A Adjohoué Azéhounholi, une localité de la commune de Covè, dans le département du Zou, deux motocyclistes ont laissé tomber par inadvertance un sac contenant une tête humaine. L'enquête ouverte par la Police a permis d'interpeller le présumé propriétaire, samedi 7 février 2026, au quartier Ahito, dans l'arrondissement de Zogba.
Un présumé trafiquant d'organes humains dans les mailles de la Police à Covè. Le mis en cause selon une source policière, se déplaçait au moyen d'une motocyclette de marque Bajaj avec une autre personne. Arrivée à hauteur de la localité de Adjohoué Azéhounholi non loin du CEG 5, les deux individus laissent tomber par inadvertance un colis contenant une tête humaine.
Selon les témoins, les deux hommes auraient dans un premier temps tenté de récupérer leur macabre fardeau. Mais, « au regard des curieux interloqués qui se regroupaient », ils auraient rapidement renoncé, « faisant contre mauvaise fortune bon cœur » avant de prendre la fuite avec leur engin, abandonnant le colis sur les lieux.
L'enquête a permis de localiser le présumé propriétaire dans un cabaret du quartier Ahito, dans l'arrondissement de Zogba. Interrogé sur la provenance du colis, il a d'abord clamé son innocence avec véhémence déclarant qu'il « n'a pas fait tomber une tête humaine de sa moto » ; alors même que les enquêteurs ne lui ont pas parlé de la nature du colis ».
Placé en garde à vue, il répondra de ses actes devant les autorités compétentes. Les investigations se poursuivent pour identifier ses complices.
F. A. A.
Arsène Gbaguidi, consultant international est désormais Docteur en Sciences politiques. Il a soutenu sa thèse de doctorat le mardi 3 février 2026, devant un jury présidé par le Professeur Ibrahim Salami.
« La gouvernance interne des partis politiques et consolidation de la démocratie en Afrique : Cas de la République du Benin et de la République centrafricaine », c'est le thème développé par Arsène Gbaguidi, pour sa thèse de doctorat. Il a présenté les résultats de ses recherches lors d'une soutenance mardi 3 février 2026.
Face au jury, l'impétrant expose que la pratique de la démocratie en Afrique a conduit à la restauration du multipartisme intégral dans le processus démocratique. Ce multipartisme renouvelé d'après ses analyses, a consacré la fin du parti unique et du parti d'État, en érigeant les partis politiques au rang d'acteurs principaux de la démocratie, à l'aune des enjeux du processus démocratique retrouvé au lendemain des années 1990. Malgré cela, les partis politiques ne sont pas toujours à la hauteur des attentes.
Sur les cas du Benin et de la Centrafrique, objets de ses recherches, Arsène Gbaguidi a démontré que les partis politiques sont confrontés à plusieurs défis internes dont la confluence ne cesse de se révéler négativement sur la gouvernance politique. L'analyse des partis politiques dans ces deux États laisse apparaitre la nécessité d'une bonne gouvernance à l'intérieur des partis comme condition sine qua non de la gouvernance démocratique en général. Il soutient que le recours à la bonne gouvernance au sein des partis politiques augure également d'une bonne gouvernance politique au sein des États.
Face à ces constats, le nouveau Docteur propose qu'il faille d'une part, « humaniser la politique pour lui donner un sens ». Chose possible grâce au Droit devenu incontournable dans la construction de la démocratie en Afrique, et dont les partis politiques en sont le vecteur principal. Pour lui, c'est cette évidence qui relie la sécurité juridique et la sécurité politique. « La construction de la démocratie et de l'État de droit suppose que le système juridique impacte le système de gouvernance des partis politiques à travers des valeurs éthiques et morales, afin d'édifier une société politique démocratique et de droit de façon convenable en Afrique », a-t-il clarifié.
Arsène Gbaguidi fait remarquer d'autre part que si la proclamation des principes démocratiques ne pose pas de problème en Afrique subsaharienne, celle-ci a certainement un problème de pratique politique saine et de gouvernance démocratique. En se fondant sur le Bénin et la Centrafrique, il fait observer qu'il y a des « changements constants » dans les alliances entre les dirigeants et les partis, témoignant d'une politique déracinée et désarticulée par rapport aux principes ou à la fidélité aux valeurs de démocratie et de l'État de droit. Les crises de représentation et de légitimité en sont les conséquences immédiates à cause du factionnalisme des partis politiques dits démocratiques souvent aux prises dans l'arène politique africaine depuis les indépendances, a-t-il fait savoir avant d'évoquer la nécessité de démocratiser à nouveau les pratiques politiques au sein des partis politiques démocratiques en vue de perfectionner la gouvernance démocratique en Afrique.
Le jury convaincu des résultats de ses recherches lui décerne la mention Très honorable.
Le nouveau Docteur a assumé pendant près de 30 ans dans les régions d'Afrique de l'Ouest et du Centre, les rôles de leadership dans la formulation de conseils stratégiques à l'intention des hauts responsables de l'ONU et des chefs des opérations de maintien de la paix de l'ONU en ce qui concerne la mise en œuvre globale des résolutions successives du Conseil de sécurité de l'ONU. Il a dirigé avec succès des équipes dans divers domaines en lien avec la paix et la sécurité de l'ONU, y compris les processus de paix et politiques, les élections nationales et la gouvernance démocratique.
F. A. A.
La 10e législature de l'Assemblée nationale du Bénin a officiellement entamé son parcours avec la première cérémonie de montée des couleurs, tenue dans la matinée de ce lundi 9 février 2026. Un moment solennel présidé par le nouveau Président de l'Assemblée nationale, Joseph Fifamè Djogbénou, en présence du personnel parlementaire.
