Le Bénin a adopté, mercredi 28 janvier 2026, la loi portant prévention, prise en charge et élimination de l'infection au VIH/Sida.
Les députés de la 9ᵉ législature ont voté, mercredi 28 janvier 2026, à l'unanimité, la loi portant prévention, prise en charge et élimination de l'infection au VIH/Sida en République du Bénin.
La loi comprend 59 articles répartis en neuf chapitres. Elle vise notamment à lutter contre la stigmatisation, peu prise en compte dans la loi en vigueur depuis 2006.
La nouvelle loi vient corriger les limites de la loi N° 2005-31 du 10 avril 2006, restée silencieuse sur plusieurs formes de discrimination subies par les personnes infectées. Elle aborde notamment l'éthique médicale, la question du VIH en milieu professionnel et carcéral, ainsi que l'assurance-maladie et la protection sociale ; les devoirs des personnes vivant avec le VIH envers les personnes non infectées.
Le texte renforce également la protection des femmes, des enfants, des groupes vulnérables et du personnel de santé face au VIH.
M. M.
A l'approche du Forum social mondial (FSM) 2026, qui se tiendra en août à Cotonou, au Bénin, un webinaire de présentation est organisé le lundi 9 février à 18 heures, à l'initiative de l'ECSA (European Common Space for Alternatives), dont Attac est membre.
Alors que le Forum Social Mondial (FSM) célèbre cette année ses 25 ans d'existence, un webinaire visant à informer, échanger et renforcer les dynamiques de mobilisation autour de l'édition 2026 du FSM se tiendra le lundi 9 février 2026 à 18 heures.
Le webinaire sera introduit par Elhadji Samba Sow, militant sénégalais plus connu sous le nom d'Ardo Sow, membre de la CGLTE Afrique de l'Ouest et engagé dans l'appui à l'organisation du FSM 2026. Il interviendra aux côtés de membres du Comité national d'organisation et de militant (es) béninois (es) impliqué (es) dans la préparation de l'événement.
Créé en janvier 2001 à Porto Alegre, au Brésil, le Forum Social Mondial est devenu un rendez-vous majeur des mouvements sociaux internationaux. Syndicalistes, organisations de la société civile, ONG et collectifs militants s'y retrouvent pour construire des campagnes communes et coordonner des mobilisations face aux inégalités et aux injustices globales.
L'édition 2026 se déroulera dans un contexte international tendu, marqué par la montée de gouvernements autoritaires, la poursuite de conflits armés, l'aggravation des inégalités sociales, le racisme, les politiques anti-migratoires, la répression des mouvements sociaux, l'extractivisme et l'accélération du changement climatique.
Ces enjeux seront au cœur des débats du FSM, qui se veut également un espace de rencontres et de dialogues avec les militants (es) d'Afrique de l'Ouest, afin de mieux comprendre leurs priorités, leurs luttes et leurs agendas spécifiques.
Le webinaire du 9 février constitue ainsi une première étape pour celles et ceux qui souhaitent s'impliquer dans la dynamique du FSM 2026 et contribuer à la construction de ce rendez-vous international à Cotonou.
Voici le lien d'inscription pour participer à la rencontre en ligne : https://us02web.zoom.us/meeting/register/drQGIVy7QNWpkVNVFo2SEA
Dans le cadre de l'organisation de l'examen du Certificat de Qualification aux Métiers (CQM) pour la session d'avril 2026, la Chambre des Métiers de l'Artisanat du Bénin (CMA-Bénin) a défini les pièces constitutives du dossier de candidature.
Le dossier doit obligatoirement comporter : une fiche d'inscription ; un formulaire dûment rempli et signé par l'apprenti(e) et son maître d'apprentissage (patron/patronne ou le Directeur du Centre de formation professionnelle) ; un extrait d'acte de naissance ou jugement supplétif ; une (01) copie du contrat d'apprentissage signé ou une attestation de travail ; deux (02) photos d'identité numériques respectant le format standard de 3,5 x 4,5 cm.
L'inscription est conditionnée par le règlement des frais d'examen fixé à 12 500 francs CFA.
Le versement doit être effectué exclusivement en ligne sur la plateforme officielle : certification-artisans.bj.
Le reçu de versement généré par la plateforme après paiement doit être joint au dossier d'inscription.
Un événement intitulé « L'éducation à la paix à la lumière des enseignements islamiques » se tiendra le 7 février prochain à Colombo, réunissant des responsables religieux, des représentants de la jeunesse et des acteurs de la société civile afin de réfléchir au rôle de l'éducation face aux défis auxquels sont confrontées les jeunes générations au Sri Lanka.
