Le rapport Businesse Ready (B-Ready 2025) de la Banque mondiale a été présenté aux acteurs des médias et du monde des affaires le vendredi 30 janvier 2026. Sur les 10 domaines ayant fait objet d'évaluation, le Bénin se distingue par très bons résultats aussi bien dans la zone UEMOA que dans l'espace CEDEAO, et à l'échelle du continent africain.
On connait désormais les notes du Bénin au classement du rapport Business Ready 2025. Le coordonnateur de la cellule du climat des affaires du ministère de l'économie et des finances, Ilyas SINA l'a présenté aux professionnels des médias et aux acteurs du monde des affaires lors d'une séance le vendredi 30 janvier 2026. Ladite évaluation repose sur 10 indicateurs à savoir :
1-L'implantation des entreprises : Elle est relative aux formalités d'accès au foncier, transfert de propriété, les formalités de location de bureau, les formalités d'obtention de permis de construire. Le Bénin dans ce domaine, est 1er dans l'espace UEMOA, 1er dans la CEDEAO, et 4e en Afrique.
2-Les services d'utilité publique : Ils ont trait aux formalités d'accès à l'eau, à l'électricité et à l'internet pour les entreprises. Le Bénin occupe ici le premier rang au sein de l'UEMOA et dans la CEDEAO ; et 3e à l'échelle du continent africain ;
3-Taxation (fiscalité) : Elle concerne les régies fiscales, les procédures de déclaration de paiement des impôts, la transparence en matière fiscale, la qualité des enquêtes fiscales. Le Bénin dans ce domaine est 1er dans l'UEMOA, 1er dans la CEDEAO, et 3e en Afrique ;
4-Commerce international : Il concerne la facilité de commerce à l'import et à l'export, les procédures de dédouanement, les coûts, la qualité de l'infrastructure aéroportuaires). Le Bénin ici, est 1er dans l'UEMOA et dans la CEDEAO, et 5e en Afrique. Le coordonnateur de la cellule du climat des affaires a insisté ici sur le contexte actuel du Port autonome de Cotonou (PAC), le plus rapide dans la sous-région ;
5-Les services financiers : Ils concernent les banques, les institutions de microfinance, les services d'assurance, les paiements en ligne, et les services digitaux qui sont fournis. Le Bénin dans ce domaine est 1er dans l'UEMOA, 2e dans la CEDEAO, et 7e en Afrique ;
6-Création des entreprises : En la matière, le Bénin a enregistré le score le plus élevé (84,51), et occupe le 2e rang dans l'UEMOA, 2e dans la CEDEAO, et 4e en Afrique ;
7-Règlement de l'insolvabilité : Relatif aux procédures collectives en matière commerciale. Le Bénin dans ce domaine, est 2e dans l'UEMOA et dans la CEDEAO, et 5e en Afrique ;
8-Innovation au marché et la concurrence : Concerne les marchés publics, la protection des données (la protection en ce qui concerne les droits de propriété intellectuelle, les règles de concurrence en matière commerciale).
Pour une première évaluation, le Bénin dans cet indicateur, est 5e dans l'UEMOA et dans la CEDEAO, et 15e en Afrique. Mais le pays, dira Ilyass SINA, est très avancé en ce qui concerne la passation des marchés publics (totalement dématérialisée), l'adoption d'un nouveau Code sur la concurrence, et bientôt une agence autonome pour s'occuper des questions de concurrence. En matière de propriété intellectuelle, a-t-il informé, il y a l'ARE (l'Agence béninoise pour la recherche l'innovation) qui désormais, va coordonner la promotion de la recherche et de l'innovation, ainsi que la protection des résultats de recherche ;
9-La résolution des litiges : Relative au règlement des conflits dans les tribunaux de commerce. Le Bénin occupe le 4e rang dans l'UEMOA, 5e dans la CEDEAO, et 15e en Afrique ;
10-L'emploi : Pour cet indicateur, c'est la première fois également que le Bénin est évalué. En matière d'emploi, les données valorisées selon Ilyass SINA, sont des données de sécurité. A l'en croire, des travaux seraient en cours pour une révision du Code du travail.
L'autre volet de l'évaluation selon le coordonnateur, repose sur une approche par piliers qui tient compte du cadre règlementaire, la qualité du service public, et l'efficacité opérationnelle.
Le cadre règlementaire tient compte les règles en faveur des entreprises. Dans ce domaine, le Bénin est 1er dans l'UEMOA avec un score de 68.55 ; 2e dans la CEDEAO, et 4e en Afrique ;
La qualité du service public quant à elle, est relative aux procédures telles qu'elles sont définies, les coûts, et le temps tels que définis. Le Bénin dans ce domaine est 2e dans l'UEMOA, 2e dans la CEDEAO, et 5e en Afrique.
Enfin, l'Efficacité opérationnelle repose sur l'application des normes, des bonnes pratiques, et des bonnes valeurs. Ici, le Bénin est 3e dans l'UEMOA, 4e dans la CEDEAO, et 11e en Afrique.
Au total, 101 pays ont été évalués pour cette seconde phase pilote du rapport Business Ready de la Banque mondiale.
F. A. A.
Acculé par une situation sécuritaire qui se dégrade et une économie essouflée, le régime militaire du général Abdourahamane Tiani semble avoir opté pour la stratégie du « bouc émissaire ». Niamey accuse ses voisins, le Bénin et la Côte d' Ivoire notamment, et distille une rhétorique anti-française.