La cérémonie des couleurs a été marquée par l'exécution des trois couplets de L'Aube Nouvelle, l'hymne nationale du Bénin. Prenant ensuite la parole, le Président Joseph Fifamè Djogbénou a tenu à inscrire son action dans la continuité institutionnelle de l'État et de l'administration parlementaire. « On pourrait penser que c'est un jour nouveau. Mais l'État est une continuité. Et l'administration parlementaire est une continuité aussi », a-t-il déclaré.
Pour lui, l'institution demeure la même. Saluant le leadership de Louis Gbèhounou Vlavonou, qu'il a qualifié d'« immense Président de l'Assemblée nationale », Joseph Djogbénou a exhorté le personnel à maintenir le même niveau de rigueur, d'abnégation au travail et de respect du bien public. « Et je vous prierais, chacune et chacun de considérer que les instances demeurent les mêmes, que la rigueur avec laquelle vous avez soutenu le Président Vlavonou doit être là même ; que l'abnégation au travail doit être là même ; que le respect du bien public doit être le même », a-t-il ajouté.
Au nom du bureau qu'il préside, le nouveau PAN a également rassuré le personnel de la solidarité et de la proximité de la nouvelle équipe dirigeante. Il a affirmé que la gouvernance de l'Assemblée nationale se fera « avec autant de rigueur qu'au temps du Président Vlavonou ».
Revenant sur la portée symbolique de la cérémonie de levée des couleurs, Joseph Fifamè Djogbénou a rappelé qu'il s'agit d'un moment de respect et de communion autour des valeurs nationales. Le Président de l'Assemblée nationale a exprimé sa reconnaissance à l'endroit de tous ceux qui ont contribué à l'élection des membres du bureau parlementaire, saluant une élection conduite « avec clarté et dignité ». Dans une note empreinte de spiritualité et d'espoir, il a qualifié cette étape de « premier acte d'un septennat », formulant le vœu que tous puissent, au terme du mandat, célébrer ensemble davantage le Bénin.
Le gouvernement a officiellement fixé le cadre de la nouvelle campagne de commercialisation des noix brutes de cajou pour la saison 2025-2026.
Dans un communiqué conjoint, la Ministre de l'Industrie et du Commerce, Shadiya Assouman, et son homologue de l'Agriculture, Gaston Cossi Dossouhoui, ont porté « à la connaissance des acteurs de la filière anacarde et de l'ensemble de la population, les conditions de commercialisation des noix brutes de cajou ».
Le top départ de la saison a été donné le « vendredi 06 février 2026 ».
Les acteurs du secteur auront jusqu'au « mercredi 30 septembre 2026 » pour mener à bien les opérations d'achat et de vente sur l'ensemble du territoire.
Contrairement aux campagnes précédentes où un prix plancher fixe était imposé, le prix au producteur sera le « prix du marché ».
Les ministres ont appelé au « respect strict des conditions de déroulement de la campagne et des textes régissant la filière », notamment le décret de 2022 « fixant les conditions de mise en œuvre de l'interdiction d'exportation des noix brutes de cajou et du soja grain en République du Bénin ».
M. M.
Élu président de l'Assemblée nationale de la 10e législature ce dimanche 8 février 2026 au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, Joseph Djogbénou a prononcé son premier discours à la tête du Parlement béninois. Un message empreint de gratitude envers le peuple béninois, ses collègues députés et les forces politiques, mais aussi marqué par l'évocation des défis nationaux, la poursuite des réformes engagées et l'engagement à œuvrer pour le bien-être des citoyens et la protection de la nation. Lire l'intégralité de son discours
" Les premiers mots en cette circonstance sont des mots de gratitude. D'abord en votre nom, à l'endroit de ce peuple, de cette nation qui, dans sa diversité, a fait à chacune et à chacun de nous une confiance, nous a transmis sa confiance pour la représenter. Je voudrais, en votre nom, à nous tous, lui adresser notre reconnaissance et nos gratitudes. Cette confiance sera honorée.
Ensuite, au nom des membres du Bureau, à votre endroit, mes chers collègues, pour nous honorer de votre confiance à l'effet de vous représenter et d'incarner en votre nom la représentation nationale, je voudrais vous remercier pour cette étape majeure que vous accomplissez ce jour. Je voudrais aussi, et toujours en votre nom, remercier le doyen d'âge et les membres du Bureau d'âge.
Monsieur le doyen d'âge, cher collègue, vous êtes d'une jeunesse prodigieuse et inspirante, et nous vous remercions, nous tous, d'avoir conduit l'installation des membres de l'Assemblée nationale 10e législature et l'élection des membres du Bureau.
Mesdames et messieurs, chers collègues, la 10e législature s'installe dans un contexte que chacun connaît, au plan national, au plan régional, au plan international. De tous côtés, à tous points de vue, c'est un contexte de grande concurrence internationale, où il faut chercher le nécessaire pour honorer et assurer l'épanouissement de chacune et de chacun de nos concitoyens.
Nous sommes honorés de contribuer à cet exercice dans la mise en œuvre du pouvoir législatif. Le contexte national est celui de l'actualisation, de la concrétisation des grandes réformes que le président Patrice Talon a inspirées, a conduites. Je voudrais en ces lieux et de cette tribune, lui adresser notre sincère reconnaissance et nos gratitudes pour son courage, sa pugnacité, sa rigueur, pour faire en sorte que le Bénin compte.