Ce programme s'inscrit dans une série d'initiatives interreligieuses en matière d'éducation à la paix, visant à renforcer le dialogue et la coopération entre les différentes communautés de foi.
Ces efforts font suite à un programme organisé le 22 novembre dernier, intitulé « L'éducation à la paix issue des enseignements du Bouddha », qui s'est tenu au temple Sunetra Devi Purana Rajamaha Viharaya à Pepiliyana. Lors de cet événement, des dirigeants bouddhistes, chrétiens et musulmans, aux côtés de jeunes participants, ont échangé sur des solutions éducatives permettant de reconnecter les enseignements religieux de paix avec les nouvelles générations.
Au Sri Lanka, où le bouddhisme est reconnu comme religion d'État, les valeurs de paix et de compassion issues des enseignements religieux sont considérées comme des valeurs publiques dépassant les convictions personnelles, contribuant à façonner l'identité nationale et l'ordre social. Toutefois, dans un contexte de transformations sociales rapides, des préoccupations croissantes émergent quant à l'éloignement progressif des jeunes vis-à-vis de la vie religieuse.
Face à cette réalité, responsables religieux et éducateurs ont mis en avant l'importance d'une éducation à la paix centrée sur la jeunesse, comme moyen de surmonter les divisions interconfessionnelles et de renforcer des valeurs communes. Le programme de novembre s'est ouvert par une cérémonie traditionnelle d'allumage de la lampe à huile, suivie de l'hymne national et de performances culturelles sri-lankaises. L'organisation HWPL (Heavenly Culture, World Peace, Restoration of Light) a ensuite présenté les objectifs et la structure de son programme d'éducation à la paix, conçu pour être appliqué dans divers contextes religieux. Des présentations ont suivi sur les pratiques de paix inspirées des enseignements bouddhistes, ainsi que sur les activités de jeunesse menées par l'IPYG (International Youth Peace Group), mettant en lumière le rôle des jeunes en tant qu'acteurs de paix.
Près de 100 personnes ont participé à cet événement, parmi lesquelles des responsables religieux et sociaux tels que le Vénérable Welampitiye Sumanajothi Nayaka Thero, le Révérend Isaac Deynel Dixon, ainsi qu'Abdullah Mohadin, directeur du Centre de recherche en études islamiques, aux côtés de nombreux jeunes.
Le Vénérable Welampitiye a déclaré : « La paix commence par la pratique individuelle et s'étend ensuite à la société et au monde », ajoutant que « les enseignements fondés sur le respect de la vie constituent le point de départ pour réduire la violence ». Il a également souligné que « cet événement a démontré que la coopération interreligieuse ne consiste pas à fusionner les doctrines, mais représente une approche concrète permettant à chaque religion de transmettre ses valeurs de paix aux jeunes générations dans son propre langage. Il a été particulièrement significatif de présenter un modèle collaboratif dans lequel les ONG de paix jouent un rôle de facilitateur en fournissant des cadres éducatifs et des plateformes de coopération, tandis que les religions agissent comme principaux acteurs en offrant une orientation fondée sur leurs enseignements ».
Dans un contexte où de nombreux jeunes peinent à renouer avec les traditions religieuses, cette initiative vise à réintroduire les valeurs de paix et de compassion à travers l'éducation à la paix. William Sukumar Rockwood, directeur général de la Commission des plaintes de la presse du Sri Lanka (PCCSL), a souligné l'importance publique de l'événement, notant qu'il avait réuni le bouddhisme, l'hindouisme, le christianisme et l'islam dans un espace commun de dialogue. Il a rappelé que la langue avait historiquement contribué aux divisions entre religions, mais que la réintroduction de l'anglais dans les programmes scolaires avait créé un terrain commun favorisant la communication entre les communautés. Il a également insisté sur l'importance du respect mutuel et de la compréhension culturelle, soulignant que, bien que toutes les religions enseignent la paix, celle-ci ne peut être réalisée que si ces enseignements sont activement mis en pratique.
Le programme prévu en février devrait prolonger ces échanges en examinant l'éducation à la paix à travers les enseignements islamiques, contribuant ainsi à approfondir le dialogue interreligieux autour de l'engagement des jeunes et des valeurs sociales partagées.
Dans la nuit du 28 au 29 janvier, la capitale nigérienne a été secouée par des détonations.
