La Maison-Blanche a transmis au Sénat américain la candidature du diplomate de carrière Peter Lord pour prendre la tête de l'ambassade des États-Unis au Bénin. Sa nomination doit encore être soumise à la procédure de confirmation.
Un nouveau visage pourrait bientôt représenter les Etats-Unis à Cotonou. Peter Lord, diplomate de carrière du Senior Foreign Service au rang de ministre-conseiller, fait partie d'une série de candidats proposés par le président Donald Trump pour occuper plusieurs postes diplomatiques en Afrique.
La liste transmise au Sénat américain concerne notamment le Bénin, le Togo, le Tchad, Madagascar, les Comores, le Gabon, la Mauritanie, le Malawi et le Cabo Verde, selon l'Agence de presse africaine (APAnews).
Pour le Bénin, Peter Lord est appelé à succéder à Brian Shukan, dont la mission à Cotonou a pris fin en février 2026. Celui-ci dirigeait l'ambassade américaine depuis mai 2022.
Depuis son départ, la représentation diplomatique américaine est dirigée par intérim par la cheffe de mission adjointe, Brinille Eliane Ellis.
La candidature de Peter Lord ne vaut toutefois pas encore nomination. Comme le prévoit la procédure américaine, elle doit être examinée puis confirmée par le Sénat. En cas d'approbation, le diplomate prendra officiellement ses fonctions à Cotonou.
M. M.
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Tirage N°127/26 du Lundi 10 août 2026 (11H) :
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Invité sur la Radio nationale ce dimanche 9 août 2026, le ministre porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a apporté des clarifications sur le rôle du Sénat, nouvelle institution de la République dont les membres ont été officiellement installés le jeudi 30 juillet dernier.
Sur la Radio nationale ce dimanche 9 août, le ministre porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a assimilé le Sénat aux conseils de sages dans les villages ; des gens qui, forts de leurs expériences, peuvent faire asseoir les protagonistes, les écouter et trancher un litige. Leur décision selon ses explications, est assimilable à celle d'un tribunal de conciliation que personne ne peut remettre en cause.
« Le Sénat va fonctionner comme une instance de sages », a indiqué le ministre porte-parole du gouvernement.
Abordant la question de la sagesse, il estime qu'elle ne relève pas de l'accumulation des ans, mais plutôt du vécu, de l'expérience accumulée au cours de la vie. Raison pour laquelle le Sénat est composé d'anciens présidents de la République, d'anciens présidents de l'Assemblée nationale, d'anciens présidents de la Cour constitutionnelle. Ceci, au regard du nombre très minime qu'ils font, les rôles qu'ils ont joué à un moment donné de leur parcours au service du pays, les responsabilités, les expériences, et les dossiers qu'ils ont gérés.
Ce qui leur permet désormais de mieux appréhender certaines situations que le commun des Béninois. Selon Wilfried Léandre Houngbédji, les laisser partir avec leurs expériences, mourir dans l'oubli ou aller faire des consultations ailleurs en mettant leurs expériences au service d'autres pays plutôt que le Bénin, relèverait d'une perte. D'où l'option du Sénat pour « dire que quand vous avez servi le Bénin, et que vous avez certaines expériences de la vie, vous pouvez être utile au niveau du Sénat », attendu notamment d'après lui, pour réguler la vie politique, favoriser l'uni personnage, la cohésion, et faire en sorte qu'il n'y ait plus de conflits inutiles entre les acteurs politiques dans le pays.
Le ministre porte-parole a évoqué à titre illustratif, l'image que les deux anciens présidents de la République, Boni Yayi et Patrice Talon, avaient affichée lors de la cérémonie d'installation du Sénat ; assis côte à côte, échangeant et souriant ensemble. Une scène que nul ne pourrait imaginer par le passé.
Un arbitre
Le Sénat selon le ministre porte-parole, n'est pas une institution de contre-pouvoir, ni un instrument de soutien pour le gouvernement. « C'est un arbitre, et un arbitre doit être impartial », a-t-il souligné.
