Depuis quelques années, le continent africain assiste à l'émergence silencieuse d'un acteur français dans la régulation technique des jeux d'argent. Peu connu du public, Sharp Vision a pourtant obtenu des positions clés dans plusieurs pays, où elle supervise les flux de paris, le reporting fiscal, la conformité et la collecte de données comportementales. Officiellement, il s'agit de moderniser et sécuriser un secteur réputé opaque. Officieusement, l'affaire pose une question politique majeure : quand un État africain externalise sa régulation à une société privée étrangère, à qui appartient la souveraineté ?
Le jeu comme prétexte à la captation de données sensibles
En encadrant les paris, Sharp Vision accède à des informations massives : profils de solvabilité, comportements de consommation, horaires de connexion, géolocalisation, cycles d'endettement, usage du mobile money, téléphone et cash. Ce sont des données sensibles, qui informent non seulement la fiscalité mais aussi la psychologie sociale.
Un État africain devrait-il externaliser la collecte d'une telle infrastructure d'information ? Et si oui, sous quelles garanties de contrôle, de rapatriement et d'usage ?
Dans un monde où les données sont devenues l'équivalent contemporain des matières premières, la question n'est plus technique, elle est stratégique.
Les frères Casanova, courtiers d'une diplomatie économique française
Le succès africain de Sharp Vision ne relève pas d'un hasard industriel. Il repose sur un élément rarement évoqué publiquement : les liens étroits qui unissent la France aux frères Casanova, fondateurs de la société. Ce duo évolue dans un espace particulier où se croisent intérêts publics et privés, diplomatie économique, entreprises parapubliques, régulateurs, consultants et réseaux institutionnels français.
Les Casanova sont moins des entrepreneurs isolés que des porteurs d'intérêts français dans un secteur où Paris possède une expertise historique : jeux, opérateurs publics (FDJ, PMU), cabinets spécialisés, chambres de commerce, réseaux diplomatiques, bailleurs et opérateurs télécom. Dans ce milieu, la frontière entre tentation commerciale et objectif politique est poreuse.
La régulation, nouvelle forme de gouvernance postcoloniale
Sous couvert de modernisation, l'externalisation de la régulation convertit un prestataire privé en gouverneur technique de l'ombre. Réguler, c'est décider qui a le droit d'opérer, comment, à quel rythme et à quel coût ; c'est voir les flux, les contrôler, les taxer, les documenter. C'est surtout établir un pipeline fiscal et informationnel sur lequel l'État perd progressivement la maîtrise.
L'Afrique ne découvre pas le néocolonialisme ; elle découvre sa version numérique : la dépendance logicielle. Dans le colonialisme classique, on captait des territoires. Dans sa version contemporaine, on capte des données.
Les intentions politiques des entreprises étrangères
Une hypothèse dérangeante s'impose : les entreprises étrangères présentes sur le marché africain de la donnée ont-elles des intentions uniquement commerciales ? Il serait naïf de le penser. Les données des joueurs et parieurs africains n'intéressent pas seulement les opérateurs privés. Elles intéressent les États, car elles permettent d'anticiper la solvabilité des populations, la pression sociale, la structure de la rente et les risques de crise.
Sharp Vision et l'État français : alignement discret, objectif clair
La France dispose d'un avantage comparatif dans les secteurs régulés : télécoms, ports, banques, énergie, biométrie, jeux. Depuis une décennie, Paris ne cherche plus à contrôler directement les États africains ; elle cherche à influencer leurs infrastructures institutionnelles. Les frères Casanova et Sharp Vision constituent un véhicule pour cette stratégie soft power : ils ne déclenchent pas de débat public, ils interviennent dans l'infrastructure invisible.
Un cheval de Troie n'a pas besoin d'être imposant. Il doit être pratique.
Une affaire éminemment politique
L'affaire Sharp Vision est tout sauf technique. Elle concerne la capacité des États africains à gouverner leurs données, leurs rentes et leurs infrastructures numériques. Elle concerne aussi la manière dont les anciennes puissances coloniales se reconfigurent pour continuer d'exercer une influence après l'effondrement des leviers traditionnels (armée, CFA, diplomatie, élites politiques).
Le drapeau ne flotte plus sur les ports et les palais présidentiels. Il se déploie dans les API, les licences, les logiciels, les bases de données et les rapports d'audit.
Sharp Vision n'est pas un élément périphérique du secteur des jeux africains.
C'est un acteur structurant qui concentre à la fois la régulation, la donnée et la rente. Ce rôle, assumé par une société française, traduit un rapport de force dont les implications dépassent largement les paris sportifs.
À travers Sharp Vision, la France exerce une influence directe sur un domaine qui touche à la fiscalité, à la conformité, à la surveillance des flux et à la compréhension des comportements économiques. Rien de tout cela n'est neutre.
Pour l'Afrique, l'enjeu n'est pas seulement de moderniser ses économies, mais de maîtriser les infrastructures numériques qui les rendent possibles. C'est là que se joue une souveraineté durable.