Vers minuit et demi, l'aéroport de Niamey a été le lieu d'un affrontement. De nombreux tirs ont eu lieu et la Défense Contre Aviation (DCA) a été activée. Sur la pléthore de vidéos disponibles sur les réseaux sociaux, ont peut voir les nombreuses salves de missiles tirées et entendre les rafales des armes résonner. Selon les éléments disponibles il s'agirait d'une attaque de drones. Certains témoins ont parlé d'hélicoptères mais il semble plus probable que ce soit des drones qui aient semé la panique dans la zone. Pour le moment, bien que le calme soit revenu selon les autorités locales, aucune communication officielle n'a été faite. La situation reste floue quant aux dégâts potentiels et aux responsables de l'attaque. Tandis que des rumeurs circulent sur ce dernier point, les regards se tournent vers le JNIM, seule organisation terroriste ayant les moyens techniques et financiers pour une telle entreprise. Depuis plusieurs jours, des bruits circulent dans la ville. Des éléments du JNIM se seraient infiltrés dans la capitale, se cachant parmi la population. Serait-ce en préparation d'une attaque de grande ampleur ? Cette nuit aurait-elle servi à tester les défenses autour de l'aéroport ? Toutes les questions et hypothèses sont permises.
Une zone clé en danger ?
Pour rappel, l'aéroport de Niamey comporte en son sein, une base comprenant 300 militaires italiens, le quartier général de la force unifiée anti-djihadiste et des éléments d'Africa Corps. La base 101 de Niamey, située dans la même enceinte que l'aéroport international abrite également le convoi du Yellow cake. Ce dernier faute de porte de sortie, est stocké depuis plusieurs semaines dans cette emprise. Les risques que représentent une attaque, qui plus est avec des drones armés sont édifiants. Que se passerait-il si des explosifs atteignaient cette matière volatile ? Cet évènement rappelle l'attaque sur l'aéroport de Bamako en septembre 2024, qui avait fait plus de 70 morts et 250 blessés, sans que les membres d'Africa Corps ne parviennent à contrer le JNIM. Cette fois, les mercenaires russes ont selon leur communication repoussé l'attaque. Cependant, les récits qu'ils rapportent inquiètent. Ils auraient été les seuls à se mobiliser, reprochant aux militaires nigériens de dormir ou fuir durant tout le temps de l'affrontement. C'est un discours qu'ils avaient déjà tenu vis-à-vis de leurs homologues maliens suite aux différents revers essuyés. Les dissensions s'accentuent et la pression monte. Le coût de l'armement utilisé par les mercenaires russes face au drone terroriste paraît bien onéreux surtout si cela venait à se reproduire. Comment l'état nigérien négocierait-il cet appui quand ses propres soldats sont accusés de déserter ? À l'heure actuelle, un seul homme a été interpellé sans plus d'éléments communiqués.
Omar SYLLA !
X : @Le_Ndar_Ndar
La 4ᵉ édition du Festival international des films de femmes (FIFF) se tiendra du 3 au 7 février 2026 à Cotonou, sur le thème : « Femmes, libérez votre créativité ». L'annonce a été faite jeudi lors d'une conférence de presse au siège de l'Agence de Développement des Arts et de la Culture (ADAC).
Les talents féminins du cinéma africain et de la diaspora seront à l'honneur du 3 au 7 février 2026 à Cotonou. La cérémonie d'ouverture est prévue mardi 3 février à 19h, à la Salle Majestic Cinéma Bénin (ex-CanalOlympia).
« Le FIFF est un festival que nous avons démarré en 2019. Il repose sur trois axes : la femme, le didactique et le tourisme », a expliqué Cornélia Glèlè, directrice du festival, lors de la conférence de presse tenue jeudi 29 janvier 2026 à l'ADAC.
Les projections, formations et rencontres professionnelles auront lieu à l'Institut français de Cotonou, avant une clôture populaire à la Place de l'Amazone.
Sur le volet artistique, 216 films ont été reçus. 18 courts métrages, issus de 16 pays, ont été sélectionnés. Cinq distinctions seront décernées, dont le Grand prix “Amazone d'Or”, l'Amazone du scénario, l'Amazone du documentaire, l'Amazone du jury et l'Amazone de l'interprétation, récompensant la meilleure actrice.
Le festival accorde aussi une place centrale à la formation, selon la promotrice.
Le projet Kino Wendia, formation phare du FIFF, a permis à de jeunes filles béninoises âgées de 14 à 21 ans de réaliser leur premier film, qui servira de film d'ouverture. « Elles ont écrit leur première histoire et tourné leur premier film. Tout le monde va découvrir cela mardi », a souligné Cornélia Glèlè.
D'autres formations sont prévues, notamment en décor cinéma, animée par la réalisatrice sénégalaise Fatou Kandé Senghor, ainsi que des masterclass et rencontres professionnelles, en partenariat avec Atlas Bénin.
