.

Marchés modernes urbains (15)

Cadjèhoun

Tokpégblé

Ganhi

Gbégamey

Agla-Hlazounto

Mènontin

Wologuèdè

Aïdjèdo

Midombo

Ahouangbo à Porto-Novo

Guêma à Parakou

PK3 à Cotonou

Houndjro à Abomey

Djougou

Cococodji

Marchés régionaux (5)

Pahou (Abomey-Calavi)

Houègbo (Allada)

Natitingou

Azovè

Glazoué

Categories: Afrique

Barthélémy Kassa maintenu 1er vice-président du parlement

Sun, 02/08/2026 - 21:15

Le député Barthélémy Kassa a été réélu, dimanche 08 février 2026, au poste de Premier vice-président de l'Assemblée nationale.

Député du Bloc Républicain (BR), l'un des partis de la majorité soutenant le président Patrice Talon, Barthélémy Kassa conserve son poste de 1er vice-président de l'Assemblée nationale.

Son élection, intervenue lors de la session inaugurale de la 10è législature, confirme la volonté de continuité au sommet de l'institution parlementaire.

Ancien ministre de l'Énergie et de l'Eau, professeur titulaire des universités, Barthélémy Kassa est une figure incontournable du paysage politique béninois. Malgré les remous qui ont jalonné son parcours ministériel par le passé, le député a su s'imposer au sein du parlement.
M. M.

Categories: Afrique

Mahougnon Kakpo élu 2e Vice-président de la 10e législature

Sun, 02/08/2026 - 21:14

À l'issue du vote intervenu ce dimanche 8 février 2026 au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, le député Mahougnon Kakpo a été élu 2e Vice-président de l'Assemblée nationale.

Mahougnon Kakpo est désormais le 2e Vice-président de l'Assemblée nationale. Député expérimenté, il n'en est pas à son premier poste au sein du Bureau parlementaire. Lors de la 9e législature, il occupait déjà les fonctions de 1er secrétaire parlementaire, un rôle stratégique dans l'organisation et le fonctionnement de l'institution. Avec cette nouvelle élection, il gravit un échelon supplémentaire dans la hiérarchie parlementaire. Mahougnon Kakpo succède ainsi à Léon Comlan Ahossi, qui occupait précédemment le poste de 2e Vice-président.

Au cours de la même séance, le député Barthélémy Kassa a été reconduit au sein du Bureau de l'Assemblée nationale en tant que 1er Vice-président. Il a été élu avec 108 voix pour, 1 contre et 0 abstention, confirmant la confiance de ses pairs à son endroit.

Zoom sur le nouveau président Joseph Djogbénou

Sun, 02/08/2026 - 15:04

Élu président de l'Assemblée nationale de la 10ᵉ législature ce dimanche 8 février 2026 au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, Joseph Fifamè Djogbénou s'impose comme l'une des figures centrales de la vie institutionnelle et politique béninoise. Il est avocat, universitaire de renom, ancien ministre de la Justice et ex-président de la Cour constitutionnelle.

Né le 20 mars 1969 à Abomey, Joseph Fifamè Djogbénou appartient à cette génération d'intellectuels béninois formée dans le contexte du renouveau démocratique des années 1990. Ce contexte marquera durablement son engagement pour le droit, les libertés publiques et les institutions.

Une formation universitaire d'excellence

Pur produit de l'Université d'Abomey-Calavi (UAC), Joseph Djogbénou y effectue l'intégralité de son cursus en droit. Titulaire d'une maîtrise en droit, il obtient en 1998, le Certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA), en sortant major de sa promotion. Il poursuit avec un DEA en droit de la personne humaine et de la démocratie, avant de soutenir en 2007 une thèse de doctorat en droit privé, consacrée aux privations de liberté individuelle de mouvement non consécutives à une décision pénale de condamnation sous la direction du professeur Dorothée Sossa. En 2009, il franchit une étape majeure en réussissant l'agrégation du CAMES en droit privé et sciences criminelles, là encore comme major de promotion, devenant professeur titulaire.

À l'Université d'Abomey-Calavi et à l'Université de Parakou, Joseph Djogbénou enseigne plusieurs disciplines clés : droit judiciaire privé, droit pénal, procédure pénale, droit des obligations, voies d'exécution ou encore procédures collectives. Il occupe également des fonctions académiques stratégiques, notamment comme chef du département de droit privé à la FADESP, directeur du Master en droit et institutions judiciaires, et directeur du Centre de recherches et d'études en droit et institutions judiciaires en Afrique (CREDIJ). Dans le milieu universitaire, il est reconnu pour avoir formé plusieurs générations de juristes béninois.

Auteur de plusieurs publications sur les droits de l'Homme, le droit judiciaire privé et les procédures pénales et civiles, Joseph Fifamè Djogbénou demeure aujourd'hui une figure incontournable du paysage institutionnel béninois.

Une carrière d'avocat marquée par des dossiers sensibles

Admis au stage d'avocat en 1998 et inscrit au Barreau du Bénin en 2000, Joseph Djogbénou se distingue rapidement par la défense de causes emblématiques. Il intervient notamment dans la défense de Hamani Tidjani, accusé de grand banditisme, ou encore de Patrice Talon, poursuivi sous le régime de Boni Yayi dans les affaires dites de tentative d'empoisonnement et de coup d'État, dossiers ayant conduit au rejet de la demande d'extradition par la justice française. Il a également été membre du Conseil de l'Ordre des avocats du Bénin.