Le Niger déplore environ 1700 victimes, civils et militaires, dues aux attaques djihadistes, depuis l'arrivée au pouvoir du général Tiani. Tillabéri, située au carrefour des « trois frontières » avec le Mali et le Burkina Faso, est la région la plus touchée par la menace terroriste. Paradoxalement, le régime militaire du Niger pointe du doigt des pays bien plus lointains, comme la Côte d'Ivoire et le Bénin.
« Nous rappelons aux sponsors des (de ces) mercenaires, notamment à Emmanuel Macron, Patrice Talon, Alassane Ouattara : nous les avons suffisamment écoutés aboyer, qu'ils s'apprêtent eux aussi à leur tour à nous écouter (...) », a clamé le général Abdourahamane Tiani à la suite de l'attaque djihadiste du 29 janvier contre l'aéroport Diori-Hamani et la base militaire 101 à Niamey.
Pourquoi n'accuse-t-on pas le Mali ou le Burkina si les frontières sont poreuses ? La focalisation sur le Bénin, dont la frontière avec le Niger est officiellement fermée, interroge sur la logique du raisonnement sécuritaire de Niamey. Mieux, l'attaque est revendiquée par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM). Les chefs du JNIM sont, pour la plupart, originaires du Mali et du Burkina Faso. Iyad Ag Ghali et Amadou Koufa sont maliens. Jafar Dicko est burkinabè. Aucun n'est ressortissant béninois, ivoirien ou français.
Après la riposte contre l'attaque, le général Tiani a publiquement remercié la Russie pour son soutien militaire. Un discours calibré pour séduire une partie de l'opinion publique à Ouagadougou ou Bamako, friande de vidéos virales sur les réseaux sociaux ; alors même que l'intervention française au Bénin, à la demande des autorités élues, avait été vivement critiquée au nom de la souveraineté.
La colère de Niamey reste sélective face à des actes répréhensibles de ressortissants de l'Alliance des Etats du Sahel (AES). Le JNIM a reçu 50 millions de dollars de rançons des Emirats arabes unis pour la libération d'un de leurs ressortissants. Un fait connu des autorités du Niger.
Sur le plan économique, le Niger fait face à de lourdes difficultés. L'uranium nigérien peine à trouver preneur, dans un contexte de contentieux judiciaire avec le groupe Orano. Environ 1 000 tonnes, initialement stockées au port de Lomé, ont été transférées vers la base aérienne 101 de Niamey.
Le pipeline pétrolier, censé rapporter près de 500 millions de dollars par an, a été endommagé lors d'attaques sur le sol nigérien, aggravant la pression financière sur le Niger.
M. M.
Les Forces armées béninoises (FAB) ont salué ce vendredi 30 janvier 2026, le retrait du détachement de l'armée nigériane arrivé au Bénin suite aux évènements du 7 décembre 2025. La cérémonie présidée par le Général de corps d'armée, Fructueux Gbaguidi, s'est déroulée en présence des hiérarchies militaires béninoise et nigériane, ainsi que de l'ambassadeur du Nigeria au Bénin.
Arrivés au Bénin suite à la tentative de coup d'Etat déjoué du 7 décembre 2025, les militaires nigérians se sont retirés ce vendredi 30 janvier 2026. Durant leur séjour à la caserne de Togbin, ils ont apporté un appui important pour le rétablissement de l'ordre constitutionnel dans le pays, en accord avec les protocoles de la CEDEAO.
La cérémonie, présidée par le Chef d'état-major général des FAB, le Général de corps d'armée Fructueux Gbaguidi, s'est déroulée en présence des hiérarchies militaires béninoise et nigériane, ainsi que de l'ambassadeur du Nigeria au Bénin, Son Excellence Olukayode Olugbenga Aluko.
L'événement protocolaire a permis d'exprimer la gratitude des FAB pour la solidarité fraternelle du Nigeria, et de réaffirmer leur engagement à préserver la stabilité institutionnelle et à renforcer les partenariats stratégiques pour la paix en Afrique de l'Ouest.
F. A. A.
Un éleveur a été attaqué à Zoungoudo, une localité de la commune de Bohicon, dans la nuit du jeudi 29 au vendredi 30 janvier 2026, par des malfrats qui ont tenté de lui arracher sa motocyclette.
Alors qu'il revenait du centre-ville de Bohicon, un éleveur a été attaqué devant son domicile dans la nuit du jeudi 29 au vendredi 30 janvier 2026 à Zoungoudo, par des malfrats. Ces derniers armés de fusil de fabrication artisanale double canons et de machettes, ont tiré à bout portant sur lui avant de tenter de lui retirer sa moto. La résistance qu'il oppose selon une source policière, a eu raison d'eux. Malgré les coups de machette reçus « un peu partout sur le corps », il a pu empêcher le vol de sa moto.
Une équipe de la patrouille du commissariat d'Arrondissement d'Avogbanna s'est immédiatement rendue sur les lieux pour interpeller l'un des deux braqueurs. Lors de sa fouille, un sac contenant un pistolet de fabrication artisanale double canons, chargé de deux cartouches calibre 12, et d'autres objets d'origine douteuse ont été découverts. Le second qui a réussi à s'évader est activement recherché par la police.
Les investigations se poursuivent.
F. A. A.
L'avocat Stanic Adjacotan a été libéré ce vendredi 30 janvier 2026, après sa présentation devant le procureur de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme.
Remise en liberté pour l'avocat Stanic Adjacotan. En garde à vue depuis dimanche, il a été libéré au terme de son audition devant le procureur de la CRIET selon Bip Radio. La même source précise qu'il est accusé d' « apologie de coup d'État ». C'est suite à la tentative de coup d'Etat déjouée le 7 decembre 2025.