A l'en croire, le Sénat dans son fonctionnement peut être amené à rendre des décisions qui satisfassent soit l'Assemblée nationale, soit le président de la République. En cas de désaccord entre ces deux institutions qui toutes deux, ont l'initiative de la loi, le Sénat est désormais l'institution qui pourra trancher et départager les protagonistes. « Il n'est pour personne. Il est pour la République, il est au service de la République comme les autres institutions », a expliqué Wilfried Léandre Houngbédji mettant l'accent sur le caractère apolitique des sénateurs qui ne devront plus être membres, encore moins, responsables de formations politiques afin d'arbitrer en toute impartialité.
F. A. A.
Au Bénin, le paludisme demeure un véritable problème de santé publique, particulièrement pendant la saison des pluies, où la prolifération des moustiques favorise la transmission du Plasmodium, l'agent pathogène. Face à cette maladie qui peut évoluer « rapidement » vers une forme grave, surtout chez les enfants âgés de moins de cinq (05) ans, certains symptômes doivent alerter les parents, et conduire à consulter un médecin en urgence. Dr Lisette CAPO-CHICHI, médecin pédiatre, donne ici quelques indications.
Le paludisme est une maladie endémique qui sévit au Bénin. Malgré les différentes mesures prises par les pouvoirs publics pour son éradication, la maladie persiste et connaît une recrudescence surtout en période de grande saison pluvieuse, où le risque de contagion est souvent très élevé. Chez les enfants âgés de moins de 5 ans, plus exposés à la maladie, la moindre fièvre doit alerter les parents qui devront consulter sans délai.
La fièvre, premier signe qui doit immédiatement attirer l'attention
Selon le médecin pédiatre, le premier signe évocateur du paludisme est la fièvre, le plus souvent « élevée ». Celle-ci s'accompagne généralement d'un syndrome grippal caractérisé par des courbatures, la fatigue et les maux de tête. Chez les plus jeunes enfants (moins de 5 ans), des troubles digestifs sont fréquents. Ils peuvent présenter des vomissements, ou encore des douleurs abdominales. « Dès qu'un enfant présente de la fièvre, dans un contexte comme celui du Bénin où le paludisme est endémique, les parents doivent consulter rapidement dans un centre de santé », conseille Dr Lisette CAPO-CHICHI. « Toute fièvre chez un enfant doit conduire à une consultation rapide. Plus le traitement est administré tôt, plus les chances de guérison sont élevées et moins le risque de complications est important », a-t-elle ajouté évoquant les autres symptômes qui doivent retenir l'attention en ce qui concerne les cas graves.
Reconnaître les signes d'un paludisme grave
Au-delà des symptômes habituels, certains signes traduisent une aggravation de la maladie et nécessitent une prise en charge urgente. Parmi eux, figure la prostration. Dans ce cas, l'enfant selon les explications du médecin, devient inhabituellement faible, cesse de jouer, et ne parvient plus à marcher ou à se tenir debout.
A cela s'ajoute une incapacité à boire et une inappétence ; des convulsions répétées ; une perte de connaissance voire un coma ; une pâleur importante liée à une anémie sévère ; un ictère conjonctival et des difficultés respiratoires. « Même si certains signes sont visibles, d'autres complications ne peuvent être détectées qu'à l'hôpital. D'où la consultation est nécessaire et urgente, recommande le médecin.
La prévention, une arme puissante
La lutte contre le paludisme repose d'abord et avant tout sur la prévention. La professionnelle de santé conseille de dormir sous une moustiquaire imprégnée d'insecticide à longue durée d'action (MIILDA) chaque nuit. L'assainissement régulier du cadre de vie, l'élimination des eaux stagnantes et des gîtes larvaires autour des habitations font partie également des moyens efficaces permettant de se prémunir contre la maladie. Selon le médecin pédiatre, la plupart des cas de décès d'enfants par paludisme surviennent pendant la saison pluvieuse ; une période au cours de laquelle le risque de transmission est « maximal ».
Pour les enfants âgés de 3 à 59 mois vivant dans les zones à risque, une Chimio prévention saisonnière (CPS) est proposée dans les centres de santé. Il s'agit d'un traitement préventif qui permet de réduire de façon significative, le risque de développer un paludisme pendant les périodes de forte transmission.
En cette période marquée par la présence d'eaux stagnantes, une conséquence des fortes précipitations enregistrées pendant la saison des pluies, la pédiatre conseille de vérifier l'accès à la prévention au CPS dans les zones concernées ; l'élimination des eaux stagnantes autour des habitations ; la surveillance des enfants âgés de moins de 5 ans, et la consultation dès le premier signe. S'assurer de la disponibilité des tests de diagnostics rapide (TDR) et des combinaisons thérapeutiques à base d'artémisinine (CTA).