Un engagement dans la société civile

Bien avant son entrée au gouvernement, Joseph Djogbénou s'illustre dans la société civile. Il préside l'ONG Droits de l'Homme, Paix et Développement (DHPD) entre 2002 et 2005. Il est également membre du Front des Organisations de la Société Civile pour le Contrôle Citoyen de l'Action Publique (FORS-CAP) de 2006 à 2007.

De la politique à la tête des institutions

Fondateur du parti Alternative citoyenne, Joseph Djogbénou est élu député en 2015 et devient président de la Commission des lois à l'Assemblée nationale. Le 7 avril 2016, il est nommé ministre de la Justice, Garde des Sceaux, dans le premier gouvernement du président Patrice Talon, poste qu'il occupe jusqu'en mai 2018, en pilotant plusieurs réformes judiciaires et institutionnelles majeures.

La même année, il est nommé à la Cour constitutionnelle, dont il devient président le 7 juin 2018. Il dirigera la haute juridiction jusqu'à sa démission en juillet 2022, un départ très commenté sur la scène politique nationale.

Leader partisan et président du Parlement

Après le retrait de Bruno Amoussou, il prend, le 16 juillet 2022, la tête de l'Union progressiste le Renouveau (UP-R), l'un des principaux partis politiques du Bénin. Cette position lui permet de jouer un rôle déterminant lors des législatives de janvier 2026. Son parti remporte 60 sièges sur les 109 à l'issue du scrutin. Ce dimanche 8 février, il est élu président de l'Assemblée nationale au titre de la 10e législature.

Categories: Afrique

Joseph DJOGBENOU, nouveau président de l'Assemblée nationale

Sun, 02/08/2026 - 15:02

L'ancien président de la Cour conb stitutionnelle, Joseph DJOGBENOU est élu président de l'Assemblée nationale, 10e législature, au terme d'un vote ce dimanche 8 février 2026 au Palais des gouverneurs à Porto-Novo.

Le Parlement béninois a un nouveau président. Joseph DJOGBENOU, président du parti Union progressiste le renouveau (UP-R), majoritaire au terme des législatives du 11 janvier 2026, est élu ce dimanche, à l'unanimité des députés, président de l'Assemblée nationale.
Le nouveau président est un avocat de droit privé, ancien ministre de la justice, et de la législation du chef de l'Etat Patrice Talon, le tout premier après son arrivée au pouvoir en avril 2016. Après un peu plus de 02 ans à la tête de ce département ministériel, il sera propulsé à la Cour constitutionnelle, sixième mandature. Porté par ses collègues conseillers, il sera élu président de la Haute institution qu'il préside, du 8 juin 2018, au 12 juillet 2022.
Revenu sur la scène politique après une démission, il se lance dans la bataille politique pour ratisser large autour des idéaux de l'Union progressiste le renouveau, succédant ainsi au patriarche, Bruno AMOUSSOU.

F. A. A.

Categories: Afrique, Swiss News

Installation de la 10e législature, un moment fort pour la démocratie béninoise (He SOHOU)

Sun, 02/08/2026 - 14:40

Les députés de la 10e législature ont été officiellement installés ce dimanche 8 février 2026, lors d'une cérémonie présidée par le bureau d'âge. Cette installation selon Alexandre SOHOU, élu de la 15e Circonscription électorale (CE), est « un moment fort pour la démocratie béninoise ».

La 10e législature installée. L'acte fort consacrant l'entrée en fonction des députés élus au terme de l'élection législative du 11 janvier 2026, a été posé ce dimanche 8 février 2026, au Palais des gouverneurs à Porto-Novo.
Cette installation selon le député Alexandre SOHOU, élu sur la liste du parti Union progressiste le renouveau (UP-R), dans la 15e CE, est « un moment fort pour la démocratie béninoise ». Pour lui, elle consacre « la confiance du peuple envers ses représentants et ouvre une nouvelle page de responsabilité et d'engagement au service de la nation ».
Fier d'aborder cette législature avec « humilité et admiration », le parlementaire a exprimé ses remerciements à ses mandats pour leur confiance, et rassuré de ce qu'il sera à leurs côtés et à leur écoute.
Alexandre SOHOU n'a pas manqué d'exprimer ses remerciements au chef de l'Etat Patrice Talon pour sa vision et son engagement à faire avancer la démocratie au Bénin.
Les travaux en plénière reprennent dans quelques instants pour l'élection du bureau. Mais des sources concordantes évoquent le nom de l'ex président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, au perchoir.

F. A. A.

Categories: Afrique, Swiss News

Louis KOUKPEMEDJI renonce à ses fonctions de DG de la SoBAPS

Sun, 02/08/2026 - 13:42

Elu député dans la 20e Circonscription électorale au terme de l'élection législative du 11 janvier 2026, Louis D. KOUKPEMEDJI, directeur général de la Société béninoise d'approvisionnement pharmaceutique et des services (SoBAPS), a renoncé à ses fonctions, et siégera au Parlement.