La Rédaction
Lors du Conseil des ministres du 21 janvier 2026, le gouvernement a annoncé la construction d'un marché dédié au charbon de bois et à la pharmacopée. Le site retenu a été dévoilé par la Directrice générale de l'Agence Nationale de Gestion des Marchés (ANaGeM).
Le marché dédié à la commercialisation du charbon et des produits de la pharmacopée sera implanté à Godomey dans la commune d'Abomey-Calavi.
Cette précision a été donnée par la Directrice générale de l'Agence Nationale de Gestion des Marchés (ANaGeM), Eunice Loisel Kiniffo, qui a indiqué dans un Podcast de la Web TV Impact Bénin : « Nous avons également un autre site à Godomey qui va abriter les marchands de plantes médicinales et de charbon ». Une information qui permet d'établir un lien direct avec la décision prise en Conseil des ministres du 21 janvier 2026.
« Les travaux d'aménagement du Projet d'assainissement pluvial de la ville de Cotonou ont entraîné le déplacement des commerçantes de charbon du quartier Gbégamey. Il sera reconstruit sur un nouveau site un marché au charbon et de pharmacopée offrant de meilleures commodités. C'est dans ce cadre que le Conseil a marqué son accord pour la contractualisation avec divers cabinets et entreprises retenus », avait indiqué le compte-rendu du Conseil des ministres.
M. M.
770 litres d'alcool communément appelé Sodabi, reconnu impropre à la consommation humaine ont été saisis à Ayomi-Centre dans la commune de Dogbo, département du Couffo.
La Police républicaine a dévoilé ce 03 février 2026 sur son canal digital, les résultats d'une opération qui remonte au 23 octobre 2025.
Le commissariat de l'arrondissement de Dévè a saisi 770 litres de Sodabi dans le village de Ayomi-Centre, commune de Dogbo.
La boisson réquisitionnée a été transférée au Laboratoire de la Sécurité Sanitaire des Aliments (ABSSA). Les analyses ont révélé après trois mois d'expertise que le Sodabi saisi est impropre à la consommation.
M. M.
Le déménagement du grand marché de Dantokpa se fera progressivement. L'annonce a été faite par la directrice générale de l'Agence Nationale de Gestion des Marchés (ANAGEM), Eunice Loisel Kiniffo.
Le déménagement du marché de Dantokpa se fera de manière progressive afin de préserver l'activité commerciale et sociale du site, a indiqué la directrice générale de l'Agence Nationale de Gestion des Marchés (ANAGEM), Eunice Loisel Kiniffo.
Intervenant sur un Podcast, elle a précisé que les autorités entendent privilégier une transition en douceur. « Le chef de l'État nous a dit de laisser les dames vendre calmement pendant cette période de fête et après, elles vont déménager tout doucement », a-t-elle affirmé.
Selon la responsable de l'ANAGEM, le marché de Dantokpa compte actuellement 33 secteurs d'activités regroupant environ 20 000 personnes. Un recensement exhaustif a été mené directement sur le site pendant 45 jours afin d'identifier chaque marchand et de garantir un relogement adapté dans les nouveaux espaces commerciaux.
Plusieurs sites ont été retenus pour accueillir les commerçants appelés à quitter Dantokpa. Une partie sera installée au Pôle commercial Général Mathieu Kérékou, situé à proximité du stade GMK à Cotonou, tandis que d'autres rejoindront le marché de gros, le Pôle agroalimentaire du Grand Nokoué, ou encore différents marchés de détail.
Des capacités d'accueil ont déjà été sécurisées, notamment au marché de Midombo où un bloc de 336 places et des boutiques sont réservés aux commerçants de Dantokpa.
Des espaces sont également disponibles dans les marchés de Wologuèdè, Aidjèdo, Mènontin et Hlazounto, à Agla, où environ 150 places restent encore accessibles.
M. M.
Le Bénin poursuit la modernisation de ses infrastructures marchandes. 20 marchés modernes sont déjà construits et ouverts sur les 35 prévus au Programme d'Actions du Gouvernement (PAG).
Le programme de modernisation des marchés progresse sur l'ensemble du territoire béninois. Sur les 35 marchés modernes dont 21 de détails prévus, 20 sont déjà opérationnels, selon la Directrice de l'Agence Nationale de Gestion des Marchés (ANAGEM), Eunice Loisel Kiniffo.
Le dernier de cette série, le marché de Ouando à Porto-Novo, est actuellement en phase de finalisation. « Le marché sera mis à disposition de l'ANAGEM à partir de la fin du mois de janvier et pourra être ouvert dès le mois de février », a précisé la Dg.
Parallèlement à ces infrastructures, d'autres projets marchands sont en cours de développement. Ils concernent notamment un marché au poisson, un marché de poisson fumé à Abomey-Calavi ainsi qu'un site à Godomey destiné aux marchands de plantes médicinales et de charbon.
