Une opération conduite par la direction départementale de la Police de l'Ouémé, appuyée par les commissariats d'Agblangandan et d'Ekpè PK10, a permis de démanteler, mercredi 05 novembre 2025, plusieurs réseaux de trafic de stupéfiants dans la zone d'Escorte, située à Sèkandji, commune de Sèmè-Podji. 10 individus ont été interpellés, et une quantité non négligeable de produits psychotropes, et du numéraire, ont été saisis.
Dans le cadre de ses actions de lutte contre le trafic illicite, la Police a mené une opération dans plusieurs boutiques suspectes, mercredi dernier dans la zone d'Escorte, située à Sèkandji, dans l'arrondissement d'Agblangandan.
Selon des sources policières, 50 boules de chanvre indien, estimé à 28 kg 665 g, et 81 boulettes du même produit ont été saisies. Une quantité non négligeable d'autres produits psychotropes dont la nature sera déterminée par l'Office central de répression du trafic illicite des drogues et précurseurs, a été également saisie.
Outre les produits psychotropes, la Police a procédé à la saisie 45 briquets, plusieurs paquets de papiers d'emballage de diverses marques destinés au conditionnement des substances, ainsi que 86 broyeurs.
L'équipe d'intervention a aussi saisi la recette journalière évaluée à 88 500 FCFA et 98 100 nairas.
Les dix personnes interpellées dans le cadre de cette opération seront déférées devant la justice.
F. A. A.
Le Ministre des Affaires étrangères, Olushegun Adjadi Bakari, a représenté le Président Patrice Talon au Forum “Notre Futur Brésil–France” tenu le 5 novembre 2025 à Salvador de Bahia, au Brésil. Ce rendez-vous international a réuni des responsables politiques, des acteurs économiques et culturels autour des enjeux de coopération, d'innovation et de développement durable entre les nations partenaires.
Le ministre des Affaires étrangères, Olushegun Adjadi Bakari a salué la tenue de ce forum, symbole de dialogue et d'ouverture entre les peuples du Brésil, de la France et de l'Afrique. Portant la voix du Président de la République, il a exprimé la profonde amitié du Bénin envers le Brésil, “terre de mémoire et de culture partagée” :
« Le président Patrice Talon n'a malheureusement pas pu faire le déplacement, mais il me charge de dire à Salvador, à Bahia et à tout le Brésil son amour pour cette terre avec laquelle nous avons énormément de choses en commun », a-t-il déclaré.
Le chef de la diplomatie béninoise a rappelé les liens historiques qui unissent les deux pays. Il a notamment évoqué la Casa do Benin à Salvador de Bahia, symbole vivant de ces échange dont la restauration conjointe a été décidée par les gouvernements béninois et brésilien.
« Nous avons décidé ensemble avec le gouvernement brésilien de transformer cette maison en un espace vivant, un lieu de respiration et d'existence de l'Afrique ici, au cœur du Brésil », a-t-il souligné.
Construire l'avenir sur la mémoire et la réconciliation
Dans une intervention empreinte d'émotion et de profondeur, Olushegun Adjadi Bakari a insisté sur la nécessité d'une approche apaisée de l'histoire de la traite négrière et de l'esclavage.
« Au Bénin, nous avons choisi d'avoir une approche différente. (...) Regarder simplement en arrière et se dire nous avons eu mal, il faut réparer ou nous pouvons choisir de regarder devant. Regarder devant c'est essayer de construire sur notre douleur, réparer les blessures », a-t-il expliqué.
Le ministre a salué à ce titre la restitution par la France des 26 trésors royaux du Dahomey, qu'il a qualifiée de “moment fort” pour le Bénin et pour la coopération culturelle entre les continents.
Abordant la question des inégalités raciales et du lien entre les communautés noires à travers le monde, le ministre Bakari a appelé à une solidarité renouvelée et à une vision commune. « Le regard porté sur le Noir, qu'il vive en Afrique, au Brésil, en France ou aux États-Unis, est souvent le même. (...)Nous devons ensemble penser nos blessures et construire un futur basé sur l'espérance, la culture, la science et l'économie. », a-t-il ajouté.
Il a enfin rappelé la loi historique du Bénin, adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale en 2024, permettant d'offrir la nationalité béninoise à tous les Afro-descendants qui en expriment le souhait, une mesure saluée comme un geste fort d'ouverture et de reconnaissance envers la diaspora africaine.
Le parti Les Démocrates (LD) de l'ancien président Boni Yayi n'est pas encore au bout de ses peines en cette période marquée par le processus de l'organisation des élections générales de 2026. Après l'affaire de parrainage qui a secoué cette principale formation politique de l'opposition, certains militants du parti sont cités depuis quelques heures dans une affaire de fraude relative à la délivrance de casiers judiciaires et de quitus fiscaux dans le cadre de ces élections.
Une affaire de faux et usage de faux éclabousse à nouveau le parti Les Démocrates. Des responsables du parti auraient fait établir au nom et pour le compte de personnes sans leur consentement, ni leur consultation préalable, des casiers judiciaires et des quitus fiscaux.
La direction générale des impôts (DGI) et le Centre national du casier judiciaire ont dénoncé ces agissements des militants de la formation politique de l'opposition, ce vendredi 07 novembre 2025, lors d'une déclaration conjointe. Selon la déclaration lue par Jesukon Antoine Abevi, directeur du Centre national du casier judiciaire, les services compétents ont reçu de nombreuses plaintes de citoyens se disant victimes de tels agissements du fait qu'ils reçoivent sur leur téléphone des messages provenant des services administratifs concernés. Ces individus selon les responsables de ces deux structures, font des demandes multiples de duplicata pour le compte d'autrui sur la base de fausses procurations dans le but de retirer illégalement les documents nécessaires à la constitution des dossiers de candidature pour les élections communales et législatives de 2026.
Sur ce même dossier, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), aussitôt saisie, a ouvert une enquête. Ce qui a déjà conduit à des interpellations. Au moins une personne est placée sous mandat de dépôt après audition ce vendredi. Les mis en cause pourraient être poursuivis pour « faux et usage de faux » et fraude en matière électorale. Faits prévus et punis par les articles 247, alinéa 2, 307, alinéa 1er, et 309 du Code pénal. Les peines encourues varient d'un (01) à cinq (05) ans d'emprisonnement.
F. A. A.
Dans le cadre de son projet intitulé « Garantir l'accès des détenus en attente de jugement à la justice dans trois prisons du Bénin », l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT-Bénin) a réuni, pendant deux jours, des experts du droit, des praticiens judiciaires et des acteurs de la société civile autour de l'actualisation et de la validation du guide sur les garanties judiciaires du détenu. Les travaux se sont déroulés les 7 et 8 novembre 2025 à l'hôtel Princesse de Bohicon.
Ce guide, élaboré il y a dix ans, a longtemps servi de référence aux professionnels du droit et aux défenseurs des droits humains. Toutefois, les évolutions du cadre juridique et les réalités du terrain ont rendu nécessaire sa mise à jour afin de mieux répondre aux défis actuels. L'atelier de Bohicon a ainsi permis de croiser les expériences, d'intégrer les réformes récentes et de produire une version enrichie du guide, plus accessible et plus opérationnelle.
A l'ouverture des travaux de l'atelier, Pacôme Akogou, président de l'ACAT-Bénin, a rappelé que les garanties judiciaires (droit à un procès équitable, présomption d'innocence, droit à la défense, droit à l'information) constituent les fondements de tout État de droit. Il a salué l'engagement des partenaires et des participants, appelant à une collaboration constructive pour faire de ce guide un levier de transformation des pratiques judiciaires et pénitentiaires. « Ces garanties constituent le socle de notre attachement commun à la justice et à la dignité humaine. Ensemble, consolidons notre engagement en faveur du respect des droits fondamentaux de toute personne, y compris celle qui se trouve derrière les barreaux », a-t-il déclaré.
Dans la continuité de cette vision, Yannick Dedokoton, coordonnateur du projet, a présenté la structure du guide existant, articulé en trois parties, les droits du détenu en garde à vue ou en détention provisoire, les procédures et recours disponibles, et les dispositifs d'accompagnement. Il a souligné la nécessité d'une mise à jour, compte tenu des nombreuses réformes pénales intervenues depuis 2015. « Il fallait réunir les acteurs de la chaîne pénale (magistrats, avocats, organisations œuvrant en milieu carcéral) pour réfléchir ensemble à une version actualisée, présentée par un consultant et enrichie par les contributions de tous », a-t-il expliqué.
Au cours des échanges, Natacha Balley, avocat référent de l'ACAT-Bénin, a salué l'existence de textes garantissant les droits du détenu, tout en pointant les difficultés d'application. Elle a notamment évoqué les retards persistants dans les jugements, malgré les dispositions du Code de procédure pénale de 2013, régulièrement dénoncés par la Cour constitutionnelle. « Le guide peut devenir un référentiel pour tous les acteurs de la chaîne pénale. Il s'agit de fédérer les efforts, discuter des difficultés et trouver des solutions pour que les droits du détenu soient effectivement garantis », a-t-elle plaidé.