A. A. A
La police a interpellé deux individus soupçonnés d'avoir volé une motocyclette appartenant à un accidenté.
Après un accident sans gravité, samedi 24 janvier 2026 à Natitingou, un usager de la route s'était retrouvé immobilisé avec sa moto, une Haojue KA, connue sous l'appellation Apache. C'est dans ce contexte que deux hommes se sont approchés de l'accidenté, se présentant comme des personnes désireuses de lui venir en aide. S'exprimant dans le même dialecte que la victime, ils ont gagné sa confiance. Ils lui ont proposé de mettre la moto en sécurité et de la conduire dans un atelier.
Selon les éléments de l'enquête, les suspects se sont ensuite réparti les rôles. L'un est parti avec la moto, promettant de la déposer à un point convenu. L'autre a accompagné la victime à pied avant de prétexter un besoin naturel pour disparaître. Arrivée au lieu de rendez-vous, la victime n'a retrouvé ni les deux hommes ni sa motocyclette.
Une plainte a été déposée au commissariat central de Natitingou. Les investigations menées ont permis de localiser les suspects à Bèssè, dans la commune de Savè. Ils ont été interpellés alors qu'ils circulaient sur une autre moto du même modèle.
D'après les enquêteurs, la moto volée aurait été revendue pour financer l'achat de ce nouvel engin.
Malgré une identification formelle par la victime, les deux suspects contestent les faits. Ils ont été transférés sous escorte au commissariat central de Natitingou, où l'enquête se poursuit.
M. M.
Les personnes éligibles au fichier des principales fonctions administratives et techniques des mairies sont désormais connues. La liste a été rendue publique à l'issue du test de sélection pour les fonctions de Directeur des systèmes d'information (DSI), Directeur des services techniques (DST), Personne responsable des marchés publics (PRMP) et de Secrétaire administratif d'arrondissement (SAA) au titre de la campagne de l'année 2025.
« À raison des postes à pourvoir pour les fonctions de DSI, DST et PRMP des mairies, la Cellule de suivi et de contrôle de la gestion des communes organisera dans les prochains jours, une séance de tirage au sort à laquelle seront conviés les Secrétaires exécutifs concernés », informe le communiqué le Coordonnateur de la Cellule de suivi et de contrôle de la gestion des communes. En revanche et pour ce qui concerne les candidats éligibles au fichier des Secrétaires administratifs d'arrondissement (SAA), informe Landry Hinnou, les listes par commune seront communiquées aux Secrétaires exécutifs de mairie qui procèderont à la nomination des SAA par ordre de mérite et en fonction des postes disponibles.
Fidèle à son ADN généraliste, TV5MONDE met à l'honneur en février la vitalité et la diversité des scènes humoristiques francophones, de Bruxelles à Cotonou. Avec l'objectif de faire découvrir sur tous les continents la nouvelle génération de talents.
« Dans un contexte international parfois morose, nous avons besoin de programmes fédérateurs. Quoi de mieux que le rire pour nous apporter cette bouffée d'oxygène et nous rassembler ? A partir de février, TV5MONDE va renforcer la visibilité de la nouvelle scène humoristique francophone sur ses antennes », annonce Thomas Leroy, directeur des programmes.
Numéro spécial du Grand Cactus
Place d'abord, à l'humour belge ! Le 6 février, TV5MONDE diffusera un numéro spécial du Grand Cactus, l'incontournable rendez-vous humoristique de la RTBF. Jérôme de Warzée et son équipe investiront à cette occasion la scène emblématique du Forest National à Bruxelles.
Ce spectacle inédit réunira de nombreux invités, dont Martin Charlier, James Deano, Livia Dushkoff, Damien Gillard, Isabelle Hauben, Kody, Fabien Le Castel ou encore Tamara Payne. TV5MONDE proposera aussi à ses téléspectateurs d'entrer dans les coulisses de l'émission, avec des images des répétitions et des séquences inédites.
Les humoristes africains à l'honneur
Après avoir soutenu en décembre la création du Cotonou Comedy Festival au Bénin, TV5MONDE s'apprête à le faire voyager dans 400 millions de foyers à travers le monde. Les 20 et 27 février*, les spectacles Mikwabo et Welcome Black (2x90') seront diffusés en prime-time sur les huit chaînes généralistes de notre média francophone.
Ces deux soirées rassembleront des humoristes africains, européens et américains afrodescendants autour du thème de l'identité. Parmi eux : Kev Adams, Yazid Assoumani, Dolino, Jean-Michel Elie, Charly Nyobe, Oualas, Samia Orosemane, Pacheco, Lala Sagna ou encore Paul Taylor.
Une nouvelle création originale
Le 12 février, TV5MONDE dévoilera une nouvelle création originale : la mini-série Ils vécurent heureux (8x3'). Huit couples emblématiques – de Tarzan et Jane à Adam et Ève, en passant par le trouple Arthur, Guenièvre et Lancelot – passeront sur le divan d'une thérapeute pour interroger, avec humour et irrévérence, ce que signifie aimer aujourd'hui.
Février marquera aussi le retour du divertissement belge Comme à la maison (19x26'). Dans cette 4e saison, GuiHome invitera ses colocataires humoristes à improviser de nouveaux sketchs en leur fixant des thèmes et des contraintes toujours plus fous.