La construction d'un marché à bétail est également annoncée, tandis que l'ANAGEM assurera la gestion du marché flottant de Ganvié, dont l'opérationnalisation est prévue pour ce mois de janvier.
M. M.
Après Abuja, la capitale nigériane, la ville de Lagos a accueilli le mercredi 28 janvier 2026, la deuxième étape du Benin-Nigeria Business Forum (BNBF-2026). Environ 300 chefs d'entreprises nigérians et des responsables d'institutions publiques et privées du Bénin et du Nigéria, ont pris part aux échanges visant à transformer les relations bilatérales en projets d'investissements concrets, bancables et à fort impact.
Le Benin-Nigeria Business Forum, plateforme stratégique de rencontres, d'échanges, et d'opportunités d'affaires entre le Bénin et le Nigéria a connu un succès franc à l'étape de Lagos, marquant ainsi le renforcement des relations économiques, commerciales et d'investissement entre les deux pays. Cette étape déterminante vise selon les organisateurs, trois principaux objectifs. Il s'agit de positionner le Bénin comme une destination d'investissement compétitive, stable et attractive pour les entreprises nigérianes ; d'encourager les investisseurs nigérians à utiliser le Bénin comme plateforme d'accès aux marchés régionaux et internationaux ; et de renforcer la collaboration entre institutions et secteur privé autour d'une vision partagée de croissance et de prospérité.
Le Bénin, une plateforme opérationnelle
Le Bénin dira le Directeur Général de l'Agence de Promotion des Investissements et des Exportations (APIEx), n'est plus une promesse, mais plutôt une plateforme opérationnelle. « Sous l'impulsion du Gouvernement, des réformes ambitieuses ont été mises en œuvre afin d'offrir aux investisseurs un cadre des affaires stable, compétitif et prévisible », a souligné Eric AKOUTE évoquant le rôle clé de l'APIEx comme « guichet unique, accompagnant les projets depuis l'intention d'investissement jusqu'à leur réalisation effective ». « Les investisseurs nigérians trouveront au Bénin des opportunités réelles et un partenaire institutionnel pleinement engagé », a-t-il rassuré.
Offrir un environnement où les décisions d'investissement se traduisent rapidement en opérations, en croissance et en résultats mesurables, telle est l'ambition qu'affiche le Bénin. Le Vice-Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Bénin (CCI Bénin), l'a rappelé et invité les investisseurs nigérians à saisir le potentiel croissant du pays. « Lagos est un centre d'affaires majeur, et le Bénin est prêt à en être le prolongement naturel pour des projets structurés et rentables », a souligné Casimir MIGAN.
Pour sa part, Faki ADJE, Directeur Général Adjoint de la SIPI-Bénin, a mis en avant le volume des exportations vers le Nigéria ; lequel a augmenté de plus de 90% en 2024, et illustre un marché dynamique et porteur. « La Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) fournit l'infrastructure nécessaire pour saisir cette opportunité, alliant rapidité d'installation, compétitivité opérationnelle et accès privilégié aux marchés locaux et régionaux », a-t-il souligné. Conçue pour les industriels exigeants, la GDIZ offre d'après lui, « un écosystème clé en main » fait d'infrastructures modernes, d'une administration intégrée et d'une vision stratégique visant à positionner le Bénin comme « une base industrielle compétitive au service de l'Afrique et de l'export ».
Le financement, un levier important pour l'investissement
Sur la question du financement, la Directrice Générale de la Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin (CDC Bénin), a rappelé le rôle essentiel de la CDC Bénin. Celui de structurer, de sécuriser et de cofinancer des projets viables portés par des investisseurs privés. Maryse LOKOSSOU a rassuré de la disponibilité de la CDC Bénin à accompagner les entreprises nigérianes qui souhaitent s'inscrire dans une logique de création de valeur durable au Bénin. Aux Béninois de la diaspora qui souhaitent investir dans leur pays, elle adressé un message clair. Des mécanismes de cofinancement, de structuration et de sécurisation des projets seront mis à leur disposition afin de transformer l'attachement qu'ils ont pour leur pays, en investissements rentables, créateurs de valeur et porteurs d'impact pour les générations futures.
Dans le cadre de la coopération économique et commerciale avec le Géant de l'Est, le Port autonome de Cotonou (PAC), grâce aux investissements qui y réalisés, offre aux entreprises nigérianes une plateforme performante et compétitive pour sécuriser leurs chaînes d'approvisionnement et accéder aux marchés régionaux. Selon le Directeur Commercial, Kevin POTIER, la plateforme portuaire présente aujourd'hui une alternative efficace, moderne et fluide qui permet de réduire les délais, d'optimiser les coûts et de sécuriser les flux commerciaux vers les marchés régionaux et internationaux.