Enfin, Balbylas Gbaguidi, président de l'Ong Prisonniers Sans Frontières, a apporté une perspective plus humaine et sociale à la démarche. Il a insisté sur l'importance de ne pas se limiter aux textes, mais de les rendre vivants par la pratique. « Il faut des gens pour leur dire : ‘'Tu n'es pas seul, il y a encore de l'espoir''. Ce guide doit être partagé par tous les intervenants pour accompagner les détenus dans la compréhension et l'exercice de leurs droits », a-t-il affirmé.
L'atelier de Bohicon s'est déroulé dans un esprit de dialogue et de co-construction. Les participants ont partagé leurs expertises et leurs expériences pour enrichir le guide, qui deviendra un outil opérationnel au service de la justice, de la dignité et de l'humanité des détenus.
J. M.
Le Directeur général du Crédit Rural de Guinée (CRG), Amara Kourouma, a été distingué parmi les 100 personnalités qui font bouger la Guinée lors du Forum national des acteurs publics (FONAP), tenu le 17 octobre 2025 à Conakry. Selon les organisateurs, cette distinction récompense son engagement en faveur de l'inclusion financière et de la modernisation du secteur de la microfinance en Guinée.
« Ce prix appartient à tout le personnel du Crédit Rural. Si notre institution est aujourd'hui une référence nationale, c'est grâce à la détermination de femmes et d'hommes présents jusque dans les zones les plus reculées du pays », a déclaré Amara Kourouma lors de la réception de la Palme au siège de l'institution, à Conakry.
Sous la direction d'Amara Kourouma, le Crédit Rural de Guinée s'est imposé comme le principal réseau de microfinance du pays. Créée en 1989 avec le soutien de l'Agence Française de Développement (AFD) et transformée en société anonyme en 2001, l'institution est aujourd'hui présente dans les 33 préfectures guinéennes, avec plus de 1 000 points de service et près d'un million d'adhérents.
Amara Kourouma a impulsé une profonde transformation du Crédit Rural, notamment à travers la digitalisation des services. Les plateformes Crédit Mobile, Crédit Money et E-Crédit permettent désormais aux clients d'effectuer des opérations d'épargne, de transfert ou de crédit à distance — une avancée majeure dans un pays où l'accès aux services financiers reste encore limité.
Avec la confiance renouvelée du conseil d'administration, Amara Kourouma s'est forgé la réputation d'un dirigeant rigoureux et visionnaire. Son approche repose sur la proximité, la transparence et la culture du résultat. Sous sa gouvernance, le Crédit Rural de Guinée a consolidé sa stabilité institutionnelle tout en renforçant son ancrage social.
Pour rappel, le CRG avait déjà été désigné, le 21 février 2025, meilleure institution de microfinance de l'année lors du Forum Économique d'Émergence Magazine (FEEM). « Être leader n'est pas une fin en soi. Le véritable défi, c'est de le rester. Nous devons continuer à innover pour mériter la confiance des populations », a confié à la presse Amara Kourouma, conscient des défis liés à la concurrence des fintechs et aux nouvelles attentes des usagers.
La distinction reçue au FONAP 2025 consacre ainsi la vision d'un homme attaché à une finance responsable, inclusive et tournée vers l'avenir. Discret mais constant dans ses actions, Amara Kourouma incarne une nouvelle génération de dirigeants africains qui font de la microfinance un levier durable de développement économique et social.
Le Ministre des Affaires étrangères, Monsieur Olushegun ADJADI BAKARI, a représenté le Président de la République, Monsieur Patrice Talon, au Forum “Notre Futur Brésil–France” tenu à Salvador de Bahia le 05 novembre 2025.
Cette participation illustre l'engagement du Bénin à renforcer ses relations diplomatiques et à contribuer activement aux échanges internationaux sur les enjeux de coopération, d'innovation et de développement durable entre les Nations partenaires.
Retrouvez, à travers cette vidéo récap, la participation du MAE à cette rencontre de haut niveau
Le ministère de la Justice et de la Législation et le ministère des Finances et de l'Economie dénoncent des demandes frauduleuses de casiers judiciaires et de quitus fiscaux effectuées dans le cadre du processus de dépôt des dossiers pour les élections communales et législatives. C'est ce qui ressort de la déclaration conjointe faite par les représentants des deux ministères ce vendredi 7 novembre 2025.
Des demandes de casiers judiciaires et de quitus fiscaux sont faites au nom et pour le compte de personnes sans leur consentement, ni leur consultation préalable. Selon la déclaration conjointe lue par le directeur du Centre national du casier judiciaire Jesukon Antoine Abevi, les services compétents ont reçu de nombreuses plaintes de citoyens se disant victimes de tels agissements du fait qu'ils reçoivent sur leur téléphone des messages provenant des services administratifs concernés.
Des demandes multiples de duplicata pour le compte d'autrui
Les autorités constatent également que des individus procèdent à des demandes multiples de duplicata pour le compte d'autrui sur la base de fausses procurations. Ces manœuvres visent à retirer illégalement les documents nécessaires à la constitution des dossiers de candidature, notamment dans le cadre des élections communales et législatives de 2026.
« Ces pièces sont individuelles et ne sauraient être demandées ni retirées pour autrui. C'est pourquoi dans les cas de retrait pour le compte d'une autre personne, il est exigé la présentation d'une procuration régulière dûment délivrée par le bénéficiaire ou la notification de l'identité de la personne désignée pour la remise », précise-t-il. Face à ces dérives, les deux ministères invitent toutes les personnes concernées à prendre toutes les dispositions nécessaires pour se conformer à la loi.
Akpédjé Ayosso
La déclaration conjointe des directeurs des Impôts et du Centre National des casiers JudiciairesLes Guépards se préparent activement pour la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) qui se déroulera au Maroc du 18 décembre au 21 janvier prochain. Peuvent-ils rééditer leur exploit de 2019 en se qualifiant pour les quarts de finale, ou atteindre les demi-finales ?
Les Guépards portent tellement bien leur nom qu'ils ont couru deux lièvres à la fois. Tout d'abord, la Coupe d'Afrique des Nations pour laquelle ils se sont qualifiées et où ils seront opposés dans le groupe D au Sénégal, à la République démocratique du Congo (RDC) et au Botswana. Ensuite, la Coupe du monde de football. S'ils ont échoué d'un cheveu à se qualifier pour cette compétition qui se déroulera du 11 juin au 19 juillet 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique, les matchs qui les ont opposé au Nigeria, à l'Afrique du Sud au Lesotho, au Rwanda et au Zimbabwe leur ont permis de renforcer la cohésion du groupe.
Cohésion et énergie
Cette frustration d'avoir échoué à un point de la qualification directe et celle d'être resté sur le ban de touche en raison d'un goal-average défavorable pour la place de barragiste (que l'équipe béninoise laisse au Nigeria) peut aussi générer la rage de vaincre. Car les Guépards ont la possibilité de se qualifier au moins pour le tour suivant, sinon plus. Leurs bonnes performances les ont fait grimper d'une place dans le classement mondial FIFA : de la 93e à la 92e place. Pendant la phase éliminatoire de la Coupe du Monde, ils ont enchaîné deux victoires consécutives et une série de trois matchs sans encaisser le moindre but (1-0 contre le Zimbabwe, 4-0 contre le Lesotho, 1-0 contre le Rwanda), une solidité défensive impressionnante, une cohésion collective inédite. Comme l'ont rappelé de nombreux commentateurs : « Oui cette équipe a grandi ». L'équipe a su se renouveler et compenser le départ de quelques cadres dont Stéphane Sessègnon. Ce dernier a trouvé en Steve Mounié un digne successeur. Steve Mounié n'est plus qu'à cinq buts du record (24) de son prédécesseur. Capitaine de la sélection, l'attaquant d'Augsbourg prêté au club turc d'Alanyaspor est reconnu pour son rôle majeur. « L'impact de l'attaquant va au-delà des buts marqués. Il inspire la cohésion et l'énergie sur le terrain... Sa présence façonne la stratégie et le moral de l'équipe, le rendant indispensable à la campagne du Bénin. », assurent les commentateurs sportifs. Steve Mounié va jouer sa deuxième CAN et espère bien pousser ses coéquipiers à renouveler l'exploit de 2019 quand le Bénin avait atteint les quarts de finale, perdue de peu (0-1) face au Sénégal.
« De belles choses à faire »
L'équipe des Guépard a également su se souder autour d'un solide entraîneur-sélectionneur Gernot Rohr, arrivé en 2023. L'ancien jouer du Bayern qui a entraîné de nombreux clubs (Girondins de Bordeaux, Nice...) et équipes nationales (Gabon, Niger, Nigeria...) n'usurpe pas son surnom de « magicien / sorcier du foot béninois ». Il a réussi l'exploit de qualifier le Bénin pour la CAN alors même que l'équipe a été contrainte de jouer tous ses matchs de qualification à l'extérieur (en Côte d'Ivoire) car le Stade de l'Amitié Général Mathieu Kérékou est encore en travaux, et donc pas encore homologué pour les compétitions internationales. Gernot Rohr admet que le groupe dans lequel il est tombé « est difficile » avec le Sénégal (18e au classement FIFA) qui est « le favori » et la RDC (60e Fifa) qui a été demi-finaliste à la dernière CAN qui s'est déroulée en 2023 en Côte d'Ivoire. La qualification est à portée de mains pour les joueurs béninois. Au terme de la phase de poules, les deux premiers de chaque groupe ainsi que les quatre meilleurs troisièmes se qualifieront pour les huitièmes de finale. Ne pas atteindre les huitièmes serait vécu par les supporters comme un échec. Cependant, le sélectionneur se veut rassurant « Il y a de belles choses à faire avec cette équipe de jeunes dont la moitié à moins de 23 ans ». Réponse le 31 décembre pour savoir si les Guépards iront en huitième de finale et début janvier s'ils atteignent les quarts.