Le médecin rappelle que le vaccin contre le paludisme est progressivement intégré aux programmes de vaccination afin de renforcer la protection des enfants.
Pour ce qui concerne la femme enceinte, la prévention du paludisme passe également par un suivi prénatal correct, avec un « traitement préventif intermittent ».
Dans le cadre de la lutte contre le paludisme, le Bénin a marqué son adhésion à l'initiative « Zéro Palu ! », lancé en avril 2014 au Sénégal. Le pays a introduit en avril 2024, la vaccination contre le paludisme dans son programme élargi de vaccination. Dans sa dynamique de renforcement de cette lutte, le gouvernement a également procédé à la mise en place de l'Agence nationale de lutte contre la malaria et les moustiques. Celle-ci se veut un instrument spécialisé, autonome et réactif.
Elle aura pour mission de mener une lutte coordonnée contre le paludisme et les moustiques vecteurs. Ses principales missions consistent à : concevoir, mettre en œuvre et évaluer les programmes de démoustication ; renforcer les actions de prévention et de lutte contre la maladie ; réduire l'incidence et la mortalité liée aux maladies transmises par les moustiques ; promouvoir la recherche et l'innovation dans le domaine de la lutte anti-vectorielle ; sensibiliser les populations sur les comportements préventifs et les traitements curatifs ; appuyer les collectivités locales dans la gestion des nuisances liées aux moustiques.
La vision à long terme est d'inscrire le Bénin au rang des pays qui auront éradiqué le paludisme, maladie dont le taux de mortalité a régressé passant de 0,83 à 0,7 pour 1000 habitants à risque.
F. A. A.
Le président de la République peut-il dissoudre le Sénat ? Le ministre porte-parole du gouvernement a répondu à la question ce dimanche 9 août 2026, sur la Radio nationale.
Le Sénat, nouvelle institution de la République suscite depuis son installation, plusieurs interrogations. Sur la Radio nationale ce dimanche 9 août 2026, le ministre porte-parole du gouvernement a éclairé l'opinion.
Au sujet de la question relative à sa dissolution par un président de la République, le ministre porte-parole explique que « la constitution ne l'a pas dit ». L'institution, a-t-il ajouté, ne peut pas non plus sanctionner le président de la République.
Wilfried Léandre Houngbédji, au cours de l'entretien avec les journalistes a assimilé le Sénat à un « conseil de sages » appelé à jouer un rôle d'arbitrage entre l'exécutif et le législatif. Raison pour laquelle ses membres sont apolitiques, et ne devraient appartenir ni présider un parti politique.
F. A. A.
Le corps décapité d'un homme a été retrouvé vendredi 7 août 2026 à Dèkoungbé, dans l'arrondissement de Godomey.
Un jeune homme est soupçonné d'être impliqué dans la mort de son père, dont la tête a été retrouvée dissimulée au domicile familial.
L'affaire a débuté dans la nuit du jeudi 6 août, vers 04 heures, à Agla Akansôdji, où le commissariat du 13e arrondissement de Cotonou a interpellé le principal suspect.
Selon les premiers éléments de l'enquête rapportés par la police, le jeune homme aurait cherché un éventuel acheteur pour la tête de son père après son forfait.
Conduit sous escorte à son domicile, situé derrière une école primaire à Dèkoungbé, il aurait indiqué aux policiers l'endroit où le corps avait été caché, avant de revenir sur ses déclarations arrivé sur les lieux.
Sa mère, présente au domicile, a affirmé que son mari se trouvait au village pour une cérémonie. Elle a toutefois conduit les policiers devant sa chambre, dont la porte était fermée à l'aide d'un cadenas. Les tentatives pour joindre l'homme étant restées sans réponse, les enquêteurs ont décidé de poursuivre les vérifications.
Le lendemain, vendredi 7 août, les policiers sont retournés sur les lieux pour effectuer des actes de police judiciaire. Une fouille des abords de la maison a permis d'apercevoir, dans un bas-fonds situé derrière la chambre, ce qui semblait être un pied humain flottant.