Le FIFF s'inscrit également dans une dynamique touristique. « Nous utilisons le festival comme prétexte pour faire venir des gens dans notre pays », a indiqué la promotrice, annonçant la présence de participantes venues d'une dizaine de nationalités, ainsi qu'une innovation : une soirée “short”, inspirée des festivals d'Afrique de l'Est.
Présent à la conférence, le directeur général de l'ADAC, William Codjo, a réaffirmé l'engagement de l'État en faveur du cinéma. « Notre mission est de faire du cinéma une véritable industrie qui génère une économie réelle au profit des professionnels et de la nation », a-t-il déclaré. Selon lui, le cinéma est une « industrie industrialisante », capable d'entraîner musique, littérature, arts plastiques, mode et métiers techniques. Le FIFF constitue, à ses yeux, une vitrine essentielle. « Le festival permet aux femmes de montrer leur travail, d'être reconnues et de susciter l'engouement du public », a-t-il affirmé, assurant du soutien de l'ADAC.
Pour la réalisatrice Fatou Kandé Senghor, il n'y a personne mieux que la femme pour raconter et faire vivre des faits.
Partenaire du festival, Canal+ Bénin à travers sa Directrice Générale, Yacine Alao a fait savoir que c'est une initiative qui permet de faire éclore les talents.
Le FIFF est porté par l'Association Écran Bénin. La biennale 2026 a reçu le soutien de plusieurs paertenaires dont l'Agence de Développement des Arts et de la Culture (ADAC).
M. M.
Le Dr Emmanuel Sèdegan est passé de vie à trépas. L'annonce de son décès a été faite ce mercredi 28 janvier 2026.
Deuil dans le monde universitaire. Dr Emmanuel Sèdegan n'est plus. Le défunt est professeur et spécialiste des questions liées à la géopolitique à la mondialisation, au développement et aux questions régionales. Il donne aussi des conférences dans les universités.
Paix à son âme !
Des individus malintentionnés tentent d'escroquer des citoyens à travers une prétendue vente aux enchères de véhicules qu'ils attribuent à la Direction Générale des Douanes.
Il circule sur les réseaux sociaux un faux document administratif imitant un « avis aux usagers » de la Douane, annonçant une vente aux enchères de plus de 200 véhicules. Les auteurs invitent les intéressés à s'inscrire et à verser de l'argent, notamment sous forme de cautions ou de frais d'inscription.
Face à cette situation préoccupante, le Centre National d'Investigations Numériques (CNIN) est monté au créneau pour mettre en garde la population. Il invite les citoyens à faire preuve d'une extrême vigilance et à ne pas se laisser piéger par ces publications frauduleuses.
« N'interagissez pas avec les comptes publiant ces contenus et n'envoyez aucun argent. Ne relayez pas leurs publications et ne cliquez sur aucun des liens qu'ils partagent », recommande fermement le CNIN. Selon le CNIN, des enquêtes sont déjà en cours afin d'identifier et d'interpeller les personnes à l'origine de cette tentative d'escroquerie. Les auteurs de ces actes seront présentés à la justice conformément aux lois en vigueur.
A.A.A
Après près de dix années de mise en œuvre des Programmes d'Action du Gouvernement (PAG 1 et PAG 2), l'heure est au bilan dans le secteur de l'accès à l'eau potable au Bénin.
Ce jeudi 29 janvier 2026 à partir de 20h35, la Télévision nationale (Bénin TV – SRTB), la page officielle de la Présidence de la République et sa chaîne YouTube diffuseront un film documentaire consacré aux actions du gouvernement en matière d'accès universel à l'eau potable.
Un documentaire intitulé « PAG 2016-2026 : De l'eau potable pour un nouveau Bénin » retrace les politiques publiques, les investissements structurants et les actions opérationnelles déployés sous l'impulsion du Président Patrice Talon depuis 2016. Il met en lumière les réformes majeures engagées dans le secteur de l'eau, avec pour ambition de garantir à chaque citoyen béninois, sans distinction de lieu de résidence, un accès durable à une eau potable de qualité.
La diffusion du documentaire se fera simultanément à 20 heures 35 sur Bénin TV (SRTB, la page officielle de la Présidence du Bénin et la chaîne YouTube de la Présidence.
A.A.A
Le vice-président du parti Les Démocrates (LD), Alassane Tigri, frère aîné de Pascal Tigri, auteur de la mutinerie déjouée du 7 décembre 2025, a été interpellé dans son domicile à Cotonou, mercredi 28 janvier 2026.
Alassane Tigri, dans les mailles de la Police judiciaire. L'ex ministre et frère aîné de Pascal Tigri, selon des sources concordantes, a été interpellé dans le cadre de l'enquête ouverte par les autorités béninoises dans l'affaire du coup d'Etat déjoué du 7 décembre 2025.