Le Bénin, une destination crédible pour les entreprises nigérianes
Les entreprises à Lagos recherchent des environnements propices à une expansion rapide et sécurisée. Et le Bénin selon Engineer Leye KUPOLUYI, Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Lagos, se distingue aujourd'hui comme « une destination crédible pour les entreprises nigérianes souhaitant diversifier leurs implantations, optimiser leurs opérations et accéder à de nouveaux marchés. « Nous sommes ouverts et pleinement disposés à collaborer et à faire des affaires avec notre pays ami, la République du Bénin. Les entreprises nigérianes sont prêtes à explorer des opportunités crédibles et profitables au Bénin », a-t-il déclaré.
Même engagement de la part de Yahaya OLADIRAN, Patron de la Chambre de Commerce et d'industrie, des Mines et d'Agriculture (BACCIMA). « Badagry est historiquement et économiquement connectée au Bénin. Aujourd'hui, notre Chambre est pleinement mobilisée et prête à engager des investissements concrets au Bénin. Nous voyons cette coopération comme une extension naturelle de nos activités, fondée sur la proximité, la confiance et des intérêts économiques partagés. Le renforcement des relations d'affaires entre nos communautés économiques est un levier essentiel de croissance partagée », a-t-il laissé entendre.
Organisée par la Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin, la Chambre de Commerce et d'Industrie du Bénin, l'Agence de Promotion des Investissements et des Exportations, la Zone Industrielle de Glo-Djigbé, et le Port Autonome de Cotonou, l'édition 2026 du Benin–Nigeria Business Forum marque un tournant décisif dans les relations économiques et commerciales entre le Bénin et le Nigéria.
F. A. A.
Les 109 députés de l'Assemblée nationale, 10è législature, élus à l'issue des législatives du 11 janvier dernier, s'apprêtent à faire leur entrée officielle dans l'hémicycle.
Par voie de communiqué, le doyen d'âge de l'Assemblée nationale, Antoine N'da N'da, a convoqué les élus de la 10è législature pour leur session inaugurale, prévue ce dimanche 8 février 2026.
Le rendez-vous est fixé à 10h00 au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo.
Cette séance solennelle, traditionnellement présidée par le doyen d'âge assisté des deux plus jeunes députés, sera marquée par deux étapes cruciales définies à l'ordre du jour. Il s'agit de : l'installation officielle des députés élus au titre de cette dixième législature ; l'élection du président de l'Assemblée nationale, suivie de celle des autres membres du Bureau, l'organe directeur qui pilotera les travaux parlementaires pour les années à venir.
M. M.
Le Secrétariat général de l'Assemblée nationale du Bénin a publié le chronogramme officiel de réception des députés de la 10e législature. L'accueil des 109 députés et leurs suppléants se déroulera du 3 au 5 février 2026.
La journée du lundi 2 février est dédiée aux élus des 1ère, 2e, 3e, 4e (9h à 12h), 5e, 6e, 7e et 8e (14h à 17h) Circonscriptions Electorales.
Mardi 3 février, ce sera au tour des députés issus des 9e, 10e, 11e, 12e, 13e, 14e, 15e et 16e circonscriptions.
L'accueil se poursuivra le mercredi 4 février avec les élus des 17e, 18e, 19e, 20e, 21e, 22e, 23e et 24e Circonscriptions.
La journée du jeudi 5 février sera consacrée aux députés retardataires.
Durant cette étape d'accueil, chaque parlementaire devra remplir son dossier administratif et se soumettre à un enregistrement biométrique. C'est également lors de ce passage que les élus reçoivent leurs attributs officiels.
L'installation officielle des 109 députés est prévue pour le 8 février 2026.
Le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS) a rendu publique, ce 02 février 2026, la liste des 167 nouveaux Assistants en position probatoire recrutés au profit des universités publiques du Bénin. Ces nouveaux agents, sélectionnés à l'issue d'un test, sont affectés dans diverses institutions telles que l'Université d'Abomey-Calavi, l'Université de Parakou et l'Université Nationale d'Agriculture pour renforcer l'encadrement académique dans de nombreuses spécialités. LISTE...
Un réseau de trafic de documents de voyage a été démantelé à l'aéroport Bernardin Gantin de Cotonou. 2 policiers arrêtés.
Plusieurs personnes ont été arrêtées par la Brigade Economique et Financière (BEF). Selon les premiers éléments de l'enquête, les suspects facilitaient contre de l'argent l'obtention de faux passeports notamment au profit des ressortissants de pays asiatiques en proie à des conflits armés ou des crises et inscrits sur la liste rouge du système international.
Parmi les personnes interpellées figurent deux agents de police, identifiés par leurs initiales A. S. et G. B.
Les mis en cause ont été présentés, vendredi 30 janvier 2026, devant la Cour de Répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Ils ont été placés sous mandat de dépôt en attendant leur procès.
M. M.
À Niamey, l'attaque armée survenue fin janvier a d'abord donné lieu à des accusations diplomatiques, avant même qu'une revendication jihadiste n'émerge. Lorsque l'État islamique a ensuite revendiqué l'opération, la parole officielle nigérienne s'est retrouvée fragilisée. Une séquence révélatrice des limites d'une gouvernance sécuritaire fondée sur la précipitation et l'opacité.