Diffusion en France, Belgique, Suisse & Monaco
Le Grand Cactus : le 6 février à 21h
Comme à la maison : à partir du 9 février, du lundi au vendredi à 9h
Ils vécurent heureux : du 12 au 19 février à 19h55
Spectacle Mikwabo : le 20 février à 21h
Spectacle Welcome Black : le 27 février à 21h
À propos de TV5MONDE
TV5MONDE est le premier réseau mondial de télévision généraliste francophone. Il compte dix chaînes distribuées dans plus de 400 millions de foyers à travers le monde et sous-titrées en 12 langues, auxquelles s'ajoute la plateforme de streaming TV5MONDE+ disponible dans 200 pays et territoires, des chaînes « fast », des applications mobiles et une présence sur les messageries instantanées et les réseaux sociaux. TV5MONDE, c'est aussi l'offre TV5MONDE EDU avec ses programmes éducatifs et ses milliers de fiches pédagogiques d'apprentissage et d'enseignement du français fondées sur les contenus audiovisuels.
L'association Art et Développement lance un appel à candidatures dans le cadre de la 12ᵉ édition du Festival des Sonorités Endogènes d'Afrique – Festival ADJRA, prévue du 03 au 08 août 2026 à Sê, dans la commune de Houéyogbé, département du Mono.
Bénéficiaire de la subvention du Fonds de Développement des Arts et de la Culture (FDAC), l'association Art et Développement lance un appel à candidatures pour la 12e édition du Festival Adjra. L'appel est ouvert aux artistes et aux groupes professionnels évoluant dans les domaines suivants : musique endogène professionnelle et anse endogène professionnelle. Les artistes et groupes intéressés sont invités à soumettre un dossier complet comprenant une fiche technique, un plan de scène, une biographie de l'artiste ou du groupe, deux (2) photos de scène en haute définition, des liens vidéo de concerts ou de créations passées, des liens vers les réseaux sociaux.
Les dossiers doivent être envoyés par courrier électronique à l'adresse artdeveloppement05@gmail.com avec comme objet candidature PROGRAMMATION 12e édition FESTIVAL ADJRA 2026 – (Nom de l'artiste ou du groupe) au plus tard le 13 février 2026. À travers cette initiative, le Festival ADJRA réaffirme son engagement en faveur de la promotion des arts endogènes et offre une vitrine de choix aux artistes porteurs de l'identité culturelle africaine.
Au lendemain de l'attaque contre la base aérienne 101 de Niamey, survenue dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 janvier, les accusations du chef de la junte nigérienne à l'encontre de plusieurs pays de la sous-région suscitent des réactions officielles. Face aux déclarations d'Abdourahamane Tiani, qui a pointé du doigt un supposé soutien du Bénin à l'attaque armée, le gouvernement béninois a répondu par la voix de son porte-parole, Wilfried Léandre Houngbédji.
« Il y a ceux qui vous jalousent parce qu'ils ne savent pas qu'être premier de la classe, ça vous coûte des nuits de sommeil, des temps de divertissement, et beaucoup d'efforts », a déclaré Léandre Houngbédji. Le porte-parole du gouvernement béninois a insisté sur le rayonnement actuel du Bénin dans la sous-région et au-delà, soulignant que les avancées du pays attirent l'attention internationale. « De quel pays parle aujourd'hui le monde entier avec autant d'emphase ? », a-t-il interrogé. Pour lui, les prouesses du Bénin peuvent susciter des réactions hostiles ou des accusations infondées.
Selon Houngbédji, les populations nigériennes elles-mêmes ne semblent pas adhérer à la thèse avancée par leur dirigeant. Il affirme avoir observé sur les réseaux sociaux de nombreuses réactions de citoyens nigériens appelant à préserver les liens fraternels entre les deux peuples. « Les Nigériens disent non, ça suffit, laissez le petit Bénin tranquille. Nous on sait que les Béninois ce sont nos frères, ce sont nos amis. Les Nigériens même n'y croient pas », a-t-il indiqué.
Il a aussi évoqué le silence du Bénin face à la partition de certains pays de la sous-région dans la tentative de coup d'Etat du 7 décembre au Bénin. « On sait très bien quelle est la partition de certains pays de la sous-région. Pour autant, on n'est pas passé s'époumoner partout », a notifié le porte-parole du gouvernement.
Le gouvernement béninois reste concentré sur ses priorités. « Nous n'aurons pas de temps à perdre sur des questions ou avec des gens dont la seule vocation, c'est de nous empêcher d'avancer pour continuer à être premier », a déclaré Léandre Houngbédji. Il a tenu aussi à rassurer l'opinion publique sur la vigilance des autorités face à toute menace sécuritaire. « Nous ne prendrons aucune menace à la légère », a-t-il affirmé.
La Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) a poursuivi le jeudi 29 janvier 2026 le procès d'un faux militaire américain de nationalité béninoise, poursuivi pour des faits d'escroquerie en ligne aux ramifications multiples. Le ministère public a requis une peine de 10 ans d'emprisonnement ferme et une amende de 4 millions FCFA ainsi que le paiement de plus de 20 millions de francs CFA en réparation des préjudices subis par ses victimes.
Le prévenu s'est présenté comme un ex-militaire de la promotion 2006 de l'armée béninoise devant les juges de la CRIET. L'homme est poursuivi pour s'être fait passer pour un gradé de l'armée américaine afin d'abuser financièrement de plusieurs personnes sous couvert de promesses de mariage, de visas et de facilitation d'immigration au Canada.
Les faits remontent à octobre 2023. Alors qu'il se trouvait en détention, le prévenu entre en contact, via les réseaux sociaux, avec une femme de nationalité ivoirienne à qui il se présente comme un sergent de l'armée américaine. Cette ressortissante ivoirienne travaillait au Koweït au moment des faits.