Se conformant aux dispositions légales, Louis D. KOUKPEMEDJI a renoncé à ses fonctions de directeur général de la Société béninoise d'approvisionnement pharmaceutique et des services. Il va désormais se consacrer à son mandat de député à l'Assemblée nationale, 10e législature. Cette décision selon le parlementaire, est motivée par le choix des populations à la base qui ont souhaité qu'il siège à l'Assemblée nationale pour porter leur voix.
Dans une interview à la presse, il a exprimé ses remerciements au chef de l'Etat Patrice Talon pour la confiance placée en sa personne depuis bientôt 6 ans. Il a également exprimé ses remerciements au ministre de la santé, Benjamin Hounkpatin, et le conseil d'administration de la SoBAPS. « Ce fut une joie de travailler à leurs côtés. Ce fut un sincère honneur d'avoir travaillé à leurs côtés et surtout d'avoir appris. Je voudrais continuer à compter sur leur appui et leurs conseils pour cette mission », a confié l'élu de la 20e CE.
Après la cérémonie officielle d'installation, les députés se retrouvent dans une heure pour l'élection des membres du bureau.

F. A. A.

Categories: Afrique, Swiss News

Les 109 députés de la 10e législature officiellement installés

Sun, 02/08/2026 - 13:30

Les députés de la 10e législature de l'Assemblée nationale du Bénin ont été officiellement installés ce dimanche 8 février 2026 au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, conformément aux dispositions constitutionnelles. La cérémonie a été conduite par le bureau d'âge présidé par le doyen N'da Antoine N'dah, assisté des deux plus jeunes députés, Youssouf Issa et Faridatou Traoré Yacoubou.

La 10e législature installée. La session inaugurale marquant l'entrée en fonction des députés a été marquée par la lecture de la décision EL 26-001 du 19 janvier 2026 portant proclamation des résultats définitifs des élections législatives du 11 janvier 2026, l'affichage de la liste des députés élus, la décision portant validation des mandats de Michel Sodjinou et de Koussonda Moukaram Adjibadé de la Cour constitutionnelle, l'appel nominal des élus et la déclaration solennelle d'installation des 109 députés.
Dans son allocution, le doyen d'âge a salué la vitalité démocratique du Bénin et appelé les députés à l'unité, à la responsabilité et au dépassement des clivages politiques. Il les a exhortés à défendre l'intérêt général, à respecter les valeurs républicaines et à faire preuve de rigueur, d'assiduité et d'exemplarité dans l'exercice de leur mandat.
Ndah Antoine N'dah a été assisté dans son rôle de doyen d'âge, des deux plus jeunes députés de la 10e législature, plus jeune, Youssouf Issa, élu sur la liste du parti Union progressiste le renouveau (UP-R), et Faridatou Traoré Yacoubou du parti Bloc républicain (BR).

F. A. A.

Categories: Afrique, Swiss News

Enjeux et opportunités du Bamboo au cœur d'un talk à Cotonou

Sun, 02/08/2026 - 13:17

En prélude à la première édition du World Bamboo Festival (WBF – 2026), un Bamboo Talk a eu lieu samedi 7 février 2026 à l'espace TAM TAM de Fidjrossè, à Cotonou. Les discussions ont été axées sur les enjeux et opportunités du bambou comme ressource stratégique pour le développement durable.

Sensibiliser sur les potentialités écologiques, économiques et culturelles du bambou, tout en annonçant officiellement le lancement de l'édition 2026 du World Bamboo Festival. C'est l'objectif du Bamboo Talk organisé ce samedi par des acteurs de la filière. Le Bénin est le deuxième plus grand producteur de bambou en Afrique de l'Ouest. Malgré son fort potentiel, la filière bambou reste sous-développée et peu valorisée. Selon Thierry Gnansounou, Contrôleur des Eaux, Forêts et Chasse, le bambou est appelé à jouer un rôle central dans la préservation des ressources forestières. « Le bambou, c'est une plante extraordinaire. (…) C'est la plante de demain, c'est le bois de demain », a-t-il déclaré. Le bambou se distingue par sa capacité à remplacer le bois issu des forêts naturelles. « Tout ce qui peut être fait avec les arbres et le bois de la forêt, le bambou peut le faire », a-t-il ajouté.

Grâce à sa croissance rapide, le bambou constitue une alternative face à la déforestation. Présent dans plusieurs régions du Bénin, il bénéficie d'un climat favorable à son développement. « Le climat asiatique est pratiquement le même que le nôtre. Cela signifie que presque toutes les espèces de bambou peuvent s'adapter au Bénin », a souligné le forestier.

Une richesse encore sous-exploitée

Le Bénin dispose de plusieurs espèces de bambou, mais leur valorisation reste limitée. « Personne ne savait réellement que nous avions cette ressource-là et qu'on pouvait la valoriser », a reconnu Thierry Gnansounou. Il a également insisté sur la nécessité d'associer tous les artisans à ce processus entamé pour le développement de la filière du bambou au Bénin.

Présidente de l'ONG Africa Bambou, Kadirath-Lah Aline, experte en gestion des ressources forestières et environnementales, a mis en lumière les nombreux avantages environnementaux du bambou.« Le bambou absorbe cinq fois plus de gaz à effet de serre que les autres arbres et libère 35 % d'oxygène supplémentaire », a-t-elle expliqué. À l'en croire, un hectare de bambou à maturité peut absorber jusqu'à 12 tonnes de carbone par an. Le bambou est donc un outil stratégique dans la lutte contre les changements climatiques et une opportunité pour positionner le Bénin sur le marché international du carbone. « On ne peut pas parler de changements climatiques sans parler de solutions. Le bambou est une solution concrète », a affirmé Kadirath-Lah Aline.