Une attaque, puis la mise en scène de la parole politique
Dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, une base militaire située dans l'enceinte de l'aéroport international Diori Hamani de Niamey est la cible de tirs nourris. L'attaque, brève mais intense, plonge la capitale dans un climat de tension. Les faits sont établis, mais les circonstances demeurent floues dans les premières heures. Avant même que les autorités n'annoncent l'ouverture d'une enquête ou ne communiquent des éléments techniques vérifiables, le pouvoir choisit de parler.
Accuser avant d'expliquer
Quelques heures seulement après l'attaque, le chef du régime nigérien, Abdourahamane Tiani, prend la parole. Il accuse publiquement plusieurs chefs d'État étrangers d'être impliqués dans une tentative de déstabilisation du Niger. Parmi eux figure explicitement le président béninois, Patrice Talon.Cette déclaration intervient sans qu'aucun rapport d'enquête, aucune preuve matérielle ni aucun élément de renseignement corroboré ne soient rendus publics. À ce stade, aucune revendication jihadiste n'a encore été annoncée.L'ordre des faits est ainsi inversé : l'accusation précède l'analyse, le politique devance le sécuritaire.
La revendication de l'État islamique, un récit bousculé
Ce n'est que dans un second temps que l'organisation État islamique revendique l'attaque. Cette revendication, conforme aux modes opératoires observés dans le Sahel, replace l'événement dans le cadre d'une menace jihadiste persistante. Elle vient surtout fragiliser la narration officielle initiale, exclusivement tournée vers une lecture géopolitique et extérieure. Le décalage entre la chronologie des faits et celle du discours d'État devient alors évident.
L'opacité comme facteur de défiance
En l'absence d'enquête rendue publique, cette succession de discours alimente les soupçons. La revendication tardive de l'État islamique ne corrige pas le récit initial ; elle l'expose à la contradiction. Plus le pouvoir accuse sans démontrer, plus sa parole devient vulnérable aux faits ultérieurs. Ainsi, l'opacité, censée préserver la sécurité nationale, produit l'effet inverse. Elle nourrit la défiance, tant au sein de la population que chez les partenaires régionaux.
Olatosho Mathieu Oschoffa, fils biologique du prophète fondateur de l'Église du Christianisme Céleste, a annoncé sa démission du Conseil Supérieur de Transition (CST).
Le Vénérable Senior Évangéliste Olatosho Mathieu Oschoffa quitte le Conseil Supérieur de Transition (CST) de l'Église du Christianisme Céleste. Le démissionnaire affirme ne plus pouvoir se « concentrer sur l'essentiel ». Sa présence au sein du Conseil pourrait, selon lui, « constituer un parjure ». Il dénonce notamment le traitement réservé à la « Constitution Bleue » et au « Livre Saint de l'Église », selon une lettre en date du 28 janvier 2026 adressée au Coordinateur Général du CST.
Olatosho Mathieu Oschoffa déplore le retrait du « dernier survivant des rédacteurs » de la Constitution, le Très Supérieur Évangéliste S. O. Banjo. Cette absence « déstabilise ma conscience humaine et Chrétienne Céleste », écrit-il.
Le démissionnaire rappelle avec force l'article 91 des statuts, stipulant que l'Église est placée sous « le règne absolu du Saint-Esprit ». Pour lui, cette règle inclut tout ce que le fondateur a pu dire « oralement ou par voie audiovisuelle ». Il craint que l'aspect administratif et juridique ne prenne le pas sur la nature divine de l'institution. « L'Église du Christianisme Céleste est avant tout une institution Divine révélée », insiste-t-il dans son courrier.
Malgré cette rupture, Olatosho Oschoffa remercie le président de la République du Bénin, Patrice Talon. Il salue « son implication à 100% dans ce processus d'unification » de l'Église.
Installé le 26 avril 2025 sous l'impulsion du Chef de l'Etat Patrice Talon, le Conseil de Supérieur de Transition (CST) est composé de 15 membres. Il a pour mission principale de restructurer l'église, restaurer l'harmonie entre ses différentes branches, préparer l'organisation démocratique d'une gouvernance durable et légitime, de moderniser les textes fondamentaux de l'église, tout en veillant au respect des valeurs originelles léguées par le Prophète fondateur, le Révérend Pasteur Samuel Bilehou Joseph OSHOFFA. L'Eglise est en proie à des « incompréhensions, des rivalités et des crises de gouvernance » et exposée à « plusieurs courants ».
M. M.
L'Assemblée nationale du Bénin a entamé les préparatifs en vue de l'entrée en fonction des députés de la 10è législature. À cet effet, une opération d'accueil est organisée pour permettre aux élus de procéder au retrait de leurs attributs parlementaires.
Le retrait des attributs parlementaires pour le compte de la 10è législature de l'Assemblée nationale se fera du lundi 02 au jeudi 05 février 2026, au siège de l'institution à Porto-Novo.
Les députés seront reçus chaque jour selon les plages horaires suivantes : de 09 heures à 12 heures et de 14 heures à 17 heures.