Se prévalant de ce faux statut, il lui promet mariage et facilitation de visas pour les États-Unis. Après sa sortie de prison, cet escroc béninois célébrera son union avec l'Ivoirienne. Mais pendant ce temps, le prévenu avec de présumées méthodes chimériques avait déjà soustrait plus de 3 millions de FCFA à la victime, prétendument pour les préparatifs du voyage aux États-Unis.
Résidant au Koweït, la jeune femme est ensuite invitée à rejoindre le Bénin. Le prévenu se rend alors au Togo, où il persuade son beau-père de lui obtenir des visas pour les États-Unis. Pour ces démarches fictives, il encaisse plus de 6 millions de FCFA. Face aux relances répétées de la famille, restées sans suite, il prend la fuite et retourne au Bénin.
À Cotonou, l'homme aurait poursuivi ses activités frauduleuses selon le même mode opératoire. Il entre en relation avec une autre femme à qui il soutrait plus de 4 millions de FCFA pour l'aider à obtenir des visas pour le Canada.
Interpellé par la police, le prévenu a été retrouvé en possession de cinq passeports de différentes nationalités, de clés USB, de plus d'une dizaine de cartes SIM, d'un smartphone et d'une tenue militaire.
Parmi les victimes présumées figurent également la conjointe du prévenu, la femme de nationalité ivoirienne. Celle-ci s'est présentée à la barre comme sa femme et affirme que le mis en cause l'a régulièrement dotée et a même envoyé une délégation en Côte d'Ivoire pour donner un million à sa famille. Elle a déclaré qu'elle ne savait pas que celui qui prétend le faire voyager aux États-Unis était en réalité en prison au Bénin. Leur histoire aurait débuté après un premier contact sur internet, alors que la jeune femme travaillait au Koweït et que son prétendant américain d'origine béninoise était censé résider aux États-Unis.
Un autre proche du prévenu, son oncle commissaire de police, a également été abusé. Celui-ci a déclaré lors d'une précédente audience avoir effectué des dépenses à hauteur de 850 000 FCFA, croyant que son neveu était aux États-Unis et avait intégré l'armée américaine. Au total, cinq victimes se sont présentées lors du procès et réclament plus de 20 millions de FCFA.
Dans ses réquisitions, le ministère public a qualifié les faits d'escroquerie via internet. Il a souligné que le prévenu gayman est un récidiviste des faits et qu'il a déjà fait la prison pour des faits d'escroquerie. Le substitut du procureur a requis une peine de 10 ans d'emprisonnement ferme, ainsi que le paiement d'une amende de 4 millions FCFA. Il a demandé à la Cour de faire droit aux demandes des victimes dont le commissaire de police républicaine qui réclame 850 000 FCFA et à sa femme ivoirienne qui réclame plus de 11 millions FCFA.
Au total, le parquet spécial près la CRIET a demandé à la Cour de condamner ce faux militaire américain à verser à ses victimes plus de 20 millions FCFA en réparation des préjudices subis par les victimes. Le verdict du procès est attendu pour le jeudi 26 mars 2026, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.
La World Cocoa Foundation organise les 17 et 18 février 2026, à Amsterdam (Pays-Bas), un forum réunissant les leaders mondiaux du cacao.
La World Cocoa Foundation (Fondation mondiale du Cacao) tient le mois prochain une réunion de partenariat. Elle réunira à Amsterdam des hauts responsables gouvernementaux, régulateurs et responsables d'industrie issus de l'ensemble de la chaîne de valeur mondiale du cacao. Ce forum aura lieu dans un contexte de pressions climatiques croissantes, d'évolutions réglementaires et de volatilité des marchés.
Il sera procédé au lancement de la stratégie récemment affinée de la WCF. Elle définit « une approche plus ciblée et résolument tournée vers la mise en œuvre en matière de résilience climatique, les maladies du cacaoyer, de traçabilité et de préparation réglementaire ».
Parmi les participants, il y a Yves Brahima Koné, Directeur général du Conseil du Café-Cacao de Côte d'Ivoire, Dr Francis Baah, Directeur général adjoint du Ghana Cocoa Board (COCOBOD), Raquel Solís Guevara, Vice-ministre du Développement de la Production Agricole, Équateur, et Dr Marcus Ogunbiyi, Secrétaire permanent, Ministère de l'Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Nigéria, ainsi que d'autres hauts responsables du Ghana, de la Côte d'Ivoire, du Nigeria, des Pays-Bas et de la Commission européenne.
En marge du programme principal, la World Cocoa Foundation organisera une réception intitulée Les femmes au cœur d'un cacao durable : célébration de l'Année internationale des femmes agricultrices, parrainée par Hershey. Déclarée par les Nations Unies, « l'Année internationale des femmes agricultrices reconnaît le rôle essentiel que jouent les femmes dans les systèmes alimentaires durables, la résilience climatique et les moyens de subsistance ruraux ».