Omar SYLLA !
X : @Le_Ndar_Ndar
À quelques mètres du futur échangeur de Vêdoko, l'école primaire publique (EPP) Ahogbohouè est inondée. Apprenants et enseignants de cette école du 13è arrondissement de Cotonou ont les pieds dans l'eau. Une situation qui s'est accentuée avec les récentes pluies.
À l'Ecole Primaire Publique de Ahogbohouè, la cour de récréation est inondée aux trois quarts de sa surface. Depuis la rentrée 2025–2026, le groupe A n'a plus pratiquement de salles utilisables. Les modules sont envahis par l'eau.
Pour continuer les cours, les enseignants ont regroupé les élèves des groupes A et B, dans des salles déjà pleines.
Les activités sportives ne suivent plus aucun calendrier et se négocient par tranches disponibles lorsque le sol le permet. Une situation liée au niveau naturel du terrain sis en zone inondable.
Causes profondes...
Ahogbohouè a un niveau plus bas que la voie inter-État qui longe le quartier, et l'absence totale de canalisation dans ce secteur accentue l'inondation. « Rien ne s'évacue. Tout stagne », explique un habitant du quartier.
L'école est inondée à chaque saison des pluies et cela dure depuis une décennie. Face à la situation, la mairie de Cotonou procède à des travaux de remblais chaque année.
Un nouveau bâtiment est en construction dans l'enceinte de l'établissement. Mais il n'est pas encore livré. Lorsqu'il sera disponible, il soulagera temporairement la pression sur les salles. Mais le problème demeure. Tant qu'aucun plan d'évacuation ne sera mis en place, l'eau restera piégée, selon un enseignant.
Le chantier de l'échangeur de Vêdoko accentue la difficulté des usagers de l'EPP Ahogbohouè. Les canaux artisanaux que la mairie avait autrefois aménagés pour drainer les eaux de pluie vers le bas-fond ont été fermés par les entreprises en charge du chantier.
La déviation du trafic est dirigée derrière l'école, ce qui augmentera le trafic de véhicules à proximité immédiate de l'établissement. Les parents s'inquiètent pour la sécurité de leurs enfants.
Marc MENSAH
Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté, le 31 octobre 2025, la Résolution 2797 (2025) qui choisit le plan marocain d'autonomie de 2007 comme feuille de route pour la résolution du conflit au Sahara occidental, et la prolongation de la MINURSO (Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental). L'adoption de cette résolution est célébrée comme une victoire nationale au Royaume pour sa souveraineté et son intégrité territoriale et SM le Roi Mohammed VI a souligné le caractère historique de cette décision et en a également profité pour tendre la main à l'Algérie et aux populations du Sahara. SE Amb. Jean-Marie Ehouzou, Ancien Ministre des Affaires étrangères, de l'intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l'extérieur et Ex Représentant permanent de l'Union Africaine à Genève, donne ses appréciations sur ce conflit qui dure depuis de plus de 50 ans et les perspectives de cette résolution portée par les Etats-Unis.
« La résolution 2797 reconnaît, sans l'ombre d'un doute, l'intégrité territoriale du Maroc de Tanger à Lagouira. Désormais, la seule base pour l'avenir institutionnel, économique, social du Sahara passe par le Plan d'autonomie proposé depuis 2007. », a commenté Emmanuel Dupuy, Président de l'Institut Prospective et Sécurité en Europe et Professeur à l'Université Catholique de Lille. Son Excellence Monsieur le Ministre, vous qui avez suivi ce processus depuis sa genèse et tout au long de votre carrière de diplomate comment appréciez-vous cette résolution historique ?
C'est vraiment historique ! Personnellement, je ne m'attendais pas à ce que les choses aillent aussi rapidement. C'est vrai que la lutte a été très difficile, très très difficile. C'est depuis plus de 50 ans que la Maroc se bat pour récupérer cette terre dont il avait été frustré pendant des années lors de la colonisation espagnole. Et puis vous voyez les conditions dans lesquelles le retrait de l'Espagne s'est organisé, on pensait que les choses allaient se passer très rapidement. Mais il y a eu beaucoup d'aléas, beaucoup d'inattendus et puis a surgi entretemps le front Polisario avec la création et l'admission d'une ‘'République arabe sahraouie démocratique'' (RASD, Ndlr) au sein de l'Organisation de l'Unité Africaine (ex OUA) en 1975.
Mais je vais vous faire un aveu. J'étais étudiant, j'étais pro-indépendance du Sahara occidental. J'étais militant. Mais il s'est passé quelque chose dans ma vie. Ma carrière m'a amené à voir les choses de plus près et de les examiner avec beaucoup plus de vérité.
D'abord, j'ai eu un professeur, celui qui a été l'auteur de cette affaire-là ; l'ex Secrétaire général de l'Organisation de l'Unité Africaine, Monsieur Edem Kodjo, paix à son âme, et qui était notre enseignant. Il nous faisait la géopolitique à l'IIAP (Institut international de l'administration publique, à Paris). Je lui ai posé la question suivante : En tant qu'aîné, pourriez-vous nous dire dans cette affaire d'adhésion de la RASD, lorsque les Autorités de cet État ont fait la demande, à quelle capitale la réponse leur a été adressée ? (C'était bien sûr lors d'une discussion à bâtons rompus en dehors des cours.) Pour le cas de mon Pays, quand le Bénin, l'ex Dahomey allait adhérer à l'OUA, c'était, je crois, à la Boîte postale 01 Porto-Novo qu'on a certainement répondu à l'époque, en 1963, à la création de l'organisation. Mais à quelle adresse pour la RASD ? Si c'est Alger, donc c'est une République qui n'existe pas. Ce n'est certainement pas à Tindouf que les correspondances destinées à la RASD sont adressées ? Tindouf est en Algérie donc il y a un problème, c'est-à-dire que l'Etat n'existe pas.
Cher aîné, je suis personnellement embêté. Est-ce que vous pouvez me donner une réponse appropriée à cela ? Il était embarrassé. Franchement, il était embarrassé. Nous, Élèves à l'IIAP, à l'époque en quête du savoir, nous voulons qu'on dise exactement ce qui s'est passé. Alors, ça a commencé par créer un doute dans mon esprit. Il n'a pu répondre. Il a dit qu'on comprendra plus tard. Il nous a renvoyés à nos études par des réponses évasives qui n'avaient aucune relation scientifique en tant que spécialiste des relations internationales. Le doute commençait à s'installer dans mon esprit au sujet de ce dossier du Sahara.
Quelques années plus tard, j'ai été affecté en poste en Algérie, à Alger, c'était pendant la Révolution. Nous étions les champions du Sahara occidental et une instruction pour une mission au Sahara c'était ma première mission. À l'époque, j'étais chargé d'Affaires, moi j'attendais le Groupe des Ambassadeurs à l'aéroport international. Mais, c'est là qu'on est venu me dire non, il faut aller à l'aéroport des vols intérieurs. Moi, je ne savais pas. J'y suis allé, le Groupe m'attendait. Je croyais qu'on allait estampiller mon passeport au départ, comme à destination, mais il n'y a eu rien du tout. Je craignais que j'aurais des problèmes plus tard avec les financiers. Aucune preuve d'accomplissement de la mission dans le passeport mission ! Alors mon collègue membre de la délégation et qui était là avant moi m'a rassuré que c'est comme ça que les choses se passent. C'est la deuxième anecdote. C'est une pseudo république ou quoi ? Je ne comprends pas.
Troisième anecdote. Le pays où j'étais accrédité et que je respecte beaucoup, il y avait quelques difficultés à l'époque et les institutions qui le régissaient, avaient désigné un chef d'Etat, le président Boudiaf. Et nous étions à l'aéroport d'Alger pour l'accueillir. J'étais encore chargé d'Affaires. À sa descente d'avion, le nouveau Président saluait tous les Chefs de Mission diplomatique présents. Arrivé au niveau du Sahraoui, le nouveau Président s'est arrêté. L'Ambassadeur de ce Pays se présente : "Je suis le Haut Représentant du Sahara occidental", dit-il au Président BOUDIAF. Le Président lui demande aussitôt de répéter. Ce qu'il fit avec une certaine fierté par trois fois à la demande du Président qui lui répondit ceci : "Mon Frère laisse tomber, va rejoindre ton pays, le Maroc. "Moi, je viens du Maroc ; j'y ai vécu, ma briqueterie est à Kénitra ".
Il faut rappeler que le Président BOUDIAF, de regrettée mémoire, était l'un des historiques du Front de Libération Nationale (FLN). Les manuels d'histoire retiennent ce nom-là.