Les recherches ont ensuite été étendues à la concession familiale. La tête de la victime a été retrouvée emballée dans un survêtement noir, placée dans un sac de courses et dissimulée sous une table dans la cour.
La victime, identifiée comme T. C., a été reconnue comme étant le père biologique du suspect. Les enquêteurs ont relevé plusieurs blessures attribuées à des coups de machette sur le corps et la tête.
Le profil du suspect et les circonstances précises du drame doivent encore être établis par l'enquête. Le parquet a confié au commissariat de Godomey une enquête en flagrance pour des faits qualifiés de meurtre sur ascendant légitime.
La police poursuit les investigations afin de déterminer les circonstances exactes des faits et les éventuelles responsabilités.
M. M.
La protection de l'enfance, l'éducation et l'insertion des jeunes ont occupé une place importante dans la participation de la Commission indépendante des droits de l'Homme (CIDH AFRICA) au Forum social mondial 2026 à Cotonou. La délégation marocaine, conduite par son directeur exécutif, Moulay Lahsen Naji, a également défendu une meilleure coopération entre les pays africains.
La lutte contre le recrutement d'enfants dans les conflits armés a été au centre des échanges du Forum social mondial organisé du 4 au 8 août 2026 à Cotonou.
Pour la Commission indépendante des droits de l'Homme (CIDH AFRICA), la lutte contre le phénomène d'enfants soldats passe autant par la protection juridique que par la prévention.
Pauvreté, déplacements forcés, fragilité familiale et accès limité à l'éducation figurent parmi les facteurs susceptibles d'accroître la vulnérabilité des enfants.
L'éducation a ainsi été présentée comme un moyen de protection et de prévention. L'objectif est de réduire les situations qui exposent les enfants à l'exploitation et à la violence, tout en renforçant leur capacité à construire leur avenir.
Le Projet Atlantique au cœur des discussions
Un autre atelier a été consacré au Projet Atlantique, avec un accent sur la connectivité et les échanges entre les territoires africains.
La délégation marocaine a insisté sur les retombées attendues pour les populations, notamment les jeunes.
Formation professionnelle, emploi, entrepreneuriat et mobilité ont été évoqués comme des leviers permettant à la jeunesse de profiter davantage des nouvelles opportunités liées au développement des corridors, des échanges et du numérique.
Pour la CIDH AFRICA, l'intégration africaine ne saurait donc se limiter au rapprochement des territoires. Elle doit aussi favoriser les échanges de compétences, les initiatives communes et la participation des jeunes aux projets qui concernent leur avenir.
La délégation a par ailleurs rencontré des organisations de la société civile africaine et européenne afin d'explorer des possibilités de coopération, notamment dans les domaines des droits humains, de la formation et de la jeunesse.
La mission s'est poursuivie à Ifangni, où des échanges avec les autorités locales ont permis d'aborder les possibilités de coopération et les initiatives susceptibles d'être développées sur le terrain.
À travers cette participation au Forum social mondial, la CIDH AFRICA a ainsi défendu une approche articulant protection des enfants, développement de la jeunesse et coopération régionale. L'enjeu, désormais, est de traduire les échanges engagés à Cotonou en projets et partenariats concrets.
M. M.
Un prisonnier récemment libéré après avoir bénéficié d'une grâce présidentielle a été interpellé à nouveau, vendredi 7 août 2026, à Alassancomè, dans l'arrondissement de Hêvié, commune d'Abomey-Calavi.
Un repris de justice, libéré de prison après avoir bénéficié d'une grâce présidentielle le 1er août dernier, a été interpellé le 7 août pour tentative de vol d'une pompe de forage sur un chantier.
Les faits se sont produits vers 20 heures à Alassancomè, commune d'Abomey-Calavi. Selon les premiers éléments, le suspect a escaladé la clôture d'une maison en construction avant de se diriger vers une pompe utilisée pour remonter l'eau d'un forage.
La présence du suspect autour du chantier a attiré l'attention d'un voisin qui a donné l'alerte.
Le suspect a été interpellé puis conduit au commissariat de l'arrondissement de Hêvié.
Les vérifications effectuées auraient permis d'établir son identité et de constater qu'il était déjà connu des services de police.
Placé en garde à vue, il doit être présenté au procureur de la République lundi 10 août 2026, pour la suite de la procédure.