Intervenants confirmés
Yves Brahima Koné, Directeur général, Conseil du Café-Cacao de Côte d'Ivoire
Dr Francis Baah, Directeur général adjoint, Ghana Cocoa Board (COCOBOD)
Raquel Solís Guevara, Vice-ministre du Développement de la Production Agricole, Équateur
Dr Marcus Ogunbiyi, Secrétaire permanent, Ministère de l'Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Nigéria
Santiago Gowland, Directeur général, Rainforest Alliance
Steven Collet, Directeur général adjoint de la coopération internationale, Ministère des Affaires étrangères, Pays-Bas
Regis Meritan, Expert principal, Chef du secteur « Croissance agricole », Direction générale des partenariats internationaux, Commission européenne
À propos de la World Cocoa Foundation
La World Cocoa Foundation (WCF) représente plus de 80 % du secteur mondial du cacao et rassemble des entreprises, des coopératives de producteurs, des gouvernements et des partenaires afin de garantir un approvisionnement en cacao durable et accessible. Grâce à des outils partagés, à l'alignement des politiques et à des communications coordonnées, la WCF mène une action collective crédible pour renforcer la résilience, la durabilité et la confiance tout au long de la chaîne de valeur du cacao.
Au titre de l'année 2025, les Etats de l'UEMOA ont mobilisé 11 858 milliards FCFA. Le bilan a été présenté lors de la 8e édition des Rencontres du Marché des Titres Publics (REMTP) tenue les 27 et 28 janvier 2026 à Lomé, au Togo.
« Marché des titres publics : consolidation des acquis et stratégies d'adaptation aux défis émergents », c'est le thème de la 8e édition des Rencontres du Marché des Titres Publics (REMTP) qui a eu lieu à Lomé. Elle a réuni les trésors nationaux, investisseurs institutionnels et experts financiers de l'UEMOA.
À ce rendez-vous majeur, le point de la mobilisation des ressources dans la zone UEMOA a été fait. Selon Oulimata Ndiaye Diassé, directrice générale d'UMOA-Titres, au titre de l'année 2025, les ressources mobilisées s'élèvent à 11 858 milliards FCFA, portant l'encours global à 21 629 milliards FCFA. Au-delà des volumes, informe-t-elle, nous avons enregistré des progrès qualitatifs notables à savoir plus de prévisibilité dans les émissions, une professionnalisation accrue des pratiques et une amélioration significative de l'information financière mise à la disposition des investisseurs. L'objectif pour l'année 2026 est d'atteindre 12 700 milliards FCFA.
En marge des travaux de la 8ᵉ édition de la Rencontre du marché des titres publics de l'Union monétaire ouest-africaine, il a été procédé au lancement de la plateforme de cotation et de négociation des titres publics ‘'UT Marché''. C'est toujours dans le but d'accompagner le développement d'un marché des titres publics plus efficient, plus accessible et plus attractif. Le lancement d'UT Marché'' est une « étape structurante dans la modernisation du marché, en renforçant la transparence, la lisibilité des prix, la fluidité des échanges et l'accès à l'information de marché pour l'ensemble des acteurs ».
A.A.A
Les candidats admis au test de reconstitution de la base de compétences des AME, session de 2025 sont connus. La liste a été rendue publique par le ministère des enseignements maternel et primaire.
Présenté aux investisseurs nigérians, le Port autonome de Cotonou (PAC), s'impose comme le pilier logistique de l'ambition industrielle portée par la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) et les autorités béninoises. Au cœur du Benin-Nigeria Business Forum (BNBF), lancé à Abuja le lundi 26 janvier 2026, il incarne la capacité du Bénin à transformer sa proximité avec le Géant de l'Est, en opportunités industrielles concrètes et durables.
Le Benin-Nigeria Business Forum, plateforme stratégique de rencontres, d'échanges, et d'opportunités d'affaires vise à renforcer les relations économiques et commerciales entre le Nigéria et le Bénin. A l'étape d'Abuja le lundi 26 janvier 2026, le directeur commercial et marketing du PAC, Kevin Potier a présenté un plan directeur ambitieux visant à faire du port un hub logistique moderne, digitalisé et durable, aligné sur la vision du gouvernement béninois.
Seul port maritime du pays, il dessert déjà plusieurs États enclavés de la sous-région. En 2025, le PAC a traité près de 14,7 millions de tonnes de marchandises, avec une hausse de plus de 50 % des volumes. L'objectif est désormais de doubler la capacité de manutention pour atteindre 25 millions de tonnes, tout en réduisant drastiquement les délais : le temps de passage des navires devrait être divisé par cinq dès l'an prochain, a annoncé le directeur commercial et marketing. Cette transformation à l'en croire, s'accompagne de projets structurants, dont le parking tampon de Zongo, capable d'accueillir 800 camions et de gérer jusqu'à 2.400 camions par jour.
Couplé à de nouvelles plateformes digitales et à des corridors sécurisés vers Lagos et Ogun, le dispositif positionne Cotonou comme une porte d'entrée régionale compétitive pour les opérateurs nigérians. Le port sec de Parakou, plus proche du nord du Nigéria, viendra renforcer cette offre. Enfin, Africa Logistic Zones (ALZ), zone logistique à statut de zone économique spéciale située à proximité immédiate du port, complète l'écosystème avec des avantages fiscaux et douaniers dédiés aux activités à valeur ajoutée.
F. A. A.
Le dossier du coup d'État manqué du 7 décembre 2025 connaît un nouveau tournant judiciaire. Ce jeudi 29 janvier 2026, l'ex-ministre des Sports Alassane Tigri, figure du parti d'opposition Les Démocrates, a été présenté devant le juge d'instruction ainsi que le juge des libertés et de la détention de la CRIET, après son interpellation la veille.
C'est autour de 17 h 30 qu'un journaliste de Libre Express a aperçu ce jeudi 29 janvier 2026 l'ex-ministre Alassane Tigri à son arrivée à la CRIET. Cette figure du parti d'opposition Les Démocrates était escortée par deux policiers en civil. Vêtu simplement de pantalon, polo et baskets, Alassane Tigri affichait un visage soucieux, les yeux rouges. Introduit dans la salle d'audience pour être entendu par la juge des libertés et de la détention. L'audience de son audition a démarré un peu après 19 heures 30. L'homme politique est assisté de son avocat.