Les 109 députés dont 28 femmes élues à l'issue des élections législatives du 11 janvier dernier seront officiellement installés le 08 février 2026, date qui consacrera le lancement de la 10ᵉ législature de l'Assemblée nationale.
M. M.
Le ministère du Cadre de vie et des Transports a lancé, jeudi 29 janvier 2026 à Cotonou, la plateforme « 229 Cadre de vie ». Conçu comme un dispositif national de participation citoyenne, l'outil permet de signaler en temps réel les nuisances, pollutions et incivilités urbaines.
Dépôts sauvages d'ordures, nuisances sonores, dégradations d'infrastructures ou occupations anarchiques peuvent désormais être dénoncés au Bénin. C'est grâce à la plateforme « 229 Cadre de vie ». « Nous voulons rapprocher l'administration du citoyen grâce au numérique », a expliqué le directeur des systèmes d'information du ministère du Cadre de vie et des Transports, Dr Abdou-Aziz Sobabe, lors du lancement le jeudi 29 janvier 2026 à Cotonou. Selon lui, la plateforme vise à lever les lenteurs administratives dans la remontée des alertes.
Accessible via application mobile, web, SMS ou ligne verte, « 229 Cadre de vie » permet aussi de suivre le traitement des signalements.
Les usagers peuvent transmettre jusqu'à cinq photos, géolocaliser précisément les faits et suivre l'évolution du dossier.
Une ligne verte gratuite, le 144, est mise à disposition des citoyens ne disposant pas de smartphone ou d'accès à internet.
L'application est également disponible en plusieurs langues locales.
Le projet a été développé avec l'appui de Sèmè City, par des talents béninois issus notamment d'Epitech et d'Africa Design School. « C'est une solution conçue au Bénin, par des Béninois, pour les Béninois », a souligné Dr Sobabe.
Pour le secrétaire général du ministère du Cadre et des Transports, Constant Godjo, le cadre de vie conditionne la santé, la sécurité et le bien-être des populations.
M. M.
Un responsable du Renouveau charismatique catholique (RCC) du diocèse d'Abomey est décédé jeudi 29 janvier 2026 alors qu'il intervenait devant des fidèles dans la commune de Za-Kpota.
Victime d'un malaise alors qu'il était en pleine prédication sur la paroisse d'Assanli dans la commune de Za-Kpota, Fabien Ahitchémé a été évacué vers une structure sanitaire de la zone, jeudi 29 janvier 2026. Mais le responsable du Renouveau charismatique catholique (RCC) est malheureusement décédé, selon le constat fait à l'hôpital.
Engagé de longue date au sein du RCC, Fabien Ahitchémé exerçait plusieurs fonctions diocésaines liées à l'animation spirituelle, à la formation et à l'évangélisation. Il était connu dans les paroisses du diocèse d'Abomey pour son action.
Paix à l'âme du défunt !
M. M.
La Société Immobilière et d'Aménagement Urbain (SImAU) a réuni, samedi 31 janvier 2026, les occupants de la Cité de Ouèdo et des logements sociaux de Porto-Novo, à l'occasion d'une cérémonie officielle de présentation de vœux organisée sur le site de Ouèdo.
Les bénéficiaires du programme de logements sociaux des nouvelles cités de Ouèdo à Abomey-Calavi et Porto-Novo, les partenaires du secteur de l'habitat ainsi que des autorités administratives et communales ont pris part, samedi 31 janvier 2026, à une cérémonie de présentation de vœux. Animations, échanges directs et prières interreligieuses ont ponctué la cérémonie tenue à la Cité Ouèdo.
Dans son adresse, le Directeur général de la SImAU, Moïse Achille Houssou, a rappelé l'ampleur de la demande autour du programme de logements sociaux. 8.000 demandes ont été enregistrées pour 500 logements déjà attribués. Selon lui, ce programme s'inscrit dans la vision du Président Patrice Talon visant un développement urbain structuré, inclusif et durable. Il a annoncé la réalisation prochaine d'infrastructures de proximité, notamment des aires de jeux, une infirmerie et un commissariat de police, afin d'améliorer le cadre de vie et la sécurité des occupants.
Le programme, initialement réservé aux citoyens béninois, est désormais ouvert à toute personne, résidant au Bénin ou à l'étranger, renforçant ainsi son caractère inclusif.
La cérémonie s'est déroulée en présence du maire d'Abomey-Calavi, Angelo Évariste Ahouandjinou, du secrétaire général de la préfecture de l'Atlantique, Robert Hounsou, du directeur général de la Construction et de l'Habitat, Victor Ananouh, représentant le ministre du Cadre de vie, ainsi que de responsables du secteur de l'habitat.
M. M.
Des éleveurs et porteurs de projets avicoles des communes de Matéri et Boukoumbé ont bénéficié d'une série de formations pratiques sur l'élevage amélioré des volailles locales, destinées à renforcer leurs compétences et à améliorer durablement leur production.