Le vice-président du parti d'opposition LD était hors du territoire national dès que le dossier coup d'Etat déjoué est survenu. De retour à Cotonou, le présumé complice selon des sources proches du dossier, n'a pas cru devoir répondre à la convocation qui lui est adressée. Fait qui renforce des doutes et conduit à son interpellation ce mercredi 28 janvier à son domicile.
Désormais à la disposition de la Police judiciaire, il pourra s'expliquer des faits qui lui sont reprochés.
F. A. A.
Le verdict est tombé pour le Sénégal. Mis sur le banc des accusés après les incidents survenus lors de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations face au Maroc, les Sénégalais ont vu leur sélectionneur et certains joueurs durement sanctionner. Les Marocains ne sont pas épargnés.
Comme attendu, la Commission de discipline de la CAF n'a pas été tendre avec le camp sénégalais suite aux incidents qui ont émaillé la finale de la dernière Coupe d'Afrique des Nations.
Le premier homme visé n'était autre que Pape Thiaw qui avait ordonné à ses joueurs de quitter le terrain après la décision de l'arbitre de siffler penalty pour le Maroc. Le coach sénégalais a été sanctionné mais finalement bien moins que ce que craignaient les supporters sénégalais. « Le Jury disciplinaire a décidé de suspendre Monsieur Pape Bouna Thiaw, sélectionneur de l'équipe nationale du Sénégal, pour cinq (5) matches officiels de la CAF, pour comportement antisportif, violation des principes de fair-play et d'intégrité, et atteinte à l'image du football. D'infliger à Monsieur Pape Bouna Thiaw une amende de 100 000 USD » écrit l'instance du football africain qui a aussi confirmé des sanctions contre Iliman Ndiaye et Ismaila Sarr pour avoir pris à partie l'arbitre dans le match. « Le Jury disciplinaire a décidé de suspendre Monsieur Iliman Cheikh Baroy Ndiaye, joueur de l'équipe nationale du Sénégal, pour deux (2) matches officiels de la CAF, pour comportement antisportif envers l'arbitre. De suspendre Monsieur Ismaïla Sarr, joueur de l'équipe nationale du Sénégal, pour deux (2) matches officiels de la CAF, pour comportement antisportif envers l'arbitre. »
Par ailleurs, la fédération devra payer une amende de 15 000 dollars « pour faute disciplinaire de l'équipe nationale, cinq joueurs ayant reçu des avertissements ».
La Fédération sénégalaise, dont le président Abdoulaye Fall s'est montré virulent à l'égard de la CAF, a aussi été épinglée : elle devra s'acquitter d'une autre amende de 300 000 dollars.
La commission de discipline a également pris des sanctions à l'encontre du groupe de supporters sénégalais « 12e Gaindé », et c'est la Fédération qui devra s'acquitter d'une dernière amende de 300 000 dollars pour « le comportement inapproprié de ses supporters, ayant porté atteinte à l'image du football ». Pour rappel, 17 supporters sénégalais sont toujours détenus au Maroc, en attente de jugement pour actes de hooliganisme.
Les marocains aussi a été sanctionnés
La CAF a aussi décidé de sanctionner durement le Maroc pour cette finale notamment concernant l'affaire des serviettes. « Le Jury disciplinaire a décidé de suspendre Monsieur Ismaël Saibari, joueur de l'équipe nationale du Maroc, pour trois (3) matches officiels de la CAF, pour comportement antisportif. D'infliger à Monsieur Ismaël Saibari une amende de 100 000 USD. D'infliger à la FRMF une amende de 200 000 USD pour le comportement inapproprié des ramasseurs de balles du stade. De suspendre Monsieur Achraf Hakimi, joueur de l'équipe nationale du Maroc, pour deux (2) matches officiels de la CAF, dont un (1) match avec sursis pendant une durée d'un (1) an à compter de la date de la décision, pour comportement antisportif. D'infliger à la FRMF une amende de 100 000 USD pour le comportement inapproprié des joueurs de l'équipe nationale et de l'encadrement technique, ayant envahi la zone d'examen de la VAR et entravé le travail de l'arbitre, en violation des articles 82 et 83 du Code disciplinaire de la CAF. D'infliger à la FRMF une amende de 15 000 USD pour l'utilisation de lasers par ses supporters lors du match. », explique le communiqué de la CAF.