Nous entamons dans le cadre de cette réforme le premier des septennats. Bientôt, il y aura l'élection du président de la République. Je veux vous dire à chacune et à chacun que démarre aujourd'hui la première marche pour l'élection du candidat que de tous les bords ici nous avons choisi à l'élection du président de la République.
Je voudrais surtout et enfin remercier le président Abdoulaye Bio Tchané et l'ensemble des dirigeants du Bloc républicain, remercier l'ensemble des dirigeants de l'Union Progressiste de Renouveau, remercier les militantes et les militants de chacun des partis, remercier chaque citoyenne et chaque citoyen encore une fois de l'honneur qu'ils nous ont fait pour faire en sorte que nous soyons ici présents et contribuer avec l'exécutif à la représentation du Bénin et à la défense de notre nation.
Mesdames et messieurs, mes chers collègues, nous entamons cette dixième législature avec une pensée profonde. D'abord pour chaque citoyenne et chaque citoyen qui sont sur les différents théâtres pour assurer la protection de notre pays, dans les centres de santé, sur les théâtres de combat pour assurer le pain, pour assurer le vin pour chacune et chacun de nos compatriotes.
Nous entamons cette dixième législature enfin avec une pensée profonde pour les Béninoises et les Béninois qui sont dans la peine. Nous allons agir de sorte à diminuer cette peine, quelle que soit la source, quelle que soit la cause.
Nous entamons cette dixième législature sous la protection de Dieu, sous la protection des mânes de nos ancêtres et que Dieu protège le Bénin.
Je vous remercie "
L'Assemblée nationale, 10e législature, a bouclé dimanche 8 février 2026, son installation avec la mise en place de son Bureau et la désignation des présidents des cinq Commissions permanentes, appelées à orienter le travail parlementaire pour les sept prochaines années.
Réunis en séance plénière, les députés issus des élections législatives du 11 janvier dernier ont d'abord élu les membres du Bureau de l'Assemblée nationale, placé sous la présidence de Joseph Fifamè Djogbénou. Les présidents des cinq (5) commissions permanentes, chargées d'examiner les projets et propositions de loi avant leur passage en plénière, ont été également élus.
Orden Alladatin a été reconduit à la tête de la Commission des Lois, de l'Administration et des Droits de l'Homme (C1). Poste que le député avait occupé lors de la 9è législature.
Gérard Gbenonchi est le président de la Commission des Finances et des Échanges (C2), stratégique pour l'examen du budget et des politiques économiques.
Joseph Amavi Anani dirigera la Commission du Plan, de l'Équipement et de la Production (C3).
Éléonore Yayi Ladékan hérite de la Commission de l'Éducation, de la Culture, de l'Emploi et des Affaires sociales (C4).
Enfin, Augustin Ahouanvoebla présidera la Commission des Relations extérieures, de la Coopération au développement, de la Défense et de la Sécurité (C5).
Selon le règlement intérieur de l'Assemblée nationale, chaque Commission permanente compte au moins treize députés et dispose d'un bureau de cinq membres.
Les présidents des deux groupes parlementaires sont également connus. Il s'agit de : Aké Natondé pour le groupe Union Progressiste le Renouveau (UP-R) et Assan Seïbou pour le Bloc Républicain (BR).
M. M.
Le nouveau bureau de l'Assemblée nationale est élu au terme du vote qui a eu lieu lors de la session inaugurale ce dimanche 8 février 2026, au Palais des gouverneurs à Porto-Novo. Le parti Union progressiste le renouveau, majoritaire, occupe 4 postes contre 3 pour le Bloc républicain (BR).
La nouvelle équipe dirigeante du Parlement béninois est connue. Joseph Djogbénou, élu président de l'Assemblée nationale, sera assisté du député Barthélémy Kassa du parti Bloc républicain, au poste de premier vice-président. Il avait occupé ce poste lors de la dernière mandature.
Secrétaire parlementaire lors de la 9e législature, Mahugnon Kakpo du parti UP-R, est élu 2e vice-président et remplace ainsi Léon Basile Ahossi, du parti Les Démocrates (LD), qui avait occupé ces fonctions à la 9e législature. Cette formation politique de l'opposition n'est pas représentée à la 10e législature.
Djibril Amadou Labiou de l'UP-R, précédemment premier questeur de l'Assemblée nationale à la 9e législature, est reconduit à son poste.
Comme lui, Chantal Ahyi du BR est également reconduite au poste de deuxième questeur. Elle est la seule femme membre du bureau de cette 10ᵉ législature.
David Godonou Houinsa, membre de l'UP-R et précédemment deuxième secrétaire parlementaire, devient premier secrétaire parlementaire.
Le seul nouveau membre de bureau, est le député Inoussa Chabi Zimé, maire de maire de Parakou, élu sur la liste BR dans la 8ᵉ circonscription électorale. Il est élu secrétaire parlementaire.
Liste du bureau de l'Assemblée nationale
Président : Joseph Fifamè Djogbénou
1er vice-président : Barthélémy Kassa
2è vice-président : Mahougnon Kakpo
1er questeur : Djibril Amadou Labiou
2e questeur : Chantal Ahyi
1er secrétaire parlementaire : David Godonou Houinsa
2è secrétaire parlementaire : Inoussa Chabi Zimé
Une alliance iconique placée sous le signe de la modernité, du prestige et de la fraîcheur
La marque de bière premium Beaufort Lager, commercialisée à travers 15 pays du continent africain, est fière d'annoncer un partenariat stratégique majeur avec l'icône de la musique africaine Fally Ipupa.