Un potentiel économique considérable

Sur le plan économique, le bambou représente un marché mondial en forte expansion. « En 2007, le marché mondial du bambou était estimé à 10 milliards de dollars. En 2024, il est passé à 150 milliards. (…) Le bambou a 1 500 utilisations ; cela veut dire 1 500 opportunités économiques et 1 500 entreprises potentielles », a rappelé Kadirath-Lah Aline.

Elle a également évoqué les multiples usages médicinaux, agricoles et industriels du bambou, ainsi que son potentiel de création d'emplois pour les jeunes et les femmes.
Face à ce potentiel, Kadirath-Lah Aline multiplie les initiatives. En septembre 2025, elle a organisé la première édition de l'Africa Bamboo Expo. Au titre de l'année 2026, un forum des acteurs du bambou se tiendra. La deuxième édition de l'Africa Bamboo Expo est programmée pour le mois de septembre, suivie du lancement du programme Bambou for Education.

Découvrir le Bambou à travers un festival

Passionné par le bambou, Alexander Gbedo est également un acteur qui œuvre pour le développement de cette filière au Bénin. Il organise, le 28 février prochain, la première édition du World Bamboo Festival (WBF – 2026). Selon lui, le festival adoptera une approche à la fois festive et immersive. « Il ne s'agira pas de dialogue scientifique, mais de faire aimer le bambou : boire dans un verre en bambou, manger dans une assiette en bambou, être dans un décor en bambou », a déclaré le fondateur et commissaire général du World Bamboo Festival, Alexander A. Gbedo.

À travers ce Bamboo Talk, les organisateurs entendent poser les bases d'une véritable structuration de la filière bambou au Bénin. Une dynamique qui se poursuivra avec le World Bamboo Festival, annoncé comme un rendez-vous majeur pour révéler au grand public le potentiel écologique, économique et culturel de cette ressource d'avenir.

Categories: Afrique, Swiss News

Le Bénin quitte le Groupe mondial II après sa défaite

Sun, 02/08/2026 - 13:00

Le Bénin ne fait plus partie du Groupe mondial II de la Coupe Davis. À l'issue des play-offs disputés les 7 et 8 février face au Salvador, les Guépards tennismen ont été battus 1-3 sur le court du Sofitel Hôtel de Cotonou.

La première journée avait pourtant laissé entrevoir de l'espoir. Après la défaite du jeune Kalomm Agbo Panzo face à Diego Andres Duran Delgado, Alexis Klegou a remis les deux équipes à égalité en s'imposant au tie-break contre Juan Carlos Fuentes Vasquez. Le score était alors de 1-1, nourrissant l'espoir d'une qualification.

Mais la deuxième journée a scellé le sort du Bénin. Le double Agbo Panzo/Klegou puis le simple de Klegou contre Duran Delgado se sont soldés par des défaites. Résultat final : 1-3 en faveur du Salvador. Cette contre-performance relègue le Bénin en Groupe III, une division inférieure, et met fin à ses ambitions pour le mondial 2026.

Categories: Afrique, Swiss News

Les 60 députés de la Gauche (UP-R) et 49 de la Droite (BR) entrent en fonction

Sun, 02/08/2026 - 11:01

Les 109 députés élus au terme des législatives du 11 janvier 2026 au Bénin, seront officiellement installés ce dimanche 8 février par le bureau d'âge présidé par N'dah Antoine N'dah.

Le Bénin marque un tournant de son histoire politique ce dimanche 8 février 2026. Les 109 députés de la 10e législature seront officiellement installés au Palais des gouverneurs à Porto-Novo. Dans le lot, les 60 députés de la Gauche, provenant du parti Union progressiste le renouveau (UP-R), majoritaire ; et les 49 de la Droite, élus sous les couleurs du parti Bloc républicain (BR).
Ces deux formations politiques selon les résultats proclamés par la Commission électorale nationale autonome (CENA), et validés par la Cour constitutionnelle, ont pu réunir le seuil des 10% à l'échelle nationale, et de 20% dans toutes les circonscriptions électorales. Ce qui leur permet de siéger à cette nouvelle mandature.

  • Bien que soutenant les actions du gouvernement, et liés par un accord de gouvernance, le Bloc républicain et l'Union progressiste le renouveau ne partagent pas la même idéologie politique.

Les militants de la « vague jaune » comme on les appelle, sont motivés par le socialisme, une idéologie politique qui prône l'instauration d'une société plus juste et égalitaire en luttant contre les inégalités sociales et la propriété privée des moyens de production. Les partisans de cette philosophie prônent également la solidarité, la justice sociale, l'intérêt général, et la propriété collective ou la régulation des moyens de production.
A l'opposé, les militants de la Droite, « Le cheval cabré », mêlent conservatisme social, libéralisme économique et attachement à la nation. Leur idéologie repose sur la liberté d'entreprendre, la responsabilité individuelle, la solidarité et la défense des valeurs traditionnelles.
Contrairement à l'idée d'un Parlement monocolore qu'évoque une frange de la population, ces deux courants du fait de leur divergence philosophique , pourront bien animer le débat politique.