Des sanctions assez importantes pour le Maroc qui tombe de haut dans ce dossier puisque les Lions de l'Atlas semblaient aussi réclamer une défaite sur tapis vert dans cette rencontre s'appuyant sur le fait que le Sénégal s'est retiré du terrain sur la base des articles 82 et 84 du Règlement de la Coupe d'Afrique des Nations. Une réclamation rejetée par la CAF comme elle l'a précisé. « Le Jury disciplinaire de la CAF a rejeté la réclamation introduite par la FRMF, relative à des violations alléguées par la FSF des articles 82 et 84 du Règlement de la Coupe d'Afrique des Nations, en lien avec la finale de la TotalEnergies CAF Coupe d'Afrique des Nations Maroc 2025. » Ces sanctions viennent donc cloturer une finale chaotique et qui laissera des traces.
Il faut préciser que la commission de discipline, présidée par le Sénégalais Ousmane Kane (momentanément écarté pour l'examen de cette affaire en raison de l'implication directe de son pays), s'est appuyée sur les rapports détaillés des arbitres, ceux des commissaires de match, ainsi que sur l'analyse des images vidéo. Les parties impliquées ont été entendues dans le cadre d'une procédure contradictoire, garantissant un droit de défense avant la délibération finale.
Marcel HOUÉTO
À quelques jours de l'installation de la 10ᵉ législature de l'Assemblée nationale, prévue pour le 8 février prochain, les Béninois expriment leurs attentes envers leurs futurs députés, élus à l'issue des élections législatives du 11 janvier 2026.
À Cotonou comme à Abomey-Calavi, les citoyens interrogés espèrent une Assemblée nationale plus proche des réalités socio-économiques et politiques.
« Nous voulons des députés qui pensent d'abord aux populations, pas seulement aux débats politiques », confie Jean-Baptiste, étudiant à Abomey-Calavi.
Pour lui, l'éducation devra être au cœur des priorités. « Le pays ne peut pas évoluer sans un système éducatif qui tienne compte de l'adéquation formation-emploi. Le développement n'est pas seulement physique, il est aussi idéologique. Il faut voter des lois dans ce sens », plaide-t-il.
Même attente du côté de Sosthène, diplômé sans emploi, qui espère que la nouvelle législature « fera de l'insertion professionnelle une priorité ».
« L'Assemblée nationale ne doit pas être une simple chambre d'enregistrement », insiste un agent du secteur privé. « Elle doit nous défendre », ajoute une commerçante à Cotonou.
Au-delà des préoccupations sociales, des citoyens appellent à une relecture de certaines lois « Les seuils du Code électoral posent problème. Il faut revoir ces dispositions pour que toutes les sensibilités soient représentées », estime Antoine (nom d'emprunt).
« Nous espérons que les députés de 2026 auront le courage de réviser certaines dispositions du Code du numérique pour qu'on ne risque plus la prison pour une simple opinion partagée sur les réseaux sociaux », demande une jeune activiste.
Le sociologue-anthropologue Barthélemy Babalao appelle à nuancer les inquiétudes liées à la configuration de la future Assemblée jugée « monocolore ». Selon lui, les députés élus « sont issus de partis à ancrage national et ont été sélectionnés sur la base de leurs profils et de leurs compétences ». « Même s'ils appartiennent à la même famille politique, leurs points de vue peuvent être divergents et constructifs. Ce sont des députés bien outillés, capables de travailler pour le développement du pays et le bien-être des populations », analyse-t-il.
Les élections législatives du 11 janvier 2026 ont permis d'élire 109 députés, dont 28 femmes. La majorité présidentielle occupe l'ensemble des sièges, avec 60 députés pour l'Union Progressiste le Renouveau (UP-R) et 49 pour le Bloc Républicain (BR). Le parti Les Démocrates (LD), principale formation de l'opposition, n'ayant pas atteint le seuil requis, n'est pas représenté.
La 10ᵉ législature de l'Assemblée nationale sera officiellement installée le 8 février 2026.
M. M.
La salle de conférence de l'Agence de développement des arts et de la culture (ADAC), a servi de cadre ce mardi 27 janvier 2026, au lancement officiel du programme LABO BENIN, qui est un programme de professionnalisation des jeunes dans le domaine des arts visuels.
Afin de répondre aux besoins professionnels en matière d'exposition du patrimoine et de la création contemporaine, La Grande Place et l'association ELOWA soutenues par l'Institut français de Paris, l'Ambassade de France au Bénin et l'Agence de développement des arts et de la culture (ADAC), ont procédé ce mardi 27 janvier 2026, au lancement officiel du projet LABO BENIN, qui est un « programme expérimental » de formation de jeunes béninois aux métiers de l'exposition. Lesquels incluent la scénographe d'exposition, le curateur, ou encore de régisseur ou médiateur culturel. Des compétences encore recherchées au plan national dans un contexte de dynamisme culturel marqué au Bénin par l'ouverture de nouveaux musées et de valorisation des œuvres des artistes.