Cette collaboration d'envergure panafricaine marque une nouvelle étape dans l'ambition de Beaufort Lager : incarner une vision moderne et prestigieuse de l'Afrique, portée par des talents qui rayonnent bien au-delà des frontières.
UNE RENCONTRE NATURELLE ENTRE DEUX ICÔNES AFRICAINES
Artiste reconnu sur la scène internationale, Fally Ipupa s'impose comme un symbole d'excellence, de créativité et d'élégance contemporaine. Son influence culturelle, son style distinctif et sa capacité à fédérer les générations font de lui un ambassadeur naturel des valeurs de Beaufort Lager.
À travers ce partenariat, la marque célèbre une Afrique confiante, audacieuse, une Afrique qui s'exprime avec caractère, style et authenticité.
AU CŒUR DE LA FRAÎCHEUR
Beaufort Lager ne se contente pas d'offrir une bière premium : la marque crée des moments d'exception qui célèbrent succès et élégance. Fally Ipupa partage ces valeurs avec une classe et une modernité qui résonnent auprès d'une communauté panafricaine exigeante. Ce partenariat s'impose ainsi comme une évidence.
Cette collaboration se traduira par une série d'activations exclusives : campagnes de communication, contenus premium, concerts et expériences de marque immersives déployées dans plusieurs pays africains.
« Ce partenariat incarne parfaitement l'ADN de Beaufort Lager : moderne, prestigieuse et inspirante. Fally Ipupa représente une source d'inspiration pour toute une génération, et nous sommes honorés de l'accueillir au cœur de notre univers », déclare Manel Ben Salah, Marketing Manager du Groupe Castel.
UNE AMBITION PANAFRICAINE AFFIRMÉE
Beaufort Lager renforce à travers ce partenariat son positionnement de marque premium panafricaine, connectée aux tendances, aux cultures urbaines et aux figures inspirantes qui façonnent l'image du continent sur la scène mondiale.
« Beaufort Lager, c'est l'élégance, la fraîcheur et l'excellence. Je suis fier de représenter une marque qui valorise l'Afrique moderne et ambitieuse », affirme Fally Ipupa.
À PROPOS DE BEAUFORT LAGER
Beaufort Lager est une bière premium reconnue pour sa fraîcheur distinctive et son positionnement haut de gamme. Commercialisée dans 15 pays africains, la marque s'impose comme une référence incontournable pour une clientèle exigeante, à la recherche de qualité, d'élégance.
Beaufort Lager – Au cœur de la fraîcheur.
À PROPOS DE FALLY IPUPA
Fally Ipupa est l'un des artistes africains les plus emblématiques de sa génération. Chanteur, auteur-compositeur et producteur originaire de la République démocratique du Congo, il s'illustre par une carrière internationale marquée par de nombreux succès et une influence majeure sur la musique africaine contemporaine.
Icône de style et symbole d'une Afrique moderne et ambitieuse, Fally Ipupa incarne l'élégance, la créativité et le rayonnement culturel du continent sur la scène mondiale
La lutte contre l'exploitation aurifère clandestine se poursuit avec fermeté dans le département de l'Atacora. À Koussigou, localité de l'arrondissement de Perma dans la commune de Natitingou, la Brigade Mobile de Contrôle des Mines et Carrières de l'Atacora a engagé une nouvelle action de terrain pour mettre fin aux activités minières exercées en violation des textes en vigueur.
IDRISSOU Moutarou
Le samedi 07 février 2026, une importante opération menée par la Brigade Mobile de Contrôle des Mines et Carrières de l'Atacora, conduite par Madame le Préfet de l'Atacora, Déré CHABI NAH, a permis de notifier un dernier avertissement aux exploitants illégaux occupant le périmètre minier légalement concédé par l'État béninois à la société XINQUAN.
Sur le site de Koussigou, les membres de la Brigade Mobile ont constaté une dégradation avancée de l'environnement. Le périmètre est marqué par de nombreuses excavations profondes, des sols totalement bouleversés, des amas de roches et de résidus miniers, révélateurs d'une exploitation artisanale anarchique menée hors de tout cadre réglementaire.
Plusieurs centaines d'orpailleurs, majoritairement des jeunes et des mineurs, y opèrent dans des conditions extrêmement précaires. L'absence d'équipements de protection individuelle, la poussière omniprésente, la présence de déchets plastiques et la destruction progressive de la végétation exposent les exploitants et les populations riveraines à de graves risques sanitaires, humains et environnementaux.
Pour cette mission, la Brigade Mobile de Contrôle des Mines et Carrières de l'Atacora a mobilisé un important dispositif des forces de défense et de sécurité, ainsi que l'ensemble de ses membres issus des structures administratives, sécuritaires et techniques concernées. L'objectif était de rappeler avec fermeté l'illégalité de toute exploitation sur ce site et d'exiger la libération immédiate des lieux.
Avant la descente sur le terrain, une séance de travail s'est tenue sur la base de la société XINQUAN. À cette occasion, le directeur général de l'entreprise a exposé à la Brigade Mobile les entraves rencontrées dans la conduite régulière de ses activités, notamment la persistance des exploitants clandestins, l'usage non contrôlé de produits chimiques et l'implication de jeunes, d'adolescents et parfois d'enfants dans les travaux miniers.
Selon lui, cette situation constitue une menace permanente pour la sécurité des personnes, l'environnement et les investissements légalement établis.