F. A. A.

Categories: Afrique, Swiss News

Les nouveaux députés entrent en fonction ce dimanche

Sun, 02/08/2026 - 00:29

Le Palais des Gouverneurs à Porto-Novo s'apprête à vivre un moment institutionnel majeur ce dimanche 8 février 2026, avec l'installation officielle des députés de la 10ᵉ législature de l'Assemblée nationale du Bénin. Cette cérémonie solennelle marquera l'entrée en fonction des 109 représentants du peuple élus lors des législatives du 11 janvier dernier, ouvrant ainsi une nouvelle séquence de la vie parlementaire nationale.

Au-delà du cérémonial républicain, cette première séance consacre le démarrage effectif des travaux de la nouvelle législature. Elle s'inscrit dans le strict respect des dispositions constitutionnelles et du code électoral qui fixent l'installation des députés au deuxième dimanche du mois de février de l'année électorale.

Une cérémonie hautement symbolique

La séance inaugurale sera dirigée par le bureau d'âge, composé du doyen d'âge assisté des deux plus jeunes députés. Cette phase marque le point de départ officiel du mandat parlementaire, dans un contexte d'attentes fortes en matière de contrôle de l'action gouvernementale et de représentation des citoyens.

En amont de cette installation, les députés élus ont déjà franchi une étape administrative clé avec le retrait de leurs attributs parlementaires entre le 2 et le 5 février 2026. Cette formalité, organisée au siège du Parlement, constitue une phase indispensable du processus d'entrée en fonction des élus.

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Nathan Tchibozo, premier du Bénin au JO d'hiver

Sat, 02/07/2026 - 22:40

Les Jeux Olympiques d'hiver de Milano Cortina 2026 ont démarré ce vendredi 6 février. Nathan Tchibozo, jeune athlète béninois de 22 ans défendra pour la première fois de l'histoire, les couleurs nationales à ce grand rendez-vous sportif international.

Du 6 au 22 février 2026, le Bénin participe pour la première fois à une olympiade hivernale (sky), en Italie grâce à Nathan Tchibozo, jeune athlète béninois qui a découvert la discipline depuis l'âge de 03 ans.
Par sa participation, il inscrit en lettres d'or, le Bénin à cette compétition internationale.
Les Jeux olympiques se déclinent en deux grandes catégories : les Jeux d'été et les Jeux d'hiver. Si le Bénin a plusieurs fois marqué sa présence aux jeux d'été, tel n'est pas le cas pour les jeux d'hiver, réservés aux pays disposant d'infrastructures et de traditions liées aux sports de neige et de glace.
Pour ces Jeux Olympiques d'hiver de Milano Cortina, le Bénin fait partie des trois nouvelles nations qui font leur entrée dans la compétition.

F. A. A.

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Un bâtiment parti en fumée à Bohicon ‎

Sat, 02/07/2026 - 22:00

Un incendie, alimenté par du carburant de contrebande, a entièrement ravagé, samedi 7 février 2026, un bâtiment et d'importants stocks d'essence au carrefour Dako dans la ville de Bohicon.

‎Un bâtiment sis en face de la station-service SGB To à Bohicon a brûlé dans la journée du samedi 7 février 2025. Le feu s'est rapidement propagé avec la présence de plus de six barils de "kpayo" (essence de contrebande).

‎Une épaisse colonne de fumée noire était visible à des kilomètres à la ronde.

L'intervention rapide des sapeurs-pompiers, épaulés par les agents de la Police républicaine, a permis de sécuriser un périmètre de sécurité et d'empêcher les flammes de gagner les commerces et habitations adjacents.

‎Il n'y a pas eu de perte en vies humaines ni de blessés. Mais d'importants dégâts ont été enregistrés.

‎Le bâtiment touché a été réduit en cendres, emportant avec lui de nombreux effets personnels et des marchandises.

Si le pire a été évité, ce nouvel incendie remet en lumière les risques persistants liés au stockage informel de produits inflammables en zone urbaine.
‎M. M.

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Bénin, 2e contributeur à la croissance de la filière cajou

Sat, 02/07/2026 - 15:14

Le Bénin a doublé sa transformation de noix de cajou en 2025, se hissant au rang de 2è contributeur à la croissance de la filière en Afrique de l'Ouest.

Porté par une politique volontariste d'interdiction des exportations brutes et le déploiement massif d'infrastructures, le Bénin a transformé 50 000 tonnes de noix de cajou en 2025. Ce volume, bien qu'encore modeste par rapport au géant ivoirien (600 000 tonnes), représente une progression fulgurante pour Cotonou. Il y a seulement cinq ans, en 2020, le pays ne traitait que 13 000 tonnes localement.

Depuis avril 2024, le gouvernement béninois a en effet pris une mesure radicale en interdisant toute exportation de noix de cajou brute, une stratégie « plus restrictive » que celle de ses voisins, mais visant à garantir la matière première aux industriels locaux.

GDIZ, le moteur

Au cœur de cette réussite se trouve la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ). Située à 45 kilomètres de Cotonou, cette plateforme logistique et industrielle est devenue le poumon de la transformation nationale. Grâce à des installations modernes, elle permet de convertir les noix brutes en amandes prêtes à l'exportation, captant ainsi une plus grande part de la valeur ajoutée mondiale.

Cette performance s'inscrit dans un contexte régional dynamique. En 2025, la transformation en Afrique de l'Ouest a progressé de 51%, atteignant un total de 732 000 tonnes. Si la Côte d'Ivoire reste le leader incontesté avec 82% de la production d'amandes de la région, le Bénin se distingue désormais comme le "bon élève" du secteur, dépassant un Nigéria en déclin (50 000 tonnes, soit une baisse de 17%).