M. M.
Près de 95.000 producteurs de riz et de coton ont bénéficié, vendredi 7 août 2026, d'une couverture d'assurance au titre de la campagne 2025-2026 au Bénin.
Les producteurs de riz et de coton ayant enregistré des pertes de rendement ont reçu au total 561,8 millions de FCFA d'indemnités, dans le cadre du dispositif d'assurance agricole soutenu par l'Etat.
La remise officielle des indemnisations s'est tenue vendredi 7 août à Cotonou, en présence du ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, Adin Yeton Blokounon Goubalan.
Sur l'enveloppe débloquée, 376,8 millions de FCFA reviennent aux riziculteurs et 185 millions aux producteurs de coton.
La couverture a concerné précisément 94.905 exploitants, avec une prise en charge publique de 80% des primes d'assurance.
Mis en place en phase pilote depuis 2024, le mécanisme vise à limiter l'impact des aléas climatiques sur les revenus des exploitants. Le programme doit, à terme, concerner environ 100.000 producteurs et éleveurs dans les 12 départements, notamment dans les filières riz, coton et élevage.
L'enjeu n'est pas seulement de compenser les pertes après un sinistre.
L'assurance doit aussi permettre aux agriculteurs de préserver leurs investissements et de disposer de davantage de visibilité pour poursuivre leurs activités malgré les risques liés aux conditions climatiques.
Le gouvernement entend désormais élargir le dispositif. Pour la campagne 2026-2027, l'objectif annoncé est de couvrir 122.000 producteurs, avec l'appui du Fonds national de développement agricole (FNDA).
Cette montée en puissance s'inscrit dans une politique plus large destinée à réduire la vulnérabilité de l'agriculture béninoise, notamment face à une pluviométrie de moins en moins prévisible. Le dispositif met également en avant l'amélioration de la maîtrise de l'eau, l'accès au foncier, la disponibilité des intrants et le financement des exploitations comme des conditions nécessaires à une meilleure résilience du secteur.
M. M.
Le Bénin participe du 10 au 15 août 2026 à Bujumbura, au Burundi, à la Coupe Davis Africa Group III. Sur les courts du Club Entente Sportive, la sélection béninoise ambitionne de décrocher son accession au Groupe Mondial II.
Le Bénin à l'édition 2026 de la Coupe Davis Africa Group III. Pour cette compétition continentale, le pays est représenté par quatre joueurs. L'équipe s'appuie sur l'expérience d'Alexis Klegou, qui sera accompagné des jeunes talentueux tels que Pacôme Kakpo, Morgane Segodo et Sodick Noudogbessi.
Les quatre Guépards tennismen auront la responsabilité de défendre les couleurs nationales face à cinq autres sélections engagées dans cette phase de la compétition. Il s'agit du Burundi, pays hôte, de la Côte d'Ivoire, de la Namibie, du Sénégal et du Togo.
Pour la sélection nationale, l'objectif est clair : retrouver le Groupe Mondial II dès cette édition. Pour y parvenir, les Guépards devront faire preuve de constance et de solidité tout au long des différentes confrontations afin de décrocher l'une des places qualificatives à l'issue de la compétition.
F. A. A.
Le Bénin s'est illustré aux Olympiades internationales d'intelligence artificielle (IOAI) 2026, organisées à Astana, au Kazakhstan. Le pays a terminé à la troisième place au classement africain, derrière l'Algérie et le Mali, grâce aux performances de deux de ses représentants.
Engagé aux côtés de 437 candidats issus de 106 pays, le Bénin termine les Olympiades internationales d'intelligence artificielle avec une médaille de bronze et une mention honorable. Emmanuel Christiano Guidimadjegbe, élève au Collège catholique Notre-Dame de Lourdes de Porto-Novo, a remporté la médaille de bronze. Raphael Nguebou, du Lycée technique Coulibaly de Cotonou, a pour sa part, obtenu une mention honorable.
Les deux lauréats figuraient parmi les huit jeunes talents béninois sélectionnés pour représenter le pays à cette édition des IOAI. Leur performance permet au Bénin de franchir une nouvelle étape dans sa participation à cette compétition internationale dédiée à l'intelligence artificielle. Il s'agit de la deuxième participation du Bénin aux Olympiades internationales d'intelligence artificielle, après celle de 2025 à Pékin, en Chine, qui s'était soldée par l'obtention d'une mention honorable.
