Après la signature de sa convention avec la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC), le 1er octobre 2026, Libre Express entend franchir une nouvelle étape. Son promoteur, Ozias HOUNGUÈ, mise sur l'investigation, les reportages de terrain et la diversification des formats pour consolider la place du média dans le paysage numérique béninois.
La signature d'une convention avec la HAAC ouvre une nouvelle séquence pour le média Libre Express (https://libre-express.bj/ ). Le média en ligne figure parmi les 50 organes de presse écrite en ligne concernés par la signature de conventions organisée le jeudi 1er octobre 2026 à Cotonou. Au total, 89 médias numériques ont été concernés par cette formalisation, répartis entre la presse écrite en ligne, les web radios et les web TV, selon les informations publiées sur la cérémonie.
Pour Libre Express, cette étape dépasse le cadre administratif. Elle intervient alors que le média entend consolider son organisation et faire évoluer son offre éditoriale. Son promoteur, Ozias HOUNGUÈ, y voit un point de départ plutôt qu'un aboutissement. « La signature de cette convention constitue une étape majeure dans la structuration du média », explique-t-il. Il précise qu'elle « marque le début d'une nouvelle phase ».
L'investigation et le reportage au cœur des priorités
Depuis son lancement en 2022, Libre Express s'est notamment fait connaître par le traitement de l'actualité judiciaire et sécuritaire au Bénin. Ces thématiques resteront au centre de sa ligne éditoriale, sans empêcher le média d'élargir progressivement sa couverture à d'autres domaines de la vie nationale.
« L'actualité judiciaire et sécuritaire restera un axe fort de Libre Express », souligne Ozias HOUNGUÈ. Le promoteur entend toutefois accorder davantage de place aux enquêtes et aux reportages approfondis. « Nous voulons donner davantage de place aux enquêtes et aux reportages de fond », affirme-t-il.
Cette orientation suppose de consacrer davantage de temps à la collecte des informations, à leur vérification et au travail de terrain. Elle implique également de rechercher des ressources permettant de produire des contenus originaux, au-delà du traitement quotidien de l'actualité.
L'objectif est de proposer aux lecteurs une information documentée, utile à la compréhension des faits et attentive aux réalités vécues par les populations.
Élargir l'offre sans perdre son identité
Libre Express envisage également de diversifier ses formats. Dans un environnement où les habitudes de consommation de l'information évoluent, le média souhaite développer davantage de contenus audiovisuels, d'interviews et de productions adaptées aux plateformes numériques. « Le paysage médiatique a changé. Les frontières entre presse écrite, radio, télévision et réseaux sociaux sont de moins en moins étanches », observe Ozias HOUNGUÈ.
Cette évolution ne signifie pas pour autant un abandon de la presse écrite en ligne. Il s'agit plutôt de rendre les contenus accessibles à différents publics et de mieux exploiter les possibilités offertes par les outils numériques.
Le média entend ainsi faire évoluer ses pratiques tout en préservant ses priorités éditoriales celles du traitement rigoureux de l'information, l'indépendance et la diversité des sujets abordés.
Le défi économique d'un média indépendant
La concrétisation de ces projets dépendra aussi de la capacité de Libre Express à trouver un modèle économique viable. La production d'enquêtes, de reportages et de contenus multimédias nécessite du temps, des compétences et des moyens matériels. « La qualité de l'information a aussi un coût », rappelle le promoteur du média.
La recherche de partenariats et la diversification des sources de revenus figurent parmi les pistes envisagées. Ozias HOUNGUÈ insiste néanmoins sur la nécessité de préserver l'autonomie de la rédaction dans ces collaborations. « Nous voulons que ces collaborations soient transparentes et compatibles avec notre identité éditoriale », indique-t-il.
Pour Libre Express, l'enjeu consiste donc à concilier les exigences économiques de l'entreprise de presse avec les impératifs d'indépendance et de crédibilité. Un équilibre essentiel pour inscrire les projets annoncés dans la durée.
Une ouverture progressive sur l'actualité africaine
Au-delà du Bénin, Libre Express souhaite donner davantage de place aux questions africaines. Cette orientation s'inscrit dans une volonté de traiter les enjeux du continent tout en conservant un ancrage solide dans l'actualité nationale.
« Nous voulons renforcer progressivement la dimension africaine de Libre Express », déclare Ozias HOUNGUÈ. Il précise toutefois qu'« un média africain crédible doit d'abord être fortement enraciné dans son environnement avant de prétendre rayonner au niveau continental ».
Cette approche privilégie une progression graduelle, fondée sur la qualité des contenus et la consolidation des capacités rédactionnelles, plutôt qu'une expansion rapide sans moyens suffisants.
La crédibilité comme exigence durable
La convention signée avec la HAAC intervient dans un contexte de formalisation du secteur des médias numériques au Bénin. Lors de la cérémonie du 1er octobre, le président de l'institution, Édouard LOKO, a notamment exhorté les promoteurs concernés à respecter les obligations prévues dans leurs cahiers des charges, selon les comptes rendus publiés à cette occasion.
Pour Libre Express, la reconnaissance institutionnelle s'accompagne ainsi d'une responsabilité : poursuivre son travail d'information dans le respect des exigences professionnelles et réglementaires applicables.
« Nous voulons être reconnus pour la qualité de nos contenus », affirme Ozias HOUNGUÈ. Il ajoute : « Un média doit aussi être jugé sur sa capacité à produire une information utile, à révéler certains faits, à donner la parole aux citoyens et à contribuer au débat public. »
La convention ne règle pas à elle seule les difficultés économiques et organisationnelles auxquelles le média peut être confronté. Elle constitue néanmoins une étape dans son parcours, alors que Libre Express entend consolider sa rédaction, diversifier ses productions et élargir progressivement son audience.
Pour son promoteur, l'enjeu est désormais de transformer cette nouvelle étape en résultats concrets. « Nous voulons construire un média durable », résume-t-il.
Cinq lycéens algériens, accompagnés par Samsung Electronics Algérie et Altis Training Center, se sont illustrés à Incheon lors de la plus grande compétition mondiale de […]
L’article FIRST Global Challenge 2026 : l’équipe algérienne décroche une médaille d’or en Corée du Sud est apparu en premier sur .