Bon ça m'a fait mon troisième élément. Je dis alors là, si lui en tant que Magrébin, Algérien dit cela, c'est quoi notre problème alors ? Il y a quand même un problème sérieux.
Nous étions en Janvier 1992 et en Août de la même année le Haut Représentant a démissionné de son poste pour rejoindre le Maroc. On l'a revu plus tard, à plusieurs reprises, dans les délégations marocaines aux Nations Unies.
À l'époque, il y avait une forte tension entre les deux pays qui ont pourtant beaucoup d'intérêts en commun. C'est la question du Sahara qui empoisonnait sérieusement les relations entre les deux pays. Il faut quand même la paix. Le Royaume du Maroc a trouvé la meilleure formule. Il a emprunté la voie de l'apaisement. Après les affrontements, il vaut mieux passer par la diplomatie calmement, méthodiquement avec beaucoup d'habileté.
Pendant que les tendances n'étaient pas du tout à cela, eh bien, le Royaume du Maroc a opéré méthodiquement d'abord "la marche verte." Cela fait 50 ans maintenant. Après, il y a eu " le mur de sable " pour protéger le territoire. Et enfin, faire des propositions concrètes de sortie de crise et amener les uns et les autres à négocier. Ça ne sert à rien de voir que deux pays maghrébins, africains ne puissent pas collaborer. Cette épreuve de tension a des conséquences graves sur le fonctionnement de l'UMA, des répercussions économiques sur les Pays de la zone, sur la croissance au niveau du Maghreb. Ce n'est pas une bonne chose. Il y a le chômage, il y a des problèmes de développement qui se posent ; mais le Maroc a su faire l'option de la paix et du développement. Le Maroc ne s'est pas découragé. Il a fait des propositions de sortie de crise au Comité de décolonisation tout le temps. Et le Maroc maintient sa position, l'Algérie également. Mais le Maroc fait des propositions concrètes, d'où le plan d'autonomie interne. Ce plan d'autonomie sous l'égide du Maroc est un plan de développement et d'apaisement.
Je suis allé là-bas, j'ai vu comment cette région du Sahara se développe. Ce sont les Sahraouis qui sont à la tête de toutes les institutions. Ce n'est pas qu'on leur a imposé des gens qui viennent de Rabat pour dire maintenant vous êtes sous commandement de l'Etat central. La décentralisation y est effective.
Ceux qui sont là sont-ils plus Sahraouis que ceux qui ne sont pas à Tindouf (en Algérie, ndlr) et qui ne sont pas chez eux et qui luttent pour l'indépendance ? Comment peut-on lutter pour l'indépendance au moment où on a déjà dit que vous êtes indépendants et que vous avez été admis à l'OUA ? C'est ça que je ne comprends pas. C'est des Sahraouis, c'est les mêmes peuples, c'est des parents certainement, qui peuvent se tendre la main au lieu de rester dans le désert pour dire on veut l'indépendance. Alors qu'on peut collaborer dans le même pays dont ils sont tous originaires.
C'est vraiment historique ce qui s'est passé. Ça rejoint beaucoup d'idées qui ramènent la paix dans la région. Cette résolution est une résolution majeure. Elle consacre toutes les actions de Sa Majesté le Roi en faveur du Sahara marocain.
Quand on va dans cette région-là, les populations vaquent à leurs activités et la production agricole, la production industrielle, le port en eau profonde, le terminal pétrolier, j'ai vu tout ça. Ça utilise beaucoup de personnes. L'emploi est créé. Il y en aura même pour ceux qui sont à Tindouf. Il y a beaucoup de choses à faire encore. Le développement est vraiment impétueux.
J'ai découvert un peuple intégré. Et moi en tant que chrétien, j'ai même découvert à Dakhla une belle église avec un prêtre. Donc sur le plan sociétal, il y a une intégration générale. La société marocaine unique est en train d'œuvrer à asseoir un réel pôle de développement sous l'égide de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Comment appréciez-vous le rôle joué par la diplomatie dans cette reconnaissance internationale de la vision audacieuse et stratégique de Sa Majesté le Roi Mohammed VI dans ce dossier complexe du Sahara ?
Ce qui est important est que la résolution a été portée par les Etats-Unis d'Amérique. C'est vrai que ces trois pays (Etats-Unis, Royaume Uni et France), pour des problèmes clés, des problèmes majeurs, c'est des pays qu'on appelle des porte-plumes. Ici, les États-Unis, c'est le leadership dans cette histoire. Ça, chapeau ! Ce n'est pas donné que les Etats-Unis en soient arrivés à soumettre un projet de résolution sur cette question très délicate et apprécier la démarche marocaine au point de la soutenir bec et ongle au Conseil de sécurité de l'ONU pour qu'il y ait la paix dans la région, le développement tous azimuts dans la région, je crois que la diplomatie marocaine a beaucoup fait.
C'est une diplomatie de l'orfèvre. L'ambassadeur Omar Hilale (Représentant du Maroc auprès des Nations-Unies, Ndrl) que j'ai connu à New York à d'énormes qualités de négociateur quand on était à Genève, dans les dossiers de l'OMC surtout dont il était le négociateur principal pour l'Afrique à l'époque. Mais à New York, il est en train de faire un travail vraiment remarquable. Il a cette qualité de marcher sur les œufs sans les casser et toujours sous l'égide, la direction éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Peut-on dire aujourd'hui que l'approche royale de la gestion de ce dossier alliant audace et patience, gages d'un leadership lucide et rassembleur, ont permis de transformer le dossier du Sahara en un levier de stabilité et de coopération régionale ?
Oui, le Maroc a maintenant une priorité de développement de l'Afrique. Le Roi en a fait un serment lorsqu'il a ramené son pays au sein de la famille de l'Union Africaine. Ce jour-là, un discours historique, mémorable. Il a coulé même des larmes. Il a dit qu'il est heureux de retrouver sa famille. La famille dont on est issu, dont on s'est séparé. Il est heureux de retrouver sa famille. Il a coulé des larmes. J'étais témoin. Depuis lors, le Roi développe tous azimuts l'économie, le développement de l'Afrique. Il fait tout pour amorcer le développement de l'Afrique. Le projet du gazoduc, il y a plein de projets un peu partout sur le continent dont le Maroc est initiateur. Des projets de développement qui sont remarquables et qui règlent un tant soit peu les problèmes de la jeunesse africaine. Je pense que c'est une bonne chose. Il faut l'apprécier, vraiment. On veut la paix, on veut le développement. C'est très important.
Sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi, le Sahara est devenu un pôle de développement intégré. Comment voyez-vous ce Nouveau modèle de développement des provinces du Sud Maroc ?
Je vous ai dit tantôt que j'ai vu les Provinces du Sud. J'y étais à plusieurs reprises. Ces provinces sont complètement intégrées au Royaume, c'est chez eux.
Ceux qui animent les institutions dans ces provinces-là, c'est des Sahraouis. J'ai rencontré la mairesse sahraouie d'une des grandes villes. C'est formidable. Elle gère bien l'institution. Et puis, il y a un élément important. Il y a beaucoup d'atouts touristiques qui peuvent être saisis par notre jeunesse en quête de tourisme. Je crois qu'on n'a pas besoin d'aller dans les îles Bahamas. Il y a tout là-bas, surtout, le phénomène naturel des flux et reflux. Vous voyez, le matin, la mer vous fouette le pied. Et puis, vers midi, après-midi, ça y est, ça part. Et puis, dans certaines régions, vous pouvez marcher sur le fond de mer. J'ai marché sur le fond de mer. Et ça vous traite. C'est une forme de thérapie pour certaines maladies, il paraît. Alors, c'était un plaisir. Moi, j'étais heureux. Et puis, il y a de l'espace. Il y a de l'espace. Je pense que les Africains peuvent toujours demander au Maroc d'émigrer là (Rires !). Il y a de l'emploi. Il y aura de quoi développer et de quoi se développer aussi.
Etes-vous de l'avis des personnalités qui affirment que les projets structurants en cours sur le terrain illustrent la volonté royale de faire du Sahara un moteur de prospérité régionale et africaine ?
Bien sûr. Je suis de cet avis. Je crois qu'il faut continuer d'encourager le Maroc à poursuivre, de ne pas s'arrêter en si bon chemin. Le Maroc développe des projets très structurants sur le continent et il y a des possibilités sur le plan de l'industrie, de la pêche industrielle, l'exploitation des ressources au profit de l'Afrique et du Maroc.
Pour terminer, je ne sais pas si c'est un hasard de calendrier. La résolution du Conseil de sécurité qui est adoptée à la fin du mois d'octobre et qui s'enchaîne en novembre avec la commémoration de la Marche verte et l'Indépendance du Maroc. Comment interprétez-vous cette coïncidence ?
Je crois que tout cela est une bonne coïncidence. Dans la vie des peuples, il n'y a pas de hasard, on le dit souvent. Mais, c'est ce qu'on constate là maintenant. Cette résolution est arrivée à quelques jours de la Marche verte. À l'époque, il y a 50 ans, on pensait que c'était de l'utopie. Il y a 50 ans, lorsque le Roi Hassan II a décidé de cette Marche verte là, il avait une vision, une vision à long terme, parce qu'il a fait de cette affaire-là une priorité nationale. Le peuple marocain tout entier est attaché à cette cause-là.