Malgré ces avancées, le défi reste immense à l'échelle du continent. L'Afrique produit plus de la moitié de la récolte mondiale de noix de cajou, mais moins de 10% de cette production est transformée sur place.

Pour le Bénin, l'enjeu des prochaines années sera de maintenir cette cadence pour transformer la totalité de sa récolte nationale, créant ainsi des milliers d'emplois et réduisant sa dépendance aux fluctuations des cours mondiaux des produits bruts.

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L'UA doit se réformer pour devenir une institution dont l'Afrique a besoin

Sat, 02/07/2026 - 15:13

Dans un commentaire publié en ligne, un internaute a posé une question intrigante : « Si l'Union africaine (UA) n'est pas capable de créer une monnaie unique, une armée unifiée ou un passeport commun, alors quel est exactement le but de cette union ? ».

La section des commentaires s'est enflammée, certains internautes affirmant que l'UA ne sert plus les intérêts du peuple africain, mais plutôt ceux de l'Occident et des nations individuelles avides des ressources de l'Afrique. Certains ont même déclaré en plaisantant qu'elle devrait être rebaptisée « Western Union ».

Mais sérieusement, comment un pays comme la France a-t-il réussi à maintenir une influence économique sur 14 États africains grâce à son système du franc CFA, alors que le continent est incapable de créer son propre régime monétaire unique ? Pourquoi le continent semble-t-il accepter sans broncher que les puissances mondiales établissent leurs bases militaires sur son territoire, mais ne semble pas intéressé par la création de sa propre armée unifiée ? Pourquoi l'idée d'une ouverture des frontières effraie-t-elle nos dirigeants, les poussant à se réfugier derrière la souveraineté ?

Ces questions remettent en cause la pertinence de l'UA dans la géopolitique actuelle. Il ne fait aucun doute que l'UA reste pertinente, car elle continue de parler au nom de l'Afrique sur les plateformes mondiales en tant que symbole de l'unité du continent. Mais le malaise qui l'entoure est justifié, car le symbolisme ne suffit plus.

Dans un continent aux prises avec des conflits persistants, une fragmentation économique et des reculs démocratiques, les institutions sont jugées non pas sur leur présence, mais sur leur impact.

D'après le chat et plusieurs autres groupes de discussion sur les réseaux sociaux, la plupart des Africains sont mécontents des résultats obtenus jusqu'à présent par l'Union africaine. Pour beaucoup, l'organisation est déconnectée de la réalité et ils réclament désormais une refonte immédiate.

À leurs yeux, l'UA est un club de cabales dont la principale réalisation a été de protéger leurs acolytes criminels.

Un commentateur a déclaré : « La principale tâche de l'UA est de féliciter les dictateurs qui tuent leurs citoyens pour conserver le pouvoir grâce à des élections truquées. » Un autre a déclaré : « L'UA est une bande de dirigeants atrophiés qui dansent sur les tombes de leurs citoyens, pillant les ressources de leur peuple pour les cacher à l'étranger. »

Ces opinions peuvent sembler sévères, mais elles reflètent bien la façon dont les gens perçoivent l'organisation à travers le continent.

Une vision floue

L'Union africaine, créée en juillet 2002 pour succéder à l'OUA, est née d'une vision ambitieuse visant à unir le continent vers l'autosuffisance en favorisant l'intégration économique, en renforçant la paix et la sécurité, en encourageant la bonne gouvernance et en représentant le continent sur la scène internationale, après la fin du colonialisme.

Au fil du temps, cependant, le fossé entre cette vision et la réalité sur le terrain s'est creusé. L'UA semble impuissante à résoudre les conflits croissants qui secouent le continent, qu'il s'agisse de coups d'État incessants, d'élections chaotiques ou d'agressions extérieures.

Cette faiblesse chronique a lentement érodé la confiance du public dans l'organisation et, de ce fait, l'UA est désormais considérée comme un forum de discours plutôt que de solutions. Comme le dit un commentateur, « l'UA est devenue une tribune de discussion grotesque, incapable d'agir ou de mordre ».

Appel à la création d'un nouvel organisme

Le sentiment général sur le terrain est que l'UA stagne et n'a pas grand-chose à montrer après plus de 60 ans d'existence (depuis l'époque de l'OUA). Elle est également considérée comme impuissante et soumise aux caprices de ses « maîtres ». Certains commentateurs ont même appelé à sa dissolution et à la création d'un nouvel organisme qui servirait les intérêts du continent et de ses populations.

Cela ressemble à un vote de défiance. Pour regagner la faveur du public et rester une force au service du bien-être du continent, l'UA doit entreprendre des réformes cruciales, renforcer la responsabilité et faire preuve de courage politique de toute urgence. Sans cela, elle risque de survivre en apparence tout en perdant de son essence.

La question n'est pas de savoir si l'Afrique a besoin de l'UA, mais si l'UA est disposée et prête à devenir l'institution dont l'Afrique a besoin, une institution suffisamment audacieuse pour initier une démarche courageuse vers un marché commun, une monnaie unique, une armée unifiée et un régime de passeport commun. C'est possible !

Par Mike Omuodo, expert panafricain en relations publiques et communication basé à Nairobi, au Kenya.