Avec cette édition 2026, le Bénin signe ainsi sa première médaille aux IOAI et confirme les progrès de ses jeunes talents dans le domaine de l'intelligence artificielle.
F. A. A.
Le Gouvernement béninois renforce ses efforts en faveur de l'accès universel à l'eau potable. Une enveloppe de 80,5 milliards de francs CFA a été mobilisée pour financer la construction de 38 systèmes d'approvisionnement en eau potable multi-villages (SAEPmV) dans plusieurs départements du pays.
Vers la construction de 38 systèmes d'approvisionnement en eau potable multi-villages dans plusiers département du Bénin. Le Gouvernement a mobilisé à cet effet, une enveloppe financière de 80,5 milliards de francs CFA. Cette initiative mise en œuvre dans le cadre du projet ÉQUITÉ, vise à améliorer la desserte en eau potable dans les zones rurales, notamment dans les localités qui connaissent encore des déficits importants en infrastructures hydrauliques.
La répartition des nouveaux systèmes tient compte des besoins identifiés dans les différents départements. Ainsi, 14 SAEPmV seront réalisés dans le Zou, 10 dans l'Ouémé-Plateau, 9 dans le Mono-Couffo et 5 dans l'Atlantique.
Le choix des SAEPmV selon nos sources, repose sur une approche de regroupement des villages par bassins. Cette stratégie permet de mutualiser les infrastructures, d'optimiser les investissements publics et d'assurer une meilleure couverture des populations rurales.
Cette nouvelle phase intervient alors que le taux national de desserte en eau potable en milieu rural a enregistré une progression ces dernières années, passant de 53,7 % en 2019 à 76,7 % en 2024. L'ambition du Gouvernement est d'atteindre l'objectif « Eau pour tous » à l'horizon 2033, avec la réalisation de 314 SAEPmV à l'échelle nationale.
Au-delà de la construction des infrastructures, la réussite du programme dépendra également de leur mise en service effective, de leur entretien et de leur pérennisation. Le respect des délais, la bonne gestion des ressources mobilisées et l'implication des communautés bénéficiaires constituent également des facteurs essentiels pour garantir la durabilité des investissements.
À terme, les 38 nouveaux systèmes devraient contribuer à améliorer l'accès à l'eau potable pour des milliers de ménages, avec des effets attendus sur les conditions de vie, la santé publique et les activités économiques dans les zones rurales.
L'amélioration de la desserte en eau potable
constitue ainsi un levier important de réduction des inégalités territoriales et de développement durable au Bénin.
F. A. A.
La Colombie a officiellement annoncé sa reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur son Sahara et retiré sa reconnaissance de la pseudo « rasd », marquant un tournant historique et un nouveau départ diplomatique entre Bogota et Rabat.
La marocanité du Sahara désormais reconnue par la Colombie. Cette nouvelle a été annoncée, vendredi, à Cali, lors d'une rencontre entre le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita, et le vice-président de la République de Colombie, José Manuel Restrepo, en présence du ministre des Relations extérieures, Omar Bula Escobar.
Le chef de la diplomatie colombienne M. Bula Escobar a affirmé que son pays "reconnaît la souveraineté du Maroc sur son Sahara", consacrant ainsi une nouvelle orientation de la position de Bogota sur cette question.
Quant au Vice-président, il a déclaré que cette annonce marque "un nouveau départ" dans les relations entre la Colombie et le Maroc, affirmant que le Royaume est "le premier allié de la Colombie en Afrique".
M. Restrepo n'a pas manqué d'exprimer la volonté de son pays d'établir avec le Maroc un partenariat stratégique.
Les relations maroco-colombiennes au beau fixe
Du côté marocain, M. Bourita a qualifié d'"historique" la décision de la Colombie de retirer sa reconnaissance de la pseudo "rasd" et de reconnaitre la souveraineté du Royaume sur son Sahara, soulignant qu'elle est susceptible de donner "un grand élan" aux relations bilatérales.
Le chef de la diplomatie marocaine a souligné que le Maroc et la Colombie peuvent constituer des plateformes économiques l'un pour l'autre, en mettant à profit leurs positions respectives en Afrique et en Amérique latine.