Et il y a 70 ans, dans quelques jours, le Roi Mohammed V rentrait d'exil de Madagascar et puis a proclamé l'indépendance. Il a été le premier à soumettre le dossier sahraoui au Comité de décolonisation des Nations Unies en 1961. Où étaient les Sahraouis qui sont en train de lutter aujourd'hui pour une autonomie en dehors du Maroc, une indépendance en dehors du Maroc ? Le Roi déjà avait fait ça avant de mourir et de céder le pouvoir à son fils le Roi Hassan II. Le premier a posé le problème de décolonisation des régions sous domination étrangère espagnole, à l'époque c'est bien le Roi Mohammed V. Alors, c'est une bonne coïncidence. Tous ces événements-là, c'est des événements majeurs qui marquent la vie de nos amis marocains. Ceux qui ont la chance de vivre la période et qui sont encore là, la période de décolonisation, il y a 70 ans, ceux qui ont vécu la Marche verte, à l'époque, il y a 50 ans, et ceux qui ont vécu l'indépendance et qui vivent encore, je crois que c'est des gens qui vont apprécier ces étapes importantes dans leur vie avant de quitter la terre.
Je termine en rappelant les commentaires d'Emmanuel Dupuy sur la teneur de la résolution : « La résolution 2797 reconnaît sans l'ombre d'un doute, l'intégrité territoriale du Maroc de Tanger à Lagouira. Désormais, la seule base pour l'avenir institutionnel, économique, social du Sahara passe par le Plan d'autonomie proposé depuis 2007. »
Je vous remercie.
Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté, le 31 octobre 2025, la Résolution 2797 (2025) qui choisit le plan marocain d'autonomie de 2007 comme feuille de route pour la résolution du conflit au Sahara occidental, et la prolongation de la MINURSO (Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental). L'adoption de cette résolution est célébrée comme une victoire nationale au Royaume pour sa souveraineté et son intégrité territoriale et SM le Roi Mohammed VI a souligné le caractère historique de cette décision et en a également profité pour tendre la main à l'Algérie et aux populations du Sahara. SE Amb. Jean-Marie Ehouzou, Ancien Ministre des Affaires étrangères, de l'intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l'extérieur et Ex Représentant permanent de l'Union Africaine à Genève, donne ses appréciations sur ce conflit qui dure depuis de plus de 50 ans et les perspectives de cette résolution portée par les Etats-Unis.
« La résolution 2797 reconnaît, sans l'ombre d'un doute, l'intégrité territoriale du Maroc de Tanger à Lagouira. Désormais, la seule base pour l'avenir institutionnel, économique, social du Sahara passe par le Plan d'autonomie proposé depuis 2007. », a commenté Emmanuel Dupuy, Président de l'Institut Prospective et Sécurité en Europe et Professeur à l'Université Catholique de Lille. Son Excellence Monsieur le Ministre, vous qui avez suivi ce processus depuis sa genèse et tout au long de votre carrière de diplomate comment appréciez-vous cette résolution historique ?
C'est vraiment historique ! Personnellement, je ne m'attendais pas à ce que les choses aillent aussi rapidement. C'est vrai que la lutte a été très difficile, très très difficile. C'est depuis plus de 50 ans que la Maroc se bat pour récupérer cette terre dont il avait été frustré pendant des années lors de la colonisation espagnole. Et puis vous voyez les conditions dans lesquelles le retrait de l'Espagne s'est organisé, on pensait que les choses allaient se passer très rapidement. Mais il y a eu beaucoup d'aléas, beaucoup d'inattendus et puis a surgi entretemps le front Polisario avec la création et l'admission d'une ‘'République arabe sahraouie démocratique'' (RASD, Ndlr) au sein de l'Organisation de l'Unité Africaine (ex OUA) en 1975.
Mais je vais vous faire un aveu. J'étais étudiant, j'étais pro-indépendance du Sahara occidental. J'étais militant. Mais il s'est passé quelque chose dans ma vie. Ma carrière m'a amené à voir les choses de plus près et de les examiner avec beaucoup plus de vérité.
D'abord, j'ai eu un professeur, celui qui a été l'auteur de cette affaire-là ; l'ex Secrétaire général de l'Organisation de l'Unité Africaine, Monsieur Edem Kodjo, paix à son âme, et qui était notre enseignant. Il nous faisait la géopolitique à l'IIAP (Institut international de l'administration publique, à Paris). Je lui ai posé la question suivante : En tant qu'aîné, pourriez-vous nous dire dans cette affaire d'adhésion de la RASD, lorsque les Autorités de cet État ont fait la demande, à quelle capitale la réponse leur a été adressée ? (C'était bien sûr lors d'une discussion à bâtons rompus en dehors des cours.) Pour le cas de mon Pays, quand le Bénin, l'ex Dahomey allait adhérer à l'OUA, c'était, je crois, à la Boîte postale 01 Porto-Novo qu'on a certainement répondu à l'époque, en 1963, à la création de l'organisation. Mais à quelle adresse pour la RASD ? Si c'est Alger, donc c'est une République qui n'existe pas. Ce n'est certainement pas à Tindouf que les correspondances destinées à la RASD sont adressées ? Tindouf est en Algérie donc il y a un problème, c'est-à-dire que l'Etat n'existe pas.
Cher aîné, je suis personnellement embêté. Est-ce que vous pouvez me donner une réponse appropriée à cela ? Il était embarrassé. Franchement, il était embarrassé. Nous, Élèves à l'IIAP, à l'époque en quête du savoir, nous voulons qu'on dise exactement ce qui s'est passé. Alors, ça a commencé par créer un doute dans mon esprit. Il n'a pu répondre. Il a dit qu'on comprendra plus tard. Il nous a renvoyés à nos études par des réponses évasives qui n'avaient aucune relation scientifique en tant que spécialiste des relations internationales. Le doute commençait à s'installer dans mon esprit au sujet de ce dossier du Sahara.
Quelques années plus tard, j'ai été affecté en poste en Algérie, à Alger, c'était pendant la Révolution. Nous étions les champions du Sahara occidental et une instruction pour une mission au Sahara c'était ma première mission. À l'époque, j'étais chargé d'Affaires, moi j'attendais le Groupe des Ambassadeurs à l'aéroport international. Mais, c'est là qu'on est venu me dire non, il faut aller à l'aéroport des vols intérieurs. Moi, je ne savais pas. J'y suis allé, le Groupe m'attendait. Je croyais qu'on allait estampiller mon passeport au départ, comme à destination, mais il n'y a eu rien du tout. Je craignais que j'aurais des problèmes plus tard avec les financiers. Aucune preuve d'accomplissement de la mission dans le passeport mission ! Alors mon collègue membre de la délégation et qui était là avant moi m'a rassuré que c'est comme ça que les choses se passent. C'est la deuxième anecdote. C'est une pseudo république ou quoi ? Je ne comprends pas.
Troisième anecdote. Le pays où j'étais accrédité et que je respecte beaucoup, il y avait quelques difficultés à l'époque et les institutions qui le régissaient, avaient désigné un chef d'Etat, le président Boudiaf. Et nous étions à l'aéroport d'Alger pour l'accueillir. J'étais encore chargé d'Affaires. À sa descente d'avion, le nouveau Président saluait tous les Chefs de Mission diplomatique présents. Arrivé au niveau du Sahraoui, le nouveau Président s'est arrêté. L'Ambassadeur de ce Pays se présente : "Je suis le Haut Représentant du Sahara occidental", dit-il au Président BOUDIAF. Le Président lui demande aussitôt de répéter. Ce qu'il fit avec une certaine fierté par trois fois à la demande du Président qui lui répondit ceci : "Mon Frère laisse tomber, va rejoindre ton pays, le Maroc. "Moi, je viens du Maroc ; j'y ai vécu, ma briqueterie est à Kénitra ".
Il faut rappeler que le Président BOUDIAF, de regrettée mémoire, était l'un des historiques du Front de Libération Nationale (FLN). Les manuels d'histoire retiennent ce nom-là.
Bon ça m'a fait mon troisième élément. Je dis alors là, si lui en tant que Magrébin, Algérien dit cela, c'est quoi notre problème alors ? Il y a quand même un problème sérieux.
Nous étions en Janvier 1992 et en Août de la même année le Haut Représentant a démissionné de son poste pour rejoindre le Maroc. On l'a revu plus tard, à plusieurs reprises, dans les délégations marocaines aux Nations Unies.
À l'époque, il y avait une forte tension entre les deux pays qui ont pourtant beaucoup d'intérêts en commun. C'est la question du Sahara qui empoisonnait sérieusement les relations entre les deux pays. Il faut quand même la paix. Le Royaume du Maroc a trouvé la meilleure formule. Il a emprunté la voie de l'apaisement. Après les affrontements, il vaut mieux passer par la diplomatie calmement, méthodiquement avec beaucoup d'habileté.