Les jeunes bénéficiaires de la formation LABO BENIN seront capables de concevoir et scénographier des expositions ; assurer la curation et la direction artistique de projets d'exposition ; développer des dispositifs de médiation adaptés aux publics ; gérer les aspects techniques, logistiques et opérationnels liés à la régie d'exposition. Pour le directeur général de l'DACA, lorsque les artistes créent leurs œuvres, il faut que ces œuvres soient exposées afin que le message parvienne au public. A l'en croire, c'est à travers l'écosystème constitué de centres d'art, de centres culturels, de galeries, de musées, et les expositions, que la connexion entre les artistes et le public est rendue possible. Et l'écosystème approprié se met en place en place grâce à des initiatives telles que LABO BENIN.
Les formations dispensées dans le cadre de ce programme selon les explications de William CODJO, ne sont pas purement théoriques ; il y a une part importante de pratique. Et l'ADAC, a-t-il précisé, pourra être un « terrain d'expérimentation » de la mise en pratique de ces formations dans le cadre d'un programme d'exposition qu'elle organise au profit d'artistes émergents, et visant à les révéler. « Donc ceux qui vont être formés pourront trouver en l'ADAC, la possibilité de venir également les pratiquer », a-t-il rassuré.
LABO BENIN est une initiative de Rafiy OKEFOLAHAN, artiste plasticien béninois. Le programme de formation à l'en croire, s'articule autour de 4 principaux axes à savoir :
– Scénographie d'exposition
Conception de parcours, écriture spatiale, dispositifs scénographiques, narration visuelle, mise en espace des œuvres ;
– Curation et commissariat d'exposition
Construction de propos curatoriaux, recherche, sélection des œuvres, écriture de projets d'exposition ;
– Médiation culturelle
Relation aux publics, outils de médiation, pédagogie de l'exposition, accessibilité et inclusion ;
– Régie et production d'exposition
Logistique, montage et démontage, conservation préventive, coordination technique et gestion des espaces.
Au total, 15 jeunes béninois prendront part à la première promotion de cette formation qui démarre en février prochain, et s'achève en novembre 2026.
F. A. A.
En séance plénière ce mercredi 28 janvier 2026, les députés ont adopté le projet de loi portant industrie du cinéma et de l'image animée en République du Bénin.
Le Gouvernement vient de franchir une nouvelle étape dans le développement de l'industrie cinématographique au Bénin. Le projet de loi relative à l'industrie du Cinéma et de l'image animée a été adopté ce mercredi à l'unanimité des députés présents et représentés à la séance plénière au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo. La transmission à l'Assemblée nationale pour examen et vote de ce projet a été annoncée en Conseil des ministres le 22 octobre 2025.
L'objectif visé est « d'offrir des outils juridiques actualisés nécessaires à un encadrement efficient de l'industrie du cinéma et de l'image animée ». La loi prend en compte la définition des conditions d'exercice des activités cinématographiques, l'appui au financement de l'industrie du cinéma et de l'image animée ainsi que le dépôt légal des documents cinématographiques. Elle intègre aussi de nombreuses innovations du secteur jusque-là régi par la loi n° 60-15 du 30 juin 1960.
A.A.A
Au Bénin, deux ans de prison ferme et une amende de plusieurs millions ont été requis le mardi 27 janvier 2026 contre l'activiste Damien Dégbé. L'ex-président de l'Union nationale des scolaires et étudiants du Bénin (UNSEB) est poursuivi par le parquet spécial de la CRIET pour des faits de harcèlement et d'incitation à la violence et à la rébellion.
Vers une peine de prison ferme pour l'ex-président de l'UNSEB devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Mardi 27 janvier 2026, le prévenu Damien Degbé a comparu devant les juges pour répondre des faits de « Harcèlement par voie numérique, incitation à la violence et à la rébellion ». L'homme est en détention préventive depuis octobre 2025 après son interpellation par la police républicaine.
Les faits reprochés à Damien Degbé sont liés à l'organisation de manifestations des élèves du Ceg Akpakpa Centre dont des mineurs contre une supposée présence de militaires français au Bénin ainsi que des publications dans le journal du Parti commmuniste du Bénin (PCB), « La Flamme ». À la barre, Damien Dégbé qui s'est présenté comme un journaliste ne nie pas les faits. Sa défense a été assurée par Me Aboubacar Baparapé.