Sur le site, les membres de la Brigade Mobile de Contrôle des Mines et Carrières de l'Atacora, notamment Madame le Préfet de l'Atacora, Déré CHABI NAH, le chef d'arrondissement de Perma, Cyrille KOUAGOU, le maire de Natitingou, Taté OUINDEYAMA, le directeur départemental de la Police républicaine de l'Atacora, Akim GBADAMASSI, ainsi que le directeur départemental de l'Énergie, de l'Eau et des Mines, Elyassoum P. M. SEFANDE, ont procédé à une séance de sensibilisation à l'endroit des exploitants.
Ils ont rappelé que toute activité minière exercée sans autorisation constitue une infraction grave et ont enjoint les occupants à quitter définitivement le site. La Brigade Mobile a également attiré l'attention sur les dangers liés à l'orpaillage clandestin, notamment les risques d'effondrement des puits, la consommation de stupéfiants et les menaces sécuritaires.
Les membres de la Brigade ont par ailleurs relevé la présence de plusieurs jeunes et mineurs dans un état second, une situation jugée particulièrement préoccupante au regard des enjeux de sécurité publique et de protection de l'enfance.
Prenant la parole au nom de la Brigade Mobile, Madame le Préfet de l'Atacora a réaffirmé la nécessité d'une application rigoureuse des textes miniers. Elle a rappelé que des pertes en vies humaines ont récemment été enregistrées au Centre hospitalier départemental de Natitingou, à la suite de l'effondrement de trous creusés par des exploitants clandestins sur le site de Koussigou, illustrant les dangers extrêmes de l'orpaillage illégal.
Elle a par ailleurs invité les exploitants artisanaux à s'orienter vers des alternatives légales, notamment la constitution de coopératives minières et l'obtention de périmètres autorisés, encadrés par les services compétents.
Au terme de cette opération, la Brigade Mobile de Contrôle des Mines et Carrières de l'Atacora a réaffirmé sa détermination à mettre fin à l'exploitation aurifère illégale à Koussigou, dans le strict respect des lois de la République, pour la protection des populations, de l'environnement et de l'ordre minier.
Dans le cadre du Programme d'Actions du Gouvernement (PAG), le Bénin a déjà ouvert 20 marchés modernes urbains, répartis entre les grandes villes comme Cotonou, Porto-Novo, Parakou, Abomey, Djougou, Natitingou et des localités telles que Pahou, Houègbo, Azovè, Glazoué pour les marchés régionaux. Ces marchés urbains et régionaux offrent aux commerçants des espaces modernes, organisés et sécurisés.
Le dernier marché en cours de finalisation est celui de Ouando, à Porto-Novo, qui devrait être opérationnel à fin février 2026.
Marchés modernes urbains (15)
Cadjèhoun
Tokpégblé
Ganhi
Gbégamey
Agla-Hlazounto
Mènontin
Wologuèdè
Aïdjèdo
Midombo
Ahouangbo à Porto-Novo
Guêma à Parakou
PK3 à Cotonou
Houndjro à Abomey
Djougou
Cococodji
Marchés régionaux (5)
Pahou (Abomey-Calavi)
Houègbo (Allada)
Natitingou
Azovè
Glazoué
Le député Barthélémy Kassa a été réélu, dimanche 08 février 2026, au poste de Premier vice-président de l'Assemblée nationale.
Député du Bloc Républicain (BR), l'un des partis de la majorité soutenant le président Patrice Talon, Barthélémy Kassa conserve son poste de 1er vice-président de l'Assemblée nationale.
Son élection, intervenue lors de la session inaugurale de la 10è législature, confirme la volonté de continuité au sommet de l'institution parlementaire.
Ancien ministre de l'Énergie et de l'Eau, professeur titulaire des universités, Barthélémy Kassa est une figure incontournable du paysage politique béninois. Malgré les remous qui ont jalonné son parcours ministériel par le passé, le député a su s'imposer au sein du parlement.
M. M.
À l'issue du vote intervenu ce dimanche 8 février 2026 au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, le député Mahougnon Kakpo a été élu 2e Vice-président de l'Assemblée nationale.
Mahougnon Kakpo est désormais le 2e Vice-président de l'Assemblée nationale. Député expérimenté, il n'en est pas à son premier poste au sein du Bureau parlementaire. Lors de la 9e législature, il occupait déjà les fonctions de 1er secrétaire parlementaire, un rôle stratégique dans l'organisation et le fonctionnement de l'institution. Avec cette nouvelle élection, il gravit un échelon supplémentaire dans la hiérarchie parlementaire. Mahougnon Kakpo succède ainsi à Léon Comlan Ahossi, qui occupait précédemment le poste de 2e Vice-président.
Au cours de la même séance, le député Barthélémy Kassa a été reconduit au sein du Bureau de l'Assemblée nationale en tant que 1er Vice-président. Il a été élu avec 108 voix pour, 1 contre et 0 abstention, confirmant la confiance de ses pairs à son endroit.
Élu président de l'Assemblée nationale de la 10ᵉ législature ce dimanche 8 février 2026 au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, Joseph Fifamè Djogbénou s'impose comme l'une des figures centrales de la vie institutionnelle et politique béninoise. Il est avocat, universitaire de renom, ancien ministre de la Justice et ex-président de la Cour constitutionnelle.
Né le 20 mars 1969 à Abomey, Joseph Fifamè Djogbénou appartient à cette génération d'intellectuels béninois formée dans le contexte du renouveau démocratique des années 1990. Ce contexte marquera durablement son engagement pour le droit, les libertés publiques et les institutions.