Pendant que les tendances n'étaient pas du tout à cela, eh bien, le Royaume du Maroc a opéré méthodiquement d'abord "la marche verte." Cela fait 50 ans maintenant. Après, il y a eu " le mur de sable " pour protéger le territoire. Et enfin, faire des propositions concrètes de sortie de crise et amener les uns et les autres à négocier. Ça ne sert à rien de voir que deux pays maghrébins, africains ne puissent pas collaborer. Cette épreuve de tension a des conséquences graves sur le fonctionnement de l'UMA, des répercussions économiques sur les Pays de la zone, sur la croissance au niveau du Maghreb. Ce n'est pas une bonne chose. Il y a le chômage, il y a des problèmes de développement qui se posent ; mais le Maroc a su faire l'option de la paix et du développement. Le Maroc ne s'est pas découragé. Il a fait des propositions de sortie de crise au Comité de décolonisation tout le temps. Et le Maroc maintient sa position, l'Algérie également. Mais le Maroc fait des propositions concrètes, d'où le plan d'autonomie interne. Ce plan d'autonomie sous l'égide du Maroc est un plan de développement et d'apaisement.
Je suis allé là-bas, j'ai vu comment cette région du Sahara se développe. Ce sont les Sahraouis qui sont à la tête de toutes les institutions. Ce n'est pas qu'on leur a imposé des gens qui viennent de Rabat pour dire maintenant vous êtes sous commandement de l'Etat central. La décentralisation y est effective.
Ceux qui sont là sont-ils plus Sahraouis que ceux qui ne sont pas à Tindouf (en Algérie, ndlr) et qui ne sont pas chez eux et qui luttent pour l'indépendance ? Comment peut-on lutter pour l'indépendance au moment où on a déjà dit que vous êtes indépendants et que vous avez été admis à l'OUA ? C'est ça que je ne comprends pas. C'est des Sahraouis, c'est les mêmes peuples, c'est des parents certainement, qui peuvent se tendre la main au lieu de rester dans le désert pour dire on veut l'indépendance. Alors qu'on peut collaborer dans le même pays dont ils sont tous originaires.
C'est vraiment historique ce qui s'est passé. Ça rejoint beaucoup d'idées qui ramènent la paix dans la région. Cette résolution est une résolution majeure. Elle consacre toutes les actions de Sa Majesté le Roi en faveur du Sahara marocain.
Quand on va dans cette région-là, les populations vaquent à leurs activités et la production agricole, la production industrielle, le port en eau profonde, le terminal pétrolier, j'ai vu tout ça. Ça utilise beaucoup de personnes. L'emploi est créé. Il y en aura même pour ceux qui sont à Tindouf. Il y a beaucoup de choses à faire encore. Le développement est vraiment impétueux.
J'ai découvert un peuple intégré. Et moi en tant que chrétien, j'ai même découvert à Dakhla une belle église avec un prêtre. Donc sur le plan sociétal, il y a une intégration générale. La société marocaine unique est en train d'œuvrer à asseoir un réel pôle de développement sous l'égide de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Comment appréciez-vous le rôle joué par la diplomatie dans cette reconnaissance internationale de la vision audacieuse et stratégique de Sa Majesté le Roi Mohammed VI dans ce dossier complexe du Sahara ?
Ce qui est important est que la résolution a été portée par les Etats-Unis d'Amérique. C'est vrai que ces trois pays (Etats-Unis, Royaume Uni et France), pour des problèmes clés, des problèmes majeurs, c'est des pays qu'on appelle des porte-plumes. Ici, les États-Unis, c'est le leadership dans cette histoire. Ça, chapeau ! Ce n'est pas donné que les Etats-Unis en soient arrivés à soumettre un projet de résolution sur cette question très délicate et apprécier la démarche marocaine au point de la soutenir bec et ongle au Conseil de sécurité de l'ONU pour qu'il y ait la paix dans la région, le développement tous azimuts dans la région, je crois que la diplomatie marocaine a beaucoup fait.
C'est une diplomatie de l'orfèvre. L'ambassadeur Omar Hilale (Représentant du Maroc auprès des Nations-Unies, Ndrl) que j'ai connu à New York à d'énormes qualités de négociateur quand on était à Genève, dans les dossiers de l'OMC surtout dont il était le négociateur principal pour l'Afrique à l'époque. Mais à New York, il est en train de faire un travail vraiment remarquable. Il a cette qualité de marcher sur les œufs sans les casser et toujours sous l'égide, la direction éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Peut-on dire aujourd'hui que l'approche royale de la gestion de ce dossier alliant audace et patience, gages d'un leadership lucide et rassembleur, ont permis de transformer le dossier du Sahara en un levier de stabilité et de coopération régionale ?
Oui, le Maroc a maintenant une priorité de développement de l'Afrique. Le Roi en a fait un serment lorsqu'il a ramené son pays au sein de la famille de l'Union Africaine. Ce jour-là, un discours historique, mémorable. Il a coulé même des larmes. Il a dit qu'il est heureux de retrouver sa famille. La famille dont on est issu, dont on s'est séparé. Il est heureux de retrouver sa famille. Il a coulé des larmes. J'étais témoin. Depuis lors, le Roi développe tous azimuts l'économie, le développement de l'Afrique. Il fait tout pour amorcer le développement de l'Afrique. Le projet du gazoduc, il y a plein de projets un peu partout sur le continent dont le Maroc est initiateur. Des projets de développement qui sont remarquables et qui règlent un tant soit peu les problèmes de la jeunesse africaine. Je pense que c'est une bonne chose. Il faut l'apprécier, vraiment. On veut la paix, on veut le développement. C'est très important.
Sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi, le Sahara est devenu un pôle de développement intégré. Comment voyez-vous ce Nouveau modèle de développement des provinces du Sud Maroc ?
Je vous ai dit tantôt que j'ai vu les Provinces du Sud. J'y étais à plusieurs reprises. Ces provinces sont complètement intégrées au Royaume, c'est chez eux.
Ceux qui animent les institutions dans ces provinces-là, c'est des Sahraouis. J'ai rencontré la mairesse sahraouie d'une des grandes villes. C'est formidable. Elle gère bien l'institution. Et puis, il y a un élément important. Il y a beaucoup d'atouts touristiques qui peuvent être saisis par notre jeunesse en quête de tourisme. Je crois qu'on n'a pas besoin d'aller dans les îles Bahamas. Il y a tout là-bas, surtout, le phénomène naturel des flux et reflux. Vous voyez, le matin, la mer vous fouette le pied. Et puis, vers midi, après-midi, ça y est, ça part. Et puis, dans certaines régions, vous pouvez marcher sur le fond de mer. J'ai marché sur le fond de mer. Et ça vous traite. C'est une forme de thérapie pour certaines maladies, il paraît. Alors, c'était un plaisir. Moi, j'étais heureux. Et puis, il y a de l'espace. Il y a de l'espace. Je pense que les Africains peuvent toujours demander au Maroc d'émigrer là (Rires !). Il y a de l'emploi. Il y aura de quoi développer et de quoi se développer aussi.
Etes-vous de l'avis des personnalités qui affirment que les projets structurants en cours sur le terrain illustrent la volonté royale de faire du Sahara un moteur de prospérité régionale et africaine ?
Bien sûr. Je suis de cet avis. Je crois qu'il faut continuer d'encourager le Maroc à poursuivre, de ne pas s'arrêter en si bon chemin. Le Maroc développe des projets très structurants sur le continent et il y a des possibilités sur le plan de l'industrie, de la pêche industrielle, l'exploitation des ressources au profit de l'Afrique et du Maroc.
Pour terminer, je ne sais pas si c'est un hasard de calendrier. La résolution du Conseil de sécurité qui est adoptée à la fin du mois d'octobre et qui s'enchaîne en novembre avec la commémoration de la Marche verte et l'Indépendance du Maroc. Comment interprétez-vous cette coïncidence ?
Je crois que tout cela est une bonne coïncidence. Dans la vie des peuples, il n'y a pas de hasard, on le dit souvent. Mais, c'est ce qu'on constate là maintenant. Cette résolution est arrivée à quelques jours de la Marche verte. À l'époque, il y a 50 ans, on pensait que c'était de l'utopie. Il y a 50 ans, lorsque le Roi Hassan II a décidé de cette Marche verte là, il avait une vision, une vision à long terme, parce qu'il a fait de cette affaire-là une priorité nationale. Le peuple marocain tout entier est attaché à cette cause-là.
Et il y a 70 ans, dans quelques jours, le Roi Mohammed V rentrait d'exil de Madagascar et puis a proclamé l'indépendance. Il a été le premier à soumettre le dossier sahraoui au Comité de décolonisation des Nations Unies en 1961. Où étaient les Sahraouis qui sont en train de lutter aujourd'hui pour une autonomie en dehors du Maroc, une indépendance en dehors du Maroc ? Le Roi déjà avait fait ça avant de mourir et de céder le pouvoir à son fils le Roi Hassan II. Le premier a posé le problème de décolonisation des régions sous domination étrangère espagnole, à l'époque c'est bien le Roi Mohammed V. Alors, c'est une bonne coïncidence. Tous ces événements-là, c'est des événements majeurs qui marquent la vie de nos amis marocains. Ceux qui ont la chance de vivre la période et qui sont encore là, la période de décolonisation, il y a 70 ans, ceux qui ont vécu la Marche verte, à l'époque, il y a 50 ans, et ceux qui ont vécu l'indépendance et qui vivent encore, je crois que c'est des gens qui vont apprécier ces étapes importantes dans leur vie avant de quitter la terre.