La troisième édition des formations pratiques sur l'élevage amélioré des volailles locales, s'est déroulée le dimanche 25 janvier 2026 à Matéri. Une cinquantaine de participants, hommes et femmes, ont pris part à cette session déroulée au complexe scolaire Bethel des Assemblées de Dieu.
La formation organisée dans le cadre d'un partenariat entre la radio communautaire NAANE FM et la ferme Pintabel, a pour ambition de professionnaliser l'élevage des volailles locales au sein des communautés rurales.
Représentant le directeur de NAANE FM, Médard Chabi a souligné que ces formations traduisent sur le terrain l'intérêt suscité par les émissions agricoles diffusées à la radio, en offrant aux populations des compétences concrètes et directement applicables.
Les participants ont été formés sur plusieurs modules clés, notamment la fabrication de couveuses artisanales, fonctionnant à l'énergie solaire ou électrique, la maîtrise des paramètres de la couvaison artificielle, le démarrage et l'élevage des poussins afin de réduire les pertes, ainsi que la construction de cages d'engraissement adaptées.
Selon Machoud Mama, formateur et promoteur de la ferme Pintabel, l'objectif est de permettre aux éleveurs de poulets locaux, pintades et dindons de transformer cette activité en une véritable source de revenus pour subvenir aux besoins de leurs familles.
Porte-parole des participants, Gourou Sabi Toko a salué la richesse des enseignements reçus, affirmant que les bénéficiaires repartent avec des connaissances pratiques sur la fabrication des équipements, l'alimentation des volailles et l'organisation des poulaillers.
Après Matéri, les éleveurs de Boukombé ont été outillés aux techniques d'élevage amélioré des volailles locales. À travers ces sessions, les organisateurs entendent contribuer à l'amélioration de la productivité avicole et au renforcement de l'autonomie économique des ménages.
Malgré ses faibles scores lors des élections législatives et communales du 11 janvier 2026 et 00 élu obtenu, le parti Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE) a réaffirmé, dimanche 1er février 2026, sa volonté de conquérir le pouvoir lors du scrutin présidentiel du 12 avril prochain.
La Force Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) a obtenu 4,78 % aux législatives et 6,65 % aux communales du 11 janvier dernier. « Ces résultats ne nous découragent aucunement », a martelé Simplice Dossou, membre du bureau exécutif national du parti, dimanche 1er février 2026 sur Bip radio. « Quand les institutions opinent et donnent leurs décisions sans recours, (…) de façon sportive, on ne peut qu'accepter les résultats et se poser assez de questions d'abord internes et voir dans quelles mesures apporter les analyses, dans quelles mesures apporter les corrections possibles pour que les résultats soient atteints », a-t-il expliqué.
Le parti refuse de voir dans ces chiffres un signe de déclin définitif. Simplice Dossou a rappelé les précédents historiques de 2006, soulignant que des présidents comme Boni Yayi ou Patrice Talon avaient été élus sans disposer initialement de députés.
FCBE compte sur les « électeurs dormants » pour créer la surprise lors de l'élection présidentielle prévue pour le 12 avril. « Nous avons près de 65 % d'électeurs qui ne sont pas allés aux urnes. Si nous arrivons à décrocher un pourcentage élevé, l'élection présidentielle sera dans notre gibecière », a-t-il affirmé avec assurance.
« Nous avons notre agenda et nous sommes très fermes que l'élection présidentielle qui vient, on va renverser totalement la tendance. Et on ne s'inquiète pas parce que nous avons devant nous vraiment des pistes qui témoignent qu'effectivement, si nous changeons un peu de stratégie et nous arrivons à mettre éventuellement les choses sur l'orbite, nous allons atteindre l'objectif. A l'étape actuelle, nous ne pouvons pas dévoiler toutes ces stratégies parce que nous avons un adversaire aussi devant nous », a indiqué le cadre du parti FCBE.
M. M.
Les députés de la 9è législature ont approuvé, jeudi 29 janvier 2026, à la majorité absolue, la modification des lois organiques de trois institutions.
Les lois organiques n°2022-09 sur la Cour constitutionnelle, n°2024-26 sur le Conseil Economique et Social (CES) et n°2020-09 relative au Haut-commissariat à la prévention de la corruption ont été modifiées, jeudi 29 janvier 2026, à l'Assemblée nationale.
La révision de la loi organique du Haut-commissariat à la prévention de la corruption touche spécifiquement les articles 28, 37-1 et 86, précisant les missions et le fonctionnement de l'institution, avec un article final fixant la formule légale de promulgation.
La séance a également permis aux députés de prendre acte de plusieurs décrets de ratification d'accords de financement conclus par le gouvernement avec des partenaires internationaux, notamment la BOAD, la BEI, l'AID et l'Agence française de développement.
En marge des réformes institutionnelles, les députés ont adopté le rapport annuel 2024 de la Caisse des dépôts et consignations (CDC Bénin), marqué par une hausse record de 151 % des ressources collectées, atteignant 131,4 milliards de FCFA.