Alassane Tigri interrogé sur un appel reçu de son frère Pascal Tigri la veille du putsch manqué
Selon les informations de Libre Express, l'ex-ministre Alassane Tigri aurait déclaré devant le juge des libertés et de la détention de la CRIET que son frère le Lieutenant-colonel Pascal Tigri lui a téléphoné la veille (samedi 6 décembre 2025, Ndlr) de la tentative présumée coup d'État pour demander où il était. Alassane Tigri aurait affirmé avoir répondu à son frère Pascal qu'il était à Tanguiéta, leur ville natale située au Nord-ouest du Bénin. Après sa réponse, Alassane Tigri confie que Pascal Tigri a immédiatement raccroché l'appel.
L'ex-ministre affirme devant le juge des libertés et de la détention de la CRIET qu'il n'a pas cherché à savoir pourquoi son frère Pascal Tigri demandait sa position. Alassane Tigri affirme que c'est à la surprise générale qu'il va voir à la télévision et sur les réseaux sociaux que son frère a mené une tentative de coup d'État le lendemain, dimanche 7 décembre 2025. Après ces événements, l'ex-ministre a fui pour protéger sa vie.
Le parquet spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a requis son placement en détention préventive dans le cadre du dossier. Dans sa décision, le juge des libertés et de la détention a décerné un mandat de dépôt contre Alassani Tigri. Il sera conduit en prison mais en attendant son dossier est renvoyé devant la Commission d'instruction de la CRIET.
Les postulants au concours de recrutement de la Direction Générale des Eaux, Forêts et chasse au grade de Garde Forestier spécialiste Conducteur de Véhicule Administratif sont attendus ce vendredi 30 janvier 2026 à 8 heures précises à la Direction Générale pour subir leurs tests oraux. Liste des 25 candidats convoqués...
Le Directeur Général des Eaux, Forêts et Chasse a rendu publique la liste des candidats retenus pour la phase d'entretien dans le cadre du recrutement de 180 spécialistes rangers et 41 fonctionnaires forestiers au titre de l'année 2025. Sont particulièrement concernés les postulants au grade de Garde Forestier spécialiste Conducteur de Véhicule Administratif. Ces derniers sont attendus le vendredi 30 janvier 2026 à 8 heures précises à la Direction Générale pour subir leurs tests oraux.
Les candidats devront impérativement se munir d'une pièce d'identité valide et de leur dossier de candidature complet sous chemise à rabat.
Abuja, la capitale nigériane a accueilli, lundi 26 janvier 2026, la première étape du Benin-Nigeria Business Forum, une plateforme stratégique de rencontres, d'échanges, et d'opportunités d'affaires entre le Bénin et le Nigéria.
Le Bénin et le Nigéria s'engagent à renforcer la coopération dans le domaine économique. Décideurs publics, chefs d'entreprises et responsables d'institutions stratégiques des deux pays ont réitéré leur volonté commune visant à encourager les investissements bilatéraux et inciter les entrepreneurs nigérians à développer leurs activités au Bénin. C'était à l'occasion du lancement de la première étape du Benin-Nigeria Business Forum à Abuja, lundi 26 janvier 2026. Fait majeur qui renforce le corridor Bénin–Nigéria comme un moteur stratégique de la croissance économique et de la création d'opportunités d'affaires.
Le Benin–Nigeria Business Forum selon Faki ADJE, Directeur Général Adjoint de la SIPI-Bénin, structure en charge de l'aménagement et du développement de la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), est avant tout une plateforme de concrétisation d'opportunités qui s'inscrit dans une logique de résultats et de partenariats effectifs.
« La Zone Industrielle de Glo-Djigbé est aujourd'hui pleinement opérationnelle, structurée selon les meilleurs standards internationaux, et prête à accueillir les investisseurs nigérians. Les projets sont identifiés, les institutions sont alignées et le cadre est sécurisé », a-t-il souligné rassurant de la disponibilité du Bénin à « recevoir les capitaux et l'expertise du Nigéria pour bâtir ensemble des industries compétitives au service du marché régional et international ».
Le Bénin, un pays stable et attractif pour accueillir les investissements
Eric AKOUTE, Directeur Général l'Agence de Promotion des Investissements et des Exportations (APIEx), a mis en lumière les réformes structurelles et ambitieuses mises en œuvre par le Gouvernement béninois pour offrir aux investisseurs, un cadre stable, compétitif et prévisible. Il a rappelé le rôle central et de facilitateur que joue l'APIEx dans ce cadre, en accompagnant les projets « de bout en bout ». A travers le Benin–Nigeria Business Forum, le Bénin d'après lui, réaffirme son engagement à accueillir les investisseurs nigérians et à transformer les opportunités identifiées en projets concrets, créateurs de valeur et d'emplois pour nos deux économies.
La Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin (CDC Bénin), partenaire financier de long terme capable de cofinancer des projets structurants et de partager le risque aux côtés des investisseurs privés, a mis en avant son rôle lors du forum.
Pour Maryse LOKOSSOU, la Directrice Générale, il s'agit « d'améliorer la bancabilité des projets, sécuriser les investissements et accélérer leur mise en œuvre ». Elle affirmé la « pleine disponibilité » de la CDC Bénin à « accompagner des projets industriels et logistiques à fort potentiel régional, notamment ceux portés par des investisseurs nigérians désireux de s'implanter durablement au Bénin ».