Je termine en rappelant les commentaires d'Emmanuel Dupuy sur la teneur de la résolution : « La résolution 2797 reconnaît sans l'ombre d'un doute, l'intégrité territoriale du Maroc de Tanger à Lagouira. Désormais, la seule base pour l'avenir institutionnel, économique, social du Sahara passe par le Plan d'autonomie proposé depuis 2007. »
Je vous remercie.
Le Parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a ouvert une enquête à la suite d'une plainte déposée le 6 novembre 2025 par la Direction générale des Impôts (DGI). Cette plainte porte sur la falsification de procurations utilisées pour obtenir des duplicatas de quitus fiscaux destinés à la constitution des dossiers de candidature pour les prochaines élections communales et législatives.
Selon le communiqué du Procureur spécial près la CRIET, plusieurs dizaines de demandes de duplicatas de quitus fiscaux et de casiers judiciaires ont récemment été adressées à l'Administration fiscale et au Centre national du casier judiciaire. Ces requêtes provenaient principalement de responsables du parti Les Démocrates. Or, l'examen des dossiers a révélé que les bénéficiaires supposés de ces pièces les avaient déjà obtenues à deux ou trois reprises.
Face à cette situation, les administrations concernées avaient rappelé que les duplicatas ne seraient délivrés qu'en mains propres aux demandeurs, ou, à défaut, à leurs mandataires dûment désignés, après communication officielle de leurs identités par courriel ou via le numéro associé à l'Identifiant fiscal unique (IFU).
Mais l'enquête conduite par la Direction de la police judiciaire a mis au jour une opération de falsification à grande échelle. Des responsables du parti ‘'Les Démocrates'' ont présenté de fausses procurations, avec des signatures grossièrement imitées, pour retirer les documents au nom de personnes non impliquées ou déjà servies.
Deux indices ont permis de confirmer la fraude : la non-conformité des signatures figurant sur les procurations avec celles des certificats d'identification personnelle des demandeurs et les auditions sur procès-verbal régulier des personnes concernées qui ont toutes affirmé n'avoir jamais délivré de telles procurations. Deux individus ont d'ores et déjà été interpellés à la DGI en possession de procurations falsifiées. Les investigations se poursuivent pour identifier l'ensemble des personnes impliquées et situer les responsabilités.
« Les faits ainsi exposés sont susceptibles de constituer les infractions de faux et usage de faux ainsi que de fraude en matière électorale, prévues et punies par les articles 247, alinéa 2, 307, alinéa 1er, et 309 du Code pénal. Les peines encourues varient d'un (1) à cinq (5) ans d'emprisonnement », informe le procureur spécial près la CRIET.
Le Bénin continue de marquer des points dans sa candidature pour accueillir en 2027, la 24ᵉ édition de la Conférence internationale sur le Sida et les IST en Afrique (ICASA). Une délégation de la Société Africaine Anti-Sida (SAA), conduite par son président, Dr David Pagwesese Parirenyatwa, a séjourné à Cotonou du 3 au 5 novembre 2025 pour une mission d'évaluation.
Pendant trois jours, la délégation de de la Société Africaine Anti-Sida (SAA), a mené d'intenses activités, allant de visites culturelles à des rencontres de haut niveau avec les autorités béninoises. L'objectif est d'apprécier les capacités du Bénin et son niveau de préparation à accueillir la 24ᵉ édition de la Conférence internationale sur le Sida et les IST en Afrique (ICASA). Cet important rendez-vous scientifique et communautaire rassemble à chaque édition plusieurs milliers de participants venus du monde entier.
Fidèle à sa réputation de terre d'hospitalité, le Bénin a réservé un accueil chaleureux à ses hôtes. La délégation a notamment effectué une visite touristique à Ouidah, ville historique et haut lieu de mémoire, pour découvrir la richesse culturelle et patrimoniale du pays. Cette immersion a permis aux visiteurs de mieux saisir l'identité et l'ouverture du Bénin sur le monde.
Des rencontres de haut niveau
La mission d'évaluation a ensuite enchaîné les séances de travail avec plusieurs personnalités du gouvernement, dont le Ministre d'État, Secrétaire Général de la Présidence de la République, ainsi que les Ministres d'États en charge des Finances et celui en charge du développement. Ces échanges ont permis de présenter les attentes de la SAA et d'évaluer l'engagement du Bénin à répondre aux critères de sélection pour l'organisation d'ICASA 2027.
Une rencontre technique s'est également tenue avec le Ministre de la Santé, Pr Benjamin Hounkpatin, et les principaux acteurs du secteur. Ils ont discuté des dispositions prises et des ambitions du Bénin pour offrir une édition inclusive, innovante et porteuse d'espoir pour l'Afrique.
Le Ministre de la Santé a salué la démarche de la SAA et a réaffirmé la volonté politique du gouvernement, sous le leadership du Président Patrice Talon, de faire du Bénin un pays hôte exemplaire. Selon lui, cette candidature traduit l'engagement du pays à contribuer activement à la lutte contre le VIH/Sida et les IST sur le continent africain. En marge de ces rencontres institutionnelles, la délégation a également échangé avec les acteurs communautaires impliqués dans la riposte nationale contre le VIH/Sida.
A.A.A
Le Dôme du Sofitel Cotonou Marina Hotel & Spa, accueille le 20 décembre prochain, les finales de la Professional Fighters League (PFL). Cette compétition continentale majeure de MMA couronnera les champions africains de la ligue, dans une ambiance de prestige et de fierté continentale.
Quatre ceintures de champion seront en jeu dans les catégories Poids lourds, welter, plume et coq, avec un prix de 100 000 dollars US à la clé pour chaque vainqueur. Les combats seront diffusés en direct sur CANAL+ à travers toute l'Afrique francophone, et retransmis dans plus de 100 pays, mettant ainsi en lumière la culture, le littoral et l'hospitalité béninoise.
Cet événement d'envergure mondiale résulte d'une collaboration entre le Ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts, à travers Bénin Tourisme, le Ministère des Sports, et la Fondation EYA, fondée par Lionel Talon. Ce partenariat, selon les organisateurs, vise à faire du Bénin une destination pionnière du divertissement sportif et culturel, où le sport devient un vecteur d'unité, de fierté et de développement économique.
Mettre en lumière le talent et l'esprit exceptionnels de l'Afrique
« Les Finales de la PFL Africa au Bénin représentent un moment décisif pour le sport sur le continent et pour la Professional Fighters League à l'échelle mondiale. Cet événement est bien plus qu'un championnat : c'est une célébration de l'excellence sportive africaine, de la force culturelle et de l'influence mondiale du continent », a déclaré John Martin, PDG de la Professional Fighters League. Aux côtés de nos partenaires au Bénin et de la Fondation EYA, poursuit-il, nous bâtissons une plateforme qui unit sport, communauté et culture, tout en mettant en lumière le talent et l'esprit exceptionnels de l'Afrique auprès du monde entier.
Lionel Talon, fondateur de la Fondation EYA a souligné la portée sociale du projet. « À EYA, nous croyons à l'importance d'offrir à la jeunesse des modèles auxquels elle peut s'identifier. Des personnes qui leur ressemblent, dont les histoires résonnent avec les leurs. En écoutant les récits des athlètes de la PFL Africa et en suivant leur parcours venant de leurs pays respectifs, nous avons rejoint ce partenariat avec enthousiasme », a-t-il affirmé. L'objectif de la Fondation EYA est « de mettre en lumière de jeunes Africains capables de transformer leurs difficultés en inspiration, leurs frustrations en discipline, et leurs espoirs en stabilité financière pour eux-mêmes et leurs proches ». « Nous espérons que cet événement inaugural plantera les graines d'un partenariat fort pour développer davantage le MMA au Bénin et en Afrique », a-t-il ajouté.
Le Bénin comme nouvelle destination touristique
Le ministre des Sports, Benoît Dato, s'est également félicité de cette collaboration. « La République du Bénin est honorée d'accueillir les Finales de la PFL Africa, un événement qui met en valeur la force croissante du sport africain et reflète notre ambition d'en faire une source de fierté et un levier de développement », a-t-il indiqué.
Pour le Directeur général de Bénin Tourisme, Sindé Chékété, avec la PFL Africa, il s'agit de construire un pont entre sport, culture et influence mondiale. « Ce championnat renforce la position du Bénin comme nouvelle destination touristique pour les voyageurs en quête d'authenticité, d'énergie et d'expériences inoubliables. Le Bénin devient la porte d'entrée des grands événements internationaux en Afrique, à la croisée entre innovation et patrimoine, où le monde vient ressentir quelque chose d'extraordinaire », a-t-il souligné.
Au-delà du spectacle sportif, la PFL et la Fondation EYA prévoient une série d'activités communautaires et culturelles avant la compétition, pour laisser un héritage social durable. Les Finales de la PFL Africa 2025 concluront une saison inaugurale historique, débutée à Cape Town, Johannesburg et Kigali, avant de connaître son apogée à Cotonou, où le continent tout entier aura les yeux rivés sur le Bénin.
