Face aux dépenses faramineuses auxquelles les familles sont confrontées après le décès d'un membre, l'évêque de Kandi, Clet Fèliho, exhorte à un encadrement du rite funéraire au Bénin. Le prélat a adressé à cet effet une correspondance au président de l'Assemblée nationale, Joseph Djogbénou.
« Honorer les morts sans sacrifier els vivants », c'est l'objet d'une lettre adressée au président de l'Assemblée nationale, Joseph Djogbénou. La correspondance en date du 2 août 2026, et signée de Clet Fèliho, évêque de Kandi, a été lue ce lundi 7 septembre 2026, lors de la session extraordinaire de l'Assemblée nationale.
Dans ce courrier, le prélat a déploré les « exigences financières, matérielles, coutumières, parfois insupportables » auxquelles les veuves, des orphelins, des filles et fils sont soumis « au nom de la tradition ». Il estime que les contributions imposées, les dépenses ostentatoires, les cérémonies interminables et les multiples prélèvements finissent par « transformer le deuil en une épreuve économique et sociale ».
Quand le deuil devient une dette
Dans plusieurs communautés, la pression sociale pousse les familles à organiser des funérailles au-delà de leurs moyens. Il faut parfois « faire comme les autres », préserver l'honneur de la famille ou éviter les critiques de l'entourage. Ce qui conduit à des dettes. L'évêque dans sa note, regrette qu'au lieu de consoler les familles, on les accable, au lieu de partager leurs peines, on aggrave leurs souffrances.
Un débat national devenu nécessaire
Face à cette réalité, un débat national sur les pratiques funéraires apparaît nécessaire. Les pouvoirs publics ont leur rôle à jouer, mais ils ne peuvent agir seuls. Les chefs traditionnels, les responsables religieux, les élus locaux, les associations, les familles et l'ensemble des acteurs de la société doivent être associés à cette réflexion.
Selon Clet Fèliho, reformer les funérailles, ce n'est pas combattre la tradition. « C'est sauver la famille, préserver la jeunesse et préparer un avenir où nos coutumes demeurent des sources de vie plutôt que des causes de pauvreté et de division. Voilà le cri de cœur que j'adresse à tous les garants de la paix dans notre société », a-t-il souligné mettant l'accent sur la nécessité d'agir pour préserver la cohésion sociale et l'unité de la famille.
F. A. A.
Les députés de la 10e législature sont convoqués, ce lundi 7 septembre 2026, au siège de l'Assemblée nationale, à Porto-Novo pour l'ouverture d'une session extraordinaire. Les travaux porteront sur l'examen et l'adoption du budget de l'institution pour l'exercice 2027.
Les députés en session extraordinaire ce lundi 7 septembre 2026. Selon un communiqué signé le 2 septembre par le président de l'Assemblée nationale, Joseph Djogbénou, l'essentiel des travaux portera sur l'examen et l'adoption du budget de l'institution pour l'exercice 2027.
Sous réserve de l'atteinte du quorum, les parlementaires devront également procéder à l'ouverture officielle de la session, conformément au Règlement intérieur de l'institution. Cette étape vise à préparer les prochaines échéances budgétaires, notamment l'examen du projet de budget général de l'État, gestion 2027.
F. A. A.
La Police républicaine a interpellé en fin de semaine écoulée, trois présumés membres d'un réseau spécialisé dans le vol de bétail dans la commune de Tchaourou, département du Borgou. Deux autres personnes, soupçonnées d'être impliquées dans le réseau, sont actuellement recherchées.
Des membres d'un réseau de vol de bétail aux mains de la Police. L'opération ayant conduit à leur interpellation a débuté dans l'après-midi du vendredi 4 septembre 2026. Vers 15 heures, un individu soupçonné d'avoir volé deux bœufs a été conduit au commissariat de l'arrondissement de Tchaourou. Les animaux auraient été dérobés au préjudice d'un habitant de la localité.
Au cours de son interrogatoire, le suspect a reconnu les faits qui lui sont reprochés et fourni aux enquêteurs des informations sur trois de ses présumés complices. Les investigations engagées à la suite de ces déclarations ont permis l'interpeller deux autres suspects.
Ces derniers auraient reconnu leur implication et déclaré appartenir à une bande organisée opérant dans plusieurs arrondissements de la commune de Tchaourou. Ils ont également mis en cause un autre individu, présenté comme le présumé receleur du réseau.
À ce jour, trois présumés auteurs de vols de bétail sont détenus au commissariat de Police et devront être présentés au procureur de la République ce mardi 8 septembre 2026.
Le quatrième membre présumé de la bande ainsi que le receleur présumé font l'objet de recherches.
F. A. A.
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