Lors de l'audience, le ministère public représenté par la cinquième substitut du procureur spécial près la CRIET a demandé à la Cour de retenir le prévenu Damien Dégbé dans les liens de prévention des faits de « Harcèlement par voie numérique et d'incitation à la violence et à la rébellion ». Le parquet spécial près la CRIET a donc requis contre le prévenu deux ans de prison ferme et dix (10) millions FCFA d'amendes. Le verdict du procès est attendu pour le mardi 3 mars 2026, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.
Le gouvernement a accordé l'agrément au régime A du Code des investissements à la société BRIGHT CANDLE SARL dans le cadre de son projet d'installation et d'exploitation d'une unité de bougies à Sèmè-Podji.
BRIGHT CANDLE SARL est agréée, en Conseil des ministres du 28 janvier 2026, au régime A du Codes des investissements pour son projet d'installation et d'exploitation d'une unité de production de bougies dans la zone industrielle de Sèmè-Podji.
L'implantation de cette unité industrielle devrait également contribuer à la création d'emplois directs et indirects, et à la dynamisation de l'activité économique.
M.M.
La société NICHAK EMBALLAGES SARL figure parmi les entreprises ayant obtenu un agrément au Code des investissements, à l'issue du Conseil des ministres du mercredi 28 janvier 2026.
Retenue au régime A du Code des investissements en République du Bénin, NICHAK EMBALLAGES SARL l'entreprise projette l'installation d'une unité de fabrication d'emballages plastiques alimentaires à Sirarou, dans la commune de N'Dali, au nord du Bénin.
L'implantation de cette unité contribuera à la création d'emplois, au renforcement des capacités industrielles locales et à la stimulation de l'économie dans la commune de N'Dali.
M. M.
La société la société PREMIUM RICE MILL INDUSTRIES DANGBO SARL est agréée au régime B du Code des investissements. La décision a été prise ce mercredi 28 janvier 2026, en Conseil des ministres.
PREMIUM RICE MILL INDUSTRIES DANGBO SARL agréée au régime B du Code des investissements pour son projet de reconstruction et d'exploitation d'une rizerie à Mitro-Yokon, arrondissement de Zounguè dans la commune de Dangbo. La décision a été prise ce mercredi 28 janvier 2026 en Conseil des ministres.
La société Premium Rice Mills Industries est une entreprise spécialisée dans la production et la distribution de riz au Bénin. Elle a une capacité de production exceptionnelle de plusieurs millions de tonnes de riz grâce à ses deux rizeries au Bénin sises à Glazoué et Malanville. Avec la rizerie de Dangbo, elle pourra accroître ses capacités de production.
F. A. A.
TALENTS ET SPECTACLES BENIN SAS bénéficie désormais des mesures incitatives du régime des investissements spécifiques pour son projet de salles de cinéma au Sofitel.
La société TALENTS ET SPECTACLES BENIN SAS va installer deux salles de cinéma premium au Sofitel de Cotonou. Elle est retenue au régime des investissements spécifiques pour la mise en œuvre de ce projet. Il vise à renforcer l'offre de loisirs et de divertissement haut de gamme au Bénin, tout en contribuant à la promotion de la culture cinématographique.
À travers cet agrément, l'État béninois réaffirme sa volonté d'encourager les investissements privés dans des secteurs porteurs, capables de stimuler la croissance économique et de créer des emplois. La réalisation de ce projet devrait en effet générer de nouvelles opportunités professionnelles, dynamiser l'économie locale et renforcer l'attractivité touristique de la capitale économique.
A.A.A
Ce mercredi 28 janvier 2026 en Conseil des ministres, le gouvernement a décidé du versement des droits et arriérés de salaires aux agents autrefois engagés par des conservateurs ou gestionnaires pour le fonctionnement de musées publics.
Bonne nouvelle ! Les agents engagés dans le cadre du fonctionnement des musées publics par des conservateurs et gestionnaires seront bientôt payés. Le gouvernement, pour des motifs « d'ordre social », a décidé du règlement de leurs droits et de leurs arriérés de salaire.
Les agents concernés selon le communiqué du gouvernement, avaient une rémunération aléatoire, conditionnée par les entrées de recettes issues de la vente des tickets aux visiteurs. Mais, la gestion des fonds ainsi collectés manquait de transparence et il a été mis fin à cette pratique en décembre 2018.
« Depuis lors, les recettes issues de la vente des tickets sont directement versées au Trésor public. De fait, ces établissements culturels n'ont plus les possibilités financières d'assurer la paye des agents concernés et ont été contraints de mettre fin à leurs relations de travail », détaille le Conseil des ministres.
Ce qui a conduit le gouvernement à « prendre en charge l'incidence financière résultant du règlement définitif des droits et arriérés de salaire desdits agents ».
F. A. A.