Pour terminer, M. Bourita a affirmé que sa présence à Cali, sur Très Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, pour représenter le Souverain à la cérémonie d'investiture du nouveau président Abelardo de la Espriella, traduit la volonté du Royaume d'accompagner cette nouvelle dynamique et de porter les relations maroco-colombiennes à un niveau supérieur.
A Sèmèrè, dans la commune de Ouaké, un désaccord entre deux présumés voleurs de moto a conduit à leur arrestation.
La destination d'une moto de marque HAOJUE volée est à l'origine d'une brouille entre deux voleurs à Sèmèrè dans la commune de Ouaké.
Le premier voleur déjà détenu pour des faits antérieurs, a demandé à son acolyte de vendre l'engin afin de lui faire parvenir de l'argent en prison. Mais le second aurait refusé de s'exécuter.
Pour tenter de le convaincre, il a sollicité un électricien de son entourage. Face à l'échec de cette démarche, d'autres individus, contactés depuis l'arrondissement d'Alédjo, auraient été chargés de récupérer la moto de force.
L'opération a finalement été menée à bien.
Mais depuis sa cellule, celui qui réclamait la vente de la moto ignorait que l'engin avait déjà été récupéré. Il a alors adressé une plainte contre son acolyte, déclenchant une enquête du commissariat de l'arrondissement de Sèmèrè, sur instructions du procureur de la République près le tribunal de première instance de Djougou.
Les investigations ont permis de découvrir que la carte grise et la plaque d'immatriculation de la moto étaient falsifiées. L'homme qui exigeait sa vente n'en était donc pas le propriétaire légitime.
Les éléments recueillis par les enquêteurs laissent plutôt penser que les deux individus seraient impliqués dans le vol de la moto et qu'ils se seraient ensuite opposés sur l'utilisation du butin.
Présentés à l'autorité judiciaire, les deux mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt, selon une publication de la Police en date du 7 août 2026.
La police a par ailleurs identifié le propriétaire légitime de la moto grâce aux renseignements de l'Agence Nationale des Transports Terrestres (ANaTT). Il s'agit de APOUH SOULEMANA Moustakin, enregistré sous le numéro de plaque 2DB 9469 RB.
La Police républicaine invite l'intéressé à se rapprocher du commissariat de l'arrondissement de Sèmèrè, dans la commune de Ouaké, afin d'apporter les précisions nécessaires et de récupérer son engin.
M. M.
L'agence internationale de notation Moody's a relevé, vendredi 7 août 2026, la note souveraine à long terme du Bénin, de « B1 » à « Ba3 », avec une perspective stable.
Le Bénin monte dans la catégorie « Ba » des notations souveraines et rejoint le cercle restreint des quatre pays d'Afrique subsaharienne bénéficiant de ce niveau de notation ou d'un niveau supérieur.
Selon un communiqué du gouvernement du Bénin publié le 7 août 2026, l'agence internationale de notation Moody's a relevé la note souveraine à long terme du Bénin, de « B1 » à « Ba3 », avec une perspective stable.
Dans son appréciation, Moody's met notamment en avant le dynamisme de l'économie béninoise.
La croissance a atteint 8,1 % en 2025, son niveau le plus élevé depuis 1990.
L'agence table sur une progression annuelle comprise entre 6,5 % et 7 % jusqu'en 2030, soutenue notamment par les investissements, l'industrialisation et la transformation locale des matières premières.
Moody's souligne également la continuité des politiques publiques et la solidité des institutions, qu'elle considère comme des facteurs favorables à la poursuite des réformes. L'agence cite notamment l'exécution des programmes conclus avec le Fonds monétaire international (FMI), les progrès en matière de gouvernance économique et les partenariats avec les institutions financières internationales.
Sur le plan budgétaire, l'agence relève l'amélioration de la mobilisation des recettes et la maîtrise des dépenses courantes. Le déficit budgétaire est revenu à 3 % du PIB en 2025, conformément à la norme communautaire de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
La gestion de la dette figure également parmi les éléments pris en compte. Moody's relève la diversification des sources de financement et la gestion proactive des passifs, qui contribuent, selon elle, à une réduction progressive du ratio d'endettement.
Cette stratégie s'est notamment traduite par plusieurs opérations sur les marchés internationaux, dont l'émission obligataire inaugurale ODD en 2021, la première émission en dollars en 2024 et le premier Sukuk du Bénin en 2026.
M. M.
Résultats du tirage "DIGITAL 20H" N°219 du Vendredi 07 Août 2026
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A PK 10, dans l'arrondissement d'Agblangandan (commune de Sèmè-Podji), une tranchée, ouverte pour évacuer les eaux des maisons inondées, cause des désagréments. Elle est source de difficultés liées à la salubrité et à la continuité de certains services.
Creusée il y a environ trois semaines, à la suite des pluies, une tranchée relie les quartiers inondés de PK 10 à la mer. « Les trous ont été creusés pour pouvoir trouver une solution à ceux qui sont inondés dans la zone. A partir de notre pavé jusqu'au parc de vente de véhicules d'occasion de Sèkandji, ce n'est même pas inondé, c'est devenu un fleuve », explique le chef quartier adjoint, Fataï Adechinan.
Cette solution favorisant l'écoulement des eaux n'est pas inédite.
L' « expérience a été faite de cela 5 ans. Et quand ils (les habitants de PK 10, NDLR) avaient fait ça, ça avait marché ».
Des conséquences inattendues
Si l'ouvrage a permis d'accélérer l'écoulement des eaux vers la mer, il cause toutefois des désagréments aux populations.
A l'embouchure, les vagues s'engouffrent dans la tranchée et provoquent une érosion qui menace progressivement les abords de l'éco-plage TAMAEE.
Ce site aménagé sur un ancien dépotoir à ciel ouvert accueille régulièrement des activités d'éducation environnementale destinées aux enfants et aux jeunes.
Autre difficulté : le passage des voitures et motocyclettes est devenu compliqué. Selon les témoignages recueillis sur place, des agents chargés de la collecte des déchets ménagers ont même dû remblayer une partie de la tranchée afin de poursuivre leur tournée.
Le site présente également des problèmes de salubrité. Des déchets et des défécations sont visibles dans le fossé. Des riverains redoutent qu'en cas de nouvelles pluies, ces matières fécales soient entraînées jusqu'à la mer.
Pour Fataï Adechinan, l'ouvrage est temporaire. La priorité reste l'assèchement complet des habitations encore touchées par les eaux avant la fermeture de la tranchée.
Marc MENSAH
Porté disparu depuis le mardi 4 août 2026, un enfant de 7 ans a été retrouvé sans vie dans une fosse septique , jeudi 6 août 2026, dans le quartier Banikanni du 2ᵉ arrondissement de Parakou
Le jeune Moukaram a disparu alors qu'il se trouvait habituellement à la maison. Après plusieurs recherches menées par ses proches, une alerte a été lancée et une déclaration faite auprès des services de sécurité. Il a été finalement retrouvé le jeudi aux environs de 22 heures sans vie dans la fosse septique de la maison.
Les éléments de la Police républicaine se sont rendus sur les lieux pour les premiers constats. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances du drame.
Les vacances 2026 prennent une nouvelle dimension avec le lancement de l'édition 2026 de « Chante et Danse avec l'Amazone ». L'événement démarre ce samedi 08 août 2026 à l'Esplanade de l'Amazone à Cotonou.
Le gouvernement béninois offre au public plus d'un mois de spectacles gratuits mêlant musique, danse et découvertes culturelles en cette période de vacances. C'est à l'occasion de l'événement phare "Chante et Danse avec l'Amazone". Cette manifestation culturelle se déroulera du samedi 8 août au 12 septembre 2026. Elle réunira sur une même scène des artistes, orchestres et compagnies de danse qui animeront les soirées au rythme des sonorités béninoises et d'autres expressions artistiques.
Au-delà du divertissement, « Chante et Danse avec l'Amazone » s'inscrit dans la dynamique de promotion de la culture béninoise et de valorisation des talents locaux. L'initiative mise en œuvre par le Ministère de la Culture, des Arts et du Patrimoine vise également à proposer aux populations et aux visiteurs un espace de loisirs accessible, sécurisé et convivial pendant la période des grandes vacances.
Prévue dans la continuité des célébrations de la Fête nationale, cette édition ambitionne de faire de l'Esplanade de l'Amazone un lieu de rassemblement autour de la musique, de la danse et du patrimoine culturel du Bénin.