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Venezuela : Trump a décapité un modèle épuisé

Sat, 02/07/2026 - 07:43

Lorsque les États-Unis, à l'aube du 3 janvier 2026, lancent l'opération pour kidnapper le chef d'État Nicolás Maduro, la surprise est totale. Surprise également devant la mise en scène de type hollywoodienne, la facilité apparente de l'attaque et surtout l'absence quasi-totale de riposte de l'armée vénézuélienne. L'acte commis, au mépris de toutes les règles du droit international a choqué, à l'exception de pays alliés des États-Unis, notamment européens, qui s'étaient alignés servilement depuis déjà des années sur son attitude vis-à-vis de ce pays.

Pour comprendre l'évolution des relations vénézuélano-américaines il faut revenir sur les particularités de ce pays, y compris au sein de l'Amérique latine. Ce pays doit sa singularité au fait que dès le début du 20 ème siècle le pétrole y jaillit en abondance et s'avère en posséder des réserves considérables, même si certains gisements de la ceinture Orénoque sont difficilement exploitables et difficiles à raffiner constituant ainsi des réserves plutôt que des ressources exploitables. Au sortir de la dictature brutale – de 1948 à 1958 - le pays a déjà bénéficié des retombées de la manne pétrolière et connaît déjà les méfaits de sa malédiction – on produit peu et on importe tout. La corruption adossée au pétrole prend son essor et permet l'émergence de grandes familles oligarchiques. Le pays se transforme en État rentier et offrira dans les trente années qui suivront à ses habitants le plus haut niveau de revenu par tête de l'Amérique latine. Le pays met en place un régime politique ponctué d'alternance entre sociaux-démocrates (du parti AD) et conservateurs (du parti Copei), excluant tous les autres. Le pays est le plus urbanisé d'Amérique latine (83 % d'urbains), importe 80 % de son alimentation, possède un réseau bancaire très dense et se retrouve le plus américanisé d'Amérique latine.

Une classe moyenne s'y est développée en permettant aux épargnants de pouvoir détenir des comptes libellés en dollars bénéficiant ainsi du différentiel d'inflation entre le dollar et la monnaie nationale.
Ce rêve prendra fin brutalement en 1983, lorsque en une nuit la convertibilité dollar-bolivar fut supprimée et les comptes dollars convertis en bolivars au taux de 4,13 bolivars = 1 dollar au lieu de la parité la veille.
On entrait alors dans une nouvelle période. La fin de la décennie fut marquée en 1989 par le Caracazo, trois jours d'émeutes urbaines et environ un millier de morts pour protester contre l'application d'un paquet de mesures imposé par le FMI et relayé par le président social-démocrate Carlos Andrés Perez.

C'est dans ce contexte qu'un militaire peu gradé- Hugo Chávez – tente un coup d'État au début des années 90. Aussitôt arrêté avec une trentaine de ses hommes, il est jeté en prison. Il en profite pour peaufiner un programme politique avec ses nombreux visiteurs. Libéré trois années plus tard, Chávez n'aura de cesse de parcourir le pays suscitant une adhésion croissante qui obligera la plupart des candidats des autres partis à se rallier à sa candidature. Fin 1998, il sera triomphalement élu.

Une autre période commence avec un pays clivé et fortement politisé. Les vieux partis qui géraient le bipartisme se retrouvent affaiblis et structurent une opposition rejointe par des partis d'extrême droite où militait déjà María Corina Machado. Un hiatus toujours présent aujourd'hui se met en place. La bourgeoisie d'affaires, rentière ou corrompue qui contrôle toujours l'économie, la finance et les médias ne supporte pas d'avoir été écartée des postes politiques et ne rêve que de revanche.

Le chavisme s'affirme avec une idéologie qui mélange références à Marx, Bolivar et Dieu, triptyque assez récurrent dans la gauche latino-américaine. Chávez voulut en reprendre le contrôle de la compagnie pétrolière créée une vingtaine d'années auparavant en en changeant la direction. Insupportable pour l'opposition qui tenta un coup d'État en 2002 en s'appuyant sur une partie de l'armée et une collusion avec les États-Unis et l'Espagne.

Quelques mois plus tard, fin 2002-début 2003 le pays fut confronté à un lock-out décrété par la direction pétrolière, grève très dure qui perdura plusieurs mois et pris fin par le licenciement de plusieurs milliers de cadres de la compagnie, soit près d'un quart des effectifs. La production pétrolière qui avait atteint le niveau de 3 millions de barils/jours commença à décliner et fut divisée par 3 ou 4. L'opposition, toujours dans un esprit de revanche suscita en 2004 un « referendum révocatoire qui finira par un succès éclatant de Chávez
Pendant cette période la « révolution bolivarienne » qui porta le slogan du « socialisme du XXI ème » sortit de son isolement et fut rattrapée par le virage à gauche de l'Amérique latine lui permettant de créer en 2004 avec une dizaine de pays, l'Alliance bolivarienne pour les Amériques , l'ALBA. La solidarité internationale battit son plein et de nombreux Comités bolivariens essaimèrent dans le monde occidental. Pour faire face à la corruption croissante qui gangrenait les administrations publiques qu'il lui fallait contourner, Chávez, avec l'aide de Cuba, mit sur pieds les « missions » (Adentro, Robinson, Miracle, …) dans le domaine de la santé, de l'éradication de l'analphabétisme dont le succès fut tel que l'opposition dut s'engager à les maintenir en cas de victoire.