Dans le cadre de la coopération économique et industrielle avec le Nigéria, le Port Autonome de Cotonou (PAC) représente aujourd'hui un hub logistique stratégique au service de l'intégration économique régionale.
« Grâce aux investissements majeurs réalisés pour moderniser ses infrastructures et améliorer la fluidité des opérations, le Port offre aux entreprises nigérianes et régionales une plateforme performante, fiable et compétitive pour sécuriser leurs chaînes d'approvisionnement et accéder efficacement aux marchés du Bénin, du Nigéria et de la sous-région », a souligné Kevin POTIER, Chief Commercial Officer, Port Autonome de Cotonou.
Les responsables de la NACCIMA et la NIPC s'engagent
La Nigerian Association of Chambers of Commerce, Industry, Mines and Agriculture (NACCIMA) est prête à renforcer les partenariats économiques entre le Bénin et le Nigéria. C'est ce qu'a souligné le Président Jani Ibrahim. « En tant qu'organisation représentant les entreprises et industries nigérianes, nous nous engageons à collaborer étroitement avec nos homologues béninois pour attirer et faciliter des investissements stratégiques, développer des projets à fort impact économique et renforcer la croissance durable au bénéfice de nos deux nations », a-t-il déclaré.
Pour Abayomi SALAMI, Directeur Adjoint de la Nigerian Investment Promotion Commission (NIPC), les entreprises nigérianes sont à la recherche de plateformes industrielles compétitives, structurées et sécurisées, capables de soutenir des projets à vocation régionale. Le potentiel de collaboration entre le Bénin et le Nigéria, a-t-il souligné, est considérable, notamment dans les secteurs industriels et de transformation. « Le Bénin offre aujourd'hui un cadre attractif et crédible, et la NIPC est résolument engagée et prête à accompagner les entreprises nigérianes souhaitant saisir ces opportunités », a rassuré Abayomi SALAMI.
Cette première étape du Benin-Nigeria Business Forum a été marquée par la signature d'un protocole d'accord (MoU) le 27 janvier 2026, entre l'Agence de Promotion des Investissements et des Exportations et la Nigerian Investment Promotion Commission. Ledit accord vise à renforcer la coopération institutionnelle entre les deux agences et à stimuler les flux d'investissements directs bilatéraux, consolidant ainsi les fondations d'une relation économique durable et structurante.
F. A. A.
La Cellule de suivi et de contrôle de la gestion des communes a rendu publics, 27 janvier 2026, les résultats définitifs du test de sélection pour plusieurs fonctions clés au sein des mairies.
À l'issue des épreuves écrites et des entretiens de la campagne 2025, les candidats retenus pour les postes de DSI, DST, PRMP et Secrétaires administratifs d'arrondissement (SAA) sont désormais inscrits au fichier national de compétences.
Un tirage au sort déterminera prochainement l'affectation des cadres techniques, et les SAA seront nommés par les Secrétaires exécutifs selon l'ordre de mérite et les postes vacants.
La liste est disponible sur gouv.bj
Cotonou accueille depuis ce jeudi 29 janvier 2026, une mission économique et commerciale réunissant des entreprises brésiliennes et des acteurs du secteur privé béninois.
Le Bénin et le Brésil renforcent leurs échanges économiques à travers une mission à Cotonou. Organisée par l'Agence de Promotion des Investissements et des Exportations du Bénin (APIEx), en collaboration avec l'Agence brésilienne de promotion des exportations et des investissements (APEX Brasil) et plusieurs organisations représentatives du secteur privé, cette mission vise à créer des opportunités concrètes de coopération entre les entreprises des deux pays.
L'objectif principal est de faciliter l'accès des entreprises béninoises à de nouveaux fournisseurs, intrants, équipements et solutions technologiques capables d'améliorer leur compétitivité, tout en favorisant la mise en place de partenariats commerciaux, industriels et d'investissement à fort impact.
Une vingtaine d'entreprises brésiliennes issues de secteurs stratégiques prennent part à des rencontres B2B ciblées avec des entreprises béninoises. Ces échanges directs permettent d'explorer des opportunités de collaboration, d'identifier des partenaires locaux et de poser les bases de futures relations commerciales durables.
Les secteurs concernés sont variés et reflètent les priorités de développement économique du Bénin. Il s'agit notamment de l''agroalimentaire et l'agriculture (protéines avicoles et porcines, produits laitiers et fromages, farines de blé, pâtes alimentaires, semences fourragères, intrants agricoles et solutions de transformation), l'industrie (équipements de boulangerie, sécurité électronique, matériaux et machines de construction, métallurgie, plastiques et équipements industriels), le transport routier et la logistique (carrosseries et remorques de camions, carrosseries d'autobus, solutions logistiques et d'optimisation de la chaîne d'approvisionnement).
Pour les entreprises béninoises, cette mission représente une opportunité stratégique majeure. Elle permet de diversifier leurs sources d'approvisionnement, d'accéder à des technologies et d'équipements innovantes, de renforcer leurs chaînes de valeur, de nouer des partenariats commerciaux et industriels durables, d'explorer de nouveaux marchés, notamment en Amérique latine.
Au-delà des échanges commerciaux, cette mission illustre la volonté du Bénin de s'ouvrir davantage à de nouveaux partenaires économiques et de positionner son secteur privé comme un acteur compétitif à l'échelle internationale. Elle confirme également le rôle central de l'APIEx dans l'attraction d'investissements et la promotion des opportunités économiques du pays.
La mission s'achève ce vendredi 30 janvier 2026.
A.A.A