Une formation universitaire d'excellence
Pur produit de l'Université d'Abomey-Calavi (UAC), Joseph Djogbénou y effectue l'intégralité de son cursus en droit. Titulaire d'une maîtrise en droit, il obtient en 1998, le Certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA), en sortant major de sa promotion. Il poursuit avec un DEA en droit de la personne humaine et de la démocratie, avant de soutenir en 2007 une thèse de doctorat en droit privé, consacrée aux privations de liberté individuelle de mouvement non consécutives à une décision pénale de condamnation sous la direction du professeur Dorothée Sossa. En 2009, il franchit une étape majeure en réussissant l'agrégation du CAMES en droit privé et sciences criminelles, là encore comme major de promotion, devenant professeur titulaire.
À l'Université d'Abomey-Calavi et à l'Université de Parakou, Joseph Djogbénou enseigne plusieurs disciplines clés : droit judiciaire privé, droit pénal, procédure pénale, droit des obligations, voies d'exécution ou encore procédures collectives. Il occupe également des fonctions académiques stratégiques, notamment comme chef du département de droit privé à la FADESP, directeur du Master en droit et institutions judiciaires, et directeur du Centre de recherches et d'études en droit et institutions judiciaires en Afrique (CREDIJ). Dans le milieu universitaire, il est reconnu pour avoir formé plusieurs générations de juristes béninois.
Auteur de plusieurs publications sur les droits de l'Homme, le droit judiciaire privé et les procédures pénales et civiles, Joseph Fifamè Djogbénou demeure aujourd'hui une figure incontournable du paysage institutionnel béninois.
Une carrière d'avocat marquée par des dossiers sensibles
Admis au stage d'avocat en 1998 et inscrit au Barreau du Bénin en 2000, Joseph Djogbénou se distingue rapidement par la défense de causes emblématiques. Il intervient notamment dans la défense de Hamani Tidjani, accusé de grand banditisme, ou encore de Patrice Talon, poursuivi sous le régime de Boni Yayi dans les affaires dites de tentative d'empoisonnement et de coup d'État, dossiers ayant conduit au rejet de la demande d'extradition par la justice française. Il a également été membre du Conseil de l'Ordre des avocats du Bénin.
Un engagement dans la société civile
Bien avant son entrée au gouvernement, Joseph Djogbénou s'illustre dans la société civile. Il préside l'ONG Droits de l'Homme, Paix et Développement (DHPD) entre 2002 et 2005. Il est également membre du Front des Organisations de la Société Civile pour le Contrôle Citoyen de l'Action Publique (FORS-CAP) de 2006 à 2007.
De la politique à la tête des institutions
Fondateur du parti Alternative citoyenne, Joseph Djogbénou est élu député en 2015 et devient président de la Commission des lois à l'Assemblée nationale. Le 7 avril 2016, il est nommé ministre de la Justice, Garde des Sceaux, dans le premier gouvernement du président Patrice Talon, poste qu'il occupe jusqu'en mai 2018, en pilotant plusieurs réformes judiciaires et institutionnelles majeures.
La même année, il est nommé à la Cour constitutionnelle, dont il devient président le 7 juin 2018. Il dirigera la haute juridiction jusqu'à sa démission en juillet 2022, un départ très commenté sur la scène politique nationale.
Leader partisan et président du Parlement
Après le retrait de Bruno Amoussou, il prend, le 16 juillet 2022, la tête de l'Union progressiste le Renouveau (UP-R), l'un des principaux partis politiques du Bénin. Cette position lui permet de jouer un rôle déterminant lors des législatives de janvier 2026. Son parti remporte 60 sièges sur les 109 à l'issue du scrutin. Ce dimanche 8 février, il est élu président de l'Assemblée nationale au titre de la 10e législature.
L'ancien président de la Cour conb stitutionnelle, Joseph DJOGBENOU est élu président de l'Assemblée nationale, 10e législature, au terme d'un vote ce dimanche 8 février 2026 au Palais des gouverneurs à Porto-Novo.
Le Parlement béninois a un nouveau président. Joseph DJOGBENOU, président du parti Union progressiste le renouveau (UP-R), majoritaire au terme des législatives du 11 janvier 2026, est élu ce dimanche, à l'unanimité des députés, président de l'Assemblée nationale.
Le nouveau président est un avocat de droit privé, ancien ministre de la justice, et de la législation du chef de l'Etat Patrice Talon, le tout premier après son arrivée au pouvoir en avril 2016. Après un peu plus de 02 ans à la tête de ce département ministériel, il sera propulsé à la Cour constitutionnelle, sixième mandature. Porté par ses collègues conseillers, il sera élu président de la Haute institution qu'il préside, du 8 juin 2018, au 12 juillet 2022.
Revenu sur la scène politique après une démission, il se lance dans la bataille politique pour ratisser large autour des idéaux de l'Union progressiste le renouveau, succédant ainsi au patriarche, Bruno AMOUSSOU.
F. A. A.
Les députés de la 10e législature ont été officiellement installés ce dimanche 8 février 2026, lors d'une cérémonie présidée par le bureau d'âge. Cette installation selon Alexandre SOHOU, élu de la 15e Circonscription électorale (CE), est « un moment fort pour la démocratie béninoise ».
La 10e législature installée. L'acte fort consacrant l'entrée en fonction des députés élus au terme de l'élection législative du 11 janvier 2026, a été posé ce dimanche 8 février 2026, au Palais des gouverneurs à Porto-Novo.