À travers un communiqué en date du 4 novembre 2025, le Chef d'Etat-Major Général des Forces armées annonce l'organisation d'une présélection des tests Psychotechniques Air, le samedi 22 novembre 2025. C'est dans le cadre de la constitution d'un vivier de personnels susceptibles d'honorer des bourses de formation pour le compte de l'Armée de l'Air du Bénin. Les inscriptions se feront du mercredi 05 au mercredi 19 novembre 2025 en ligne. Le lien de la plateforme d'inscription est le suivant : http://psycho-tests.emaa.mil.bj. Lire les conditions.
Les marines nationales béninoise et française ont mené ces derniers jours une série d'exercices conjoints dans les eaux béninoises, à l'occasion de l'escale à Cotonou du porte-hélicoptères amphibie (PHA) Tonnerre.
Le Bénin et la France renforcent leur coopération maritime dans le cadre du renforcement de l'Action de l'État en Mer (AEM). Les marins béninois et français ont mené plusieurs entraînements conjoints entre marins béninois et français, dont un spectaculaire exercice d'hélitreuillage au large des côtes béninoises. Ces manœuvres ont permis aux deux forces navales de perfectionner leurs techniques de secours en mer, de sauvetage de passagers en détresse, mais aussi de lutte contre les trafics illicites notamment la piraterie et la contrebande maritime dans le Golfe de Guinée.
Cette collaboration illustre la solidité du partenariat stratégique entre le Bénin et la France dans le domaine de la sécurité maritime. Elle vise à renforcer les capacités opérationnelles locales et à favoriser une meilleure coordination régionale face aux défis sécuritaires du Golfe de Guinée. Les images de l'exercice témoignent de la parfaite synergie entre les équipages béninois et français.
Cotonou sera le carrefour mondial du rire, avec des Masterclass, tables rondes, soirées de gala, et un Village du Rire où se mêleront animations et spectacles de rue. C'est dans le cadre de la 1ère édition de Cotonou Comedy Festival organisé par le gouvernement du Bénin en partenariat avec le groupe Montreux Comedy.
« Rire ensemble, c'est déjà bâtir ensemble ». C'est sur ces mots empreints d'espoir que Gwladys Gandaho, Directrice adjointe de cabinet du Ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, a clos la conférence de presse consacrée au lancement du Cotonou Comedy Festival, jeudi 6 novembre 2025, au siège de l'Agence de Développement des Arts et de la Culture (ADAC).
Prévue du 1er au 6 décembre 2025, cette première édition de Cotonou Comedy Festival s'annonce comme un tournant majeur pour la scène culturelle béninoise. « Ce festival, que nous portons avec passion et ambition, n'est pas un événement ordinaire dans le calendrier culturel béninois. C'est un acte fondateur, un moment charnière qui conforte la place du Bénin dans le cercle des grandes capitales culturelles du continent. Le Cotonou Comedy Festival est d'abord une célébration du rire, cette vibration universelle qui unit les peuples au-delà des frontières, des langues et des différences. C'est aussi une célébration du génie africain et du talent béninois », a indiqué la DAC.
Né d'une convention signée le 8 avril 2025 entre le Gouvernement du Bénin (via l'Agence de Développement des Arts et de la Culture) et le Groupe Jokenation, organisateur du prestigieux Montreux Comedy Festival, le projet symbolise une coopération internationale. Cotonou rejoint le « réseau mondial des grandes scènes du rire » par ce partenariat qui associe l'expertise internationale à l'énergie créative du Bénin.
Cotonou Comedy Festival mettra en lumière des humoristes venus du Sénégal, Maroc, Côte d'Ivoire, Cameroun, RDC, France, Belgique, Canada et Suisse, aux côtés de talents béninois émergents. « Cotonou sera ainsi, pendant une semaine, le carrefour mondial du rire. Pendant six jours, la ville vibrera au rythme d'une programmation variée et ouverte à tous, à travers des Masterclass, des tables rondes, des soirées de gala thématiques, et un "Village du Rire", lieu de convivialité et de partage, avec des animations gratuites et des spectacles de rue », a ajouté la représentante du ministre Jean-Michel Abimbola.
Montreux et le Bénin : un partenariat pour l'avenir
Présent à la conférence, Grégoire Furrer, fondateur du Montreux Comedy Festival et président du groupe Montreux Comedy a détaillé les ambitions stratégiques de cette première édition. Le Festival ambitionne de : « installer la marque Cotonou Comedy Festival, faire du Bénin la référence de l'humour en Afrique, donner envie aux professionnels et aux fans du monde entier de venir découvrir l'humour africain à Cotonou ».
Pour y parvenir, il mise sur une production de qualité, un financement durable, et l'émergence de nouvelles ressources béninoises capables de porter le projet à long terme.
Pour William Codjo, Directeur général de l'Agence de Développement des Arts et de la Culture (ADAC), l'humour n'est plus seulement un art, mais une industrie en devenir. « Même l'improvisation ne s'improvise pas, elle se conçoit », a-t-il déclaré, annonçant la création d'une académie de formation pour humoristes et le développement de métiers techniques du spectacle à travers un programme de transfert de compétences.
Le DG de l'ADAC a rappelé que « le Bénin veut sa part du gâteau international » et que ce festival n'est qu'une étape d'une stratégie plus large pour structurer l'économie créative nationale. « L'humour fait penser tout en finesse », a-t-il ajouté, citant Rabelais et Victor Hugo pour souligner la portée du rire.
La billetterie est ouverte en ligne pour le Festival.
M. M.
A+ BENIN a annoncé, ce jeudi 6 novembre, par la voix de sa directrice générale Cléli AZOKPOTA, le lancement de la saison 2 de "APPARENCES", la série 100 % béninoise, lors d'un événement organisé à Canal Olympia de Cotonou. À cette occasion, les deux premiers épisodes ont été projetés en avant-première, en présence des autorités, des responsables culturels et d'un public passionné de séries télévisées.
Dès le 12 novembre, "APPARENCES" revient sur les écrans de A+ avec une nouvelle saison qui valorise le savoir-faire audiovisuel béninois, tout en mettant en lumière les décors, la mode et la culture du pays.
« Ce soir, nous poursuivons ensemble cette belle aventure. Je tiens à rappeler qu'il s'agit d'une véritable prouesse de produire une série d'une telle qualité technique et éditoriale dans des délais aussi courts. Et nous l'avons réussi ici, au Bénin, ensemble », a souligné Mme Cléli AZOKPOTA.
Elle a ajouté :
« Cette nouvelle saison est le fruit d'un travail exceptionnel, collectif, qui a mobilisé tout l'écosystème local : scénaristes, réalisateurs, acteurs, techniciens, monteurs… Chacun a donné le meilleur de lui-même pour vous offrir ce que vous allez découvrir ce soir. Une saison 2 plus forte, plus intense, qui ne vous laissera pas indifférents. »
Créée par Christiane Chabi Kao en collaboration avec Massamba Ndour, fondateur de MARODI TV, "APPARENCES" réunit une équipe artistique et technique expérimentée, avec une distribution exceptionnelle de comédiens béninois, confirmés et émergents. Coproduite par A+ BENIN et MARODI TV, la série a été réalisée par Pape Abdoulaye Seck et Kismath Baguiri. Elle mobilise plus de 80 acteurs, 600 figurants et 60 techniciens. Au total, "APPARENCES" compte 100 épisodes de 26 minutes, répartis sur deux saisons.
Pour Mme AZOKPOTA, cette série est aussi l'occasion pour A+ BENIN de réaffirmer sa mission : soutenir la création locale, identifier, former et accompagner les talents de demain, aussi bien devant que derrière la caméra.
« APPARENCES est plus qu'une série. C'est une vitrine de la créativité béninoise, de sa culture, de sa mode, de ses décors… et bien au-delà de nos frontières. »
"APPARENCES" sera diffusée à partir du mardi 12 novembre à 15h00, puis du lundi au vendredi à la même heure.
Grande saga familiale, "APPARENCES" plonge les téléspectateurs dans l'univers du textile, du pouvoir et des passions humaines.
Puissante, moderne et addictive, la saison 2 marque le retour d'une fiction béninoise ambitieuse, portée par des talents locaux, dont le dénouement, inattendu et poignant, promet de marquer durablement le public.
Marcel HOUETO
Les Guichets uniques de protection sociale (GUPS) situés dans les régions lacustres de Cotonou, Sô-ava, Malanville et Karimama, disposent désormais de barques motorisées. Ces barques ont été mises à leur disposition dans le cadre du programme GBESSOKE.
Ouf de soulagement pour les Guichets uniques de protection sociale qui peinent à se déplacer dans les régions lacustres. Grâce à l'appui du programme GBESSOKE, des barques motorisées ont été mises à leur disposition. L'objectif poursuivi à travers cette action, est de soutenir ces Guichets pour une meilleure accessibilité et faciliter la délivrance des services sociaux aux bénéficiaires du programme.
Le programme GBESSOKE, mis en œuvre par le ministère des affaires sociales et de la microfinance est l'un des programmes phares du gouvernement visant à soutenir les ménages pauvres extrêmes afin de les sortir de la précarité.
F. A. A.