La fin de la décennie fut marquée par la chute des prix du pétrole, le manque de devises, l'endettement qui rendait les vendeurs réticents, de crainte de n'être pas payés, et un budget insuffisant pour faire tourner le pays. La Chine et la Russie vinrent en aide au régime au travers de prêts assortis de conditions sévères.
Rattrapé par la maladie Chávez mourut en 2013 non sans avoir auparavant désigné Nicolás Maduro comme son successeur. Celui-ci hérite d'un pays exsangue, fortement endetté, en chute massive de production où tous les premiers acquis en matière sociale et démocratique furent laminés. Le pouvoir devint sans boussole stratégique ne donnant l'impression de n'être animé que par le seul souci de se maintenir au pouvoir au mépris bien souvent du respect des procédures électorales rendant sa légitimité de plus en plus contestée. Mais c'est l'embargo financier (2017) puis pétrolier (2019) mis en place par Donald Trump qui dirigent le pays vers l'effondrement. Ce train de sanctions sera durci ultérieurement et continument jusqu'à la mise sur pieds d'un véritable embargo, notamment pétrolier. La production était passée de 3 millions de barils/jours à environ un million. Entretemps – dès 2015 - la population quittait massivement le pays. Au total 6 à 8 millions de Vénézuéliens prirent la route de l'exil sur une population totale d'un peu plus de trente millions. Une véritable hémorragie. L'accueil ne fut pas celui espéré et les campagnes de rejets furent nombreuses et exploitées par les forces de droite continentales.

À l'évidence le modèle vénézuélien ne faisait plus recette et son image de marque se dégradait mettant à mal les ressorts de la solidarité internationale. Il devenait un boulet et un fardeau de plus en plus lourd à porter pour les amis de la révolution bolivarienne. Alors qu'à l'évidence le modèle ne cochait plus les valeurs traditionnelles de gauche, il était utilisé en Amérique latine par les forces de droite comme un repoussoir.
C'est dans ce contexte qu'intervient l'opération d'enlèvement du président Maduro. Elle crée une situation nouvelle dans le pays. Jusqu'alors l'espace politique était fortement clivé autour de la personne du président qui incarnait le régime. Le clivage principal se structurait entre pro-Maduro et anti-maduristes. Ces derniers représentaient une opposition éclatée entre trois courants principaux. Une forme extrême incarnée par Corina Machado qui appelait depuis des années ouvertement au renversement du régime au travers d'une intervention étrangère américaine. Une frange modérée issue du bipartisme qui avait régné pendant des décennies et une opposition de gauche qui avait quitté le madurisme. Toutes les trois étaient victimes de la répression et alimentaient les prisons du pays.

Aujourd'hui le clivage principal autour duquel va s'organiser la vie politique c'est celui du rapport aux États-Unis. Faut-il accepter la « collaboration » et le statut de semi-colonie ou faut-il résister ? Les ennemis d'hier devenant les alliés d'aujourd'hui. Pour l'instant le bloc maduriste, y compris l'armée, fait bloc derrière la présidente intérimaire Delcy Rodríguez pour assumer la coopération. Il est appuyé en cela par le courant de Marina Machado qui attend d'être associé au pouvoir, ce à quoi œuvre Trump. Pour l'instant Marina Machado n'est toujours pas rentrée au pays. L'armée semble vouloir conserver son unité et profiter des avantages que lui procurer sa présence en nombre dans les ministères et l'appareil d'État. En face, l'opposition à cette ligne reste pour l'instant silencieuse et semble peiner à s'organiser.

En attendant des mesures sont prises qui attestent de la docilité du régime et bousculent l'ordre établi. La libération d'une première vague d'une centaine de prisonniers politiques a précédé l'annonce par la présidente intérimaire d'une amnistie générale complétée par la fermeture de la prison centrale de Caracas qui sera vidée et réaffectée à des usages sociaux. Des accords pétroliers sont votés par l'Assemblée nationale ouvrant le secteur à des firmes privées. Des accords pétroliers sont conclus avec les États-Unis permettant à ceux-ci de contrôler l'exportation du pétrole. À cela s'ajoute la ré-installation d'une antenne de la CIA à Caracas et d'une ambassade américaine. Les États-Unis prétendent non pas bloquer les exportations de pétrole du pays, mais en contrôler le mécanisme. Trump essaie, sans grand succès, de mobiliser les majors du pétrole pour revenir au Venezuela en proposant des incitations. Douchées par leurs revers passés, elles restent réticentes. Les États-Unis se gardent bien de détruire le régime et son appareil d'État et avancent prudemment afin d'éviter tout risque de guerre civile. L'objectif étant d'opérer à une transition vers un régime de leur vœu et obéissant en attendant, peut-être à terme, d'organiser des élections contrôlables et redistribuer les postes de pouvoir. Pour l'instant le peuple vénézuélien semble dessaisi de son histoire et risque d'assister à la transformation d'un chemin vers le « socialisme du XXI ème » en une chimère de plus.

MICHEL ROGALSKI
Directeur de la revue Recherches internationales

Cette chronique est réalisée en partenariat rédactionnel avec la revue Recherches internationales à laquelle collaborent de nombreux universitaires ou chercheurs et qui a pour champ d'analyse les grandes questions qui bouleversent le monde aujourd'hui, les enjeux de la mondialisation, les luttes de solidarité qui se nouent et apparaissent de plus en plus indissociables de ce qui se passe dans chaque pays.

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