Cette installation selon le député Alexandre SOHOU, élu sur la liste du parti Union progressiste le renouveau (UP-R), dans la 15e CE, est « un moment fort pour la démocratie béninoise ». Pour lui, elle consacre « la confiance du peuple envers ses représentants et ouvre une nouvelle page de responsabilité et d'engagement au service de la nation ».
Fier d'aborder cette législature avec « humilité et admiration », le parlementaire a exprimé ses remerciements à ses mandats pour leur confiance, et rassuré de ce qu'il sera à leurs côtés et à leur écoute.
Alexandre SOHOU n'a pas manqué d'exprimer ses remerciements au chef de l'Etat Patrice Talon pour sa vision et son engagement à faire avancer la démocratie au Bénin.
Les travaux en plénière reprennent dans quelques instants pour l'élection du bureau. Mais des sources concordantes évoquent le nom de l'ex président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, au perchoir.
F. A. A.
Elu député dans la 20e Circonscription électorale au terme de l'élection législative du 11 janvier 2026, Louis D. KOUKPEMEDJI, directeur général de la Société béninoise d'approvisionnement pharmaceutique et des services (SoBAPS), a renoncé à ses fonctions, et siégera au Parlement.
Se conformant aux dispositions légales, Louis D. KOUKPEMEDJI a renoncé à ses fonctions de directeur général de la Société béninoise d'approvisionnement pharmaceutique et des services. Il va désormais se consacrer à son mandat de député à l'Assemblée nationale, 10e législature. Cette décision selon le parlementaire, est motivée par le choix des populations à la base qui ont souhaité qu'il siège à l'Assemblée nationale pour porter leur voix.
Dans une interview à la presse, il a exprimé ses remerciements au chef de l'Etat Patrice Talon pour la confiance placée en sa personne depuis bientôt 6 ans. Il a également exprimé ses remerciements au ministre de la santé, Benjamin Hounkpatin, et le conseil d'administration de la SoBAPS. « Ce fut une joie de travailler à leurs côtés. Ce fut un sincère honneur d'avoir travaillé à leurs côtés et surtout d'avoir appris. Je voudrais continuer à compter sur leur appui et leurs conseils pour cette mission », a confié l'élu de la 20e CE.
Après la cérémonie officielle d'installation, les députés se retrouvent dans une heure pour l'élection des membres du bureau.
F. A. A.
Les députés de la 10e législature de l'Assemblée nationale du Bénin ont été officiellement installés ce dimanche 8 février 2026 au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, conformément aux dispositions constitutionnelles. La cérémonie a été conduite par le bureau d'âge présidé par le doyen N'da Antoine N'dah, assisté des deux plus jeunes députés, Youssouf Issa et Faridatou Traoré Yacoubou.
La 10e législature installée. La session inaugurale marquant l'entrée en fonction des députés a été marquée par la lecture de la décision EL 26-001 du 19 janvier 2026 portant proclamation des résultats définitifs des élections législatives du 11 janvier 2026, l'affichage de la liste des députés élus, la décision portant validation des mandats de Michel Sodjinou et de Koussonda Moukaram Adjibadé de la Cour constitutionnelle, l'appel nominal des élus et la déclaration solennelle d'installation des 109 députés.
Dans son allocution, le doyen d'âge a salué la vitalité démocratique du Bénin et appelé les députés à l'unité, à la responsabilité et au dépassement des clivages politiques. Il les a exhortés à défendre l'intérêt général, à respecter les valeurs républicaines et à faire preuve de rigueur, d'assiduité et d'exemplarité dans l'exercice de leur mandat.
Ndah Antoine N'dah a été assisté dans son rôle de doyen d'âge, des deux plus jeunes députés de la 10e législature, plus jeune, Youssouf Issa, élu sur la liste du parti Union progressiste le renouveau (UP-R), et Faridatou Traoré Yacoubou du parti Bloc républicain (BR).
F. A. A.
En prélude à la première édition du World Bamboo Festival (WBF – 2026), un Bamboo Talk a eu lieu samedi 7 février 2026 à l'espace TAM TAM de Fidjrossè, à Cotonou. Les discussions ont été axées sur les enjeux et opportunités du bambou comme ressource stratégique pour le développement durable.
Sensibiliser sur les potentialités écologiques, économiques et culturelles du bambou, tout en annonçant officiellement le lancement de l'édition 2026 du World Bamboo Festival. C'est l'objectif du Bamboo Talk organisé ce samedi par des acteurs de la filière. Le Bénin est le deuxième plus grand producteur de bambou en Afrique de l'Ouest. Malgré son fort potentiel, la filière bambou reste sous-développée et peu valorisée. Selon Thierry Gnansounou, Contrôleur des Eaux, Forêts et Chasse, le bambou est appelé à jouer un rôle central dans la préservation des ressources forestières. « Le bambou, c'est une plante extraordinaire. (…) C'est la plante de demain, c'est le bois de demain », a-t-il déclaré. Le bambou se distingue par sa capacité à remplacer le bois issu des forêts naturelles. « Tout ce qui peut être fait avec les arbres et le bois de la forêt, le bambou peut le faire », a-t-il ajouté.
Grâce à sa croissance rapide, le bambou constitue une alternative face à la déforestation. Présent dans plusieurs régions du Bénin, il bénéficie d'un climat favorable à son développement. « Le climat asiatique est pratiquement le même que le nôtre. Cela signifie que presque toutes les espèces de bambou peuvent s'adapter au Bénin », a souligné le forestier.
Une richesse encore sous-exploitée
Le Bénin dispose de plusieurs espèces de bambou, mais leur valorisation reste limitée. « Personne ne savait réellement que nous avions cette ressource-là et qu'on pouvait la valoriser », a reconnu Thierry Gnansounou. Il a également insisté sur la nécessité d'associer tous les artisans à ce processus entamé pour le développement de la filière du bambou au Bénin.