M. M.
La Quinzaine Cinématographique Chinoise – Cinéma dans la Cité, édition 2026 a été officiellement lancée dans la soirée du samedi 31 janvier à l'espace 2 Giga de Ganvié, commune de Sô Ava. C'est le début d'une grande tournée cinématographique à travers le Bénin.
Ça y est ! La Quinzaine Cinématographique Chinoise démarre avec la projection de films dans plusieurs villes du Bénin. Ganvié a accueilli la toute première séance dans la soirée de ce samedi 31 janvier. Cette initiative culturelle majeure s'inscrit dans le cadre de la célébration du Nouvel An chinois, placé cette année sous le signe du Cheval, symbole de courage, de sagesse, de loyauté et d'élan vers l'avenir. Organisée par Gangan Productions, en partenariat avec la coopération chinoise, la Quinzaine Cinématographique Chinoise ambitionne d'aller à la rencontre des populations sur l'ensemble du territoire national. Dans son allocution, Claude Balogoun, promoteur de Gangan Productions, a exprimé sa joie de lancer cette 18ᵉ édition de Cinéma dans la Cité.
Claude Balogoun, promoteur de Gangan Productions« Cette année, notre cheval prend son envol depuis les eaux du lac Nokoué, ici à Ganvié, ville touristique de notre pays, pour parcourir 15 villes du Bénin », a-t-il déclaré.
Du 31 janvier au 28 février 2026, les espaces publics seront transformés en salles de cinéma, pour aller à la rencontre des publics. La tournée conduira les équipes à Kétou, Pobè, Abomey, Dogbo, Savalou, Djougou, Copargo, Natitingou, Tchaourou, Parakou, Nikki, Gania, Allada et Porto-Novo.
Un pont culturel entre le Bénin et la Chine
Présent à la cérémonie, le maire de la commune de Sô-Ava, André Oussou Todjè, a salué le choix de Ganvié pour le lancement de l'événement. « La présence de l'Ambassadeur de la Chine honore notre commune et illustre la solidité des relations d'amitié et de coopération entre le Bénin et la Chine, renforcées aujourd'hui par cette quinzaine cinématographique, véritable pont culturel entre nos peuples », a-t-il affirmé.
Au nom du Conseil National des Organisations d'Artistes (CNOA), la secrétaire générale, Prudientienne Houngnibo Gbaguidi, a remercié Gangan Productions pour cette initiative mise en œuvre avec la Chine depuis plusieurs années.
Pour l'Ambassadeur de la République populaire de Chine au Bénin, Zhang Wei, cette édition revêt une importance particulière.
Zhang Wei, Ambassadeur de la République populaire de Chine au Bénin« 2026 marque l'année sino-africaine des échanges humains et culturels. Nous saisissons cette occasion pour élargir les échanges humains, approfondir les dialogues entre les civilisations et continuer à créer une atmosphère d'échanges culturels plus riche et dynamique afin de promouvoir sans cesse le développement du partenariat sino-béninois », a-t-il souligné. L'ambassadeur a invité les Béninois à célébrer le Nouvel An chinois aux côtés du peuple chinois.
Une dynamique nouvelle pour l'industrie cinématographique au Bénin
Procédant au lancement de cette initiative, le représentant du ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, William Codjo, s'est réjoui de la solidité des relations entre le Bénin et la Chine. Selon le directeur de l'Agence de Développement des Arts et de la Culture (ADAC), une nouvelle ère s'ouvre avec l'adoption de la loi sur l'industrie du cinéma et de l'image animée le 28 janvier à l'Assemblée nationale.
William Codjo, directeur de l'Agence de Développement des Arts et de la Culture« L'industrie cinématographique est un élément essentiel de la politique culturelle du président de la République, Patrice Talon. Le cinéma au Bénin va se développer de manière graduelle et cela commence à se remarquer par l'adoption de cette loi qui sera bientôt promulguée », a-t-il déclaré. Devant un public intergénérationnel, William Codjo a insisté sur l'importance de former des cinéphiles dès le plus jeune âge, convaincu que parmi ces enfants naîtront les professionnels du cinéma.
La cérémonie de lancement a été ponctuée de prestations artistiques des élèves des classes culturelles de Ganvié, suivies de la performance remarquée de l'artiste Delcos Man Adankanlin Wougo-Wougo. La soirée s'est poursuivie avec la projection du film béninois « Un jour, tout a basculé », une production de l'ABPF réalisée par Claude Balogoun, consacrée à l'éducation sexuelle de la jeunesse, puis du film chinois « Vanguard ». Un jeu-concours a clôturé l'événement dans une ambiance conviviale, avec la distribution de nombreux lots offerts par les partenaires. Avec cette Quinzaine Cinématographique Chinoise – Cinéma dans la Cité, le cinéma s'invite une fois de plus au cœur des populations béninoises, renforçant les liens culturels entre le Bénin et la Chine.
Akpédjé Ayosso