Présidente de l'ONG Africa Bambou, Kadirath-Lah Aline, experte en gestion des ressources forestières et environnementales, a mis en lumière les nombreux avantages environnementaux du bambou.« Le bambou absorbe cinq fois plus de gaz à effet de serre que les autres arbres et libère 35 % d'oxygène supplémentaire », a-t-elle expliqué. À l'en croire, un hectare de bambou à maturité peut absorber jusqu'à 12 tonnes de carbone par an. Le bambou est donc un outil stratégique dans la lutte contre les changements climatiques et une opportunité pour positionner le Bénin sur le marché international du carbone. « On ne peut pas parler de changements climatiques sans parler de solutions. Le bambou est une solution concrète », a affirmé Kadirath-Lah Aline.
Un potentiel économique considérable
Sur le plan économique, le bambou représente un marché mondial en forte expansion. « En 2007, le marché mondial du bambou était estimé à 10 milliards de dollars. En 2024, il est passé à 150 milliards. (…) Le bambou a 1 500 utilisations ; cela veut dire 1 500 opportunités économiques et 1 500 entreprises potentielles », a rappelé Kadirath-Lah Aline.
Elle a également évoqué les multiples usages médicinaux, agricoles et industriels du bambou, ainsi que son potentiel de création d'emplois pour les jeunes et les femmes.
Face à ce potentiel, Kadirath-Lah Aline multiplie les initiatives. En septembre 2025, elle a organisé la première édition de l'Africa Bamboo Expo. Au titre de l'année 2026, un forum des acteurs du bambou se tiendra. La deuxième édition de l'Africa Bamboo Expo est programmée pour le mois de septembre, suivie du lancement du programme Bambou for Education.
Découvrir le Bambou à travers un festival
Passionné par le bambou, Alexander Gbedo est également un acteur qui œuvre pour le développement de cette filière au Bénin. Il organise, le 28 février prochain, la première édition du World Bamboo Festival (WBF – 2026). Selon lui, le festival adoptera une approche à la fois festive et immersive. « Il ne s'agira pas de dialogue scientifique, mais de faire aimer le bambou : boire dans un verre en bambou, manger dans une assiette en bambou, être dans un décor en bambou », a déclaré le fondateur et commissaire général du World Bamboo Festival, Alexander A. Gbedo.
À travers ce Bamboo Talk, les organisateurs entendent poser les bases d'une véritable structuration de la filière bambou au Bénin. Une dynamique qui se poursuivra avec le World Bamboo Festival, annoncé comme un rendez-vous majeur pour révéler au grand public le potentiel écologique, économique et culturel de cette ressource d'avenir.
Le Bénin ne fait plus partie du Groupe mondial II de la Coupe Davis. À l'issue des play-offs disputés les 7 et 8 février face au Salvador, les Guépards tennismen ont été battus 1-3 sur le court du Sofitel Hôtel de Cotonou.
La première journée avait pourtant laissé entrevoir de l'espoir. Après la défaite du jeune Kalomm Agbo Panzo face à Diego Andres Duran Delgado, Alexis Klegou a remis les deux équipes à égalité en s'imposant au tie-break contre Juan Carlos Fuentes Vasquez. Le score était alors de 1-1, nourrissant l'espoir d'une qualification.
Mais la deuxième journée a scellé le sort du Bénin. Le double Agbo Panzo/Klegou puis le simple de Klegou contre Duran Delgado se sont soldés par des défaites. Résultat final : 1-3 en faveur du Salvador. Cette contre-performance relègue le Bénin en Groupe III, une division inférieure, et met fin à ses ambitions pour le mondial 2026.
Les 109 députés élus au terme des législatives du 11 janvier 2026 au Bénin, seront officiellement installés ce dimanche 8 février par le bureau d'âge présidé par N'dah Antoine N'dah.
Le Bénin marque un tournant de son histoire politique ce dimanche 8 février 2026. Les 109 députés de la 10e législature seront officiellement installés au Palais des gouverneurs à Porto-Novo. Dans le lot, les 60 députés de la Gauche, provenant du parti Union progressiste le renouveau (UP-R), majoritaire ; et les 49 de la Droite, élus sous les couleurs du parti Bloc républicain (BR).
Ces deux formations politiques selon les résultats proclamés par la Commission électorale nationale autonome (CENA), et validés par la Cour constitutionnelle, ont pu réunir le seuil des 10% à l'échelle nationale, et de 20% dans toutes les circonscriptions électorales. Ce qui leur permet de siéger à cette nouvelle mandature.
Les militants de la « vague jaune » comme on les appelle, sont motivés par le socialisme, une idéologie politique qui prône l'instauration d'une société plus juste et égalitaire en luttant contre les inégalités sociales et la propriété privée des moyens de production. Les partisans de cette philosophie prônent également la solidarité, la justice sociale, l'intérêt général, et la propriété collective ou la régulation des moyens de production.
A l'opposé, les militants de la Droite, « Le cheval cabré », mêlent conservatisme social, libéralisme économique et attachement à la nation. Leur idéologie repose sur la liberté d'entreprendre, la responsabilité individuelle, la solidarité et la défense des valeurs traditionnelles.
Contrairement à l'idée d'un Parlement monocolore qu'évoque une frange de la population, ces deux courants du fait de leur divergence philosophique , pourront bien animer le débat politique